Creux Dentier, 09.01.2022

C’est dimanche matin que nous nous sommes retrouvées avec Amandine pour partir au Creux Dentier, une grande première pour moi.

Sous une magnifique tombée de neige, nous nous sommes préparées.

Puis, départ…

Après avoir descendu le premier puits, puis entamé le deuxième, j’ai compris que je passais réellement à un autre stade que mes nombreuses années d’initiation… J’ai été impressionnée par la largeur des puits avec des grands espaces. Amandine m’a dit que les personnes qui avaient le vertige ne pouvaient faire cette grotte ! J’ai répondu « Mais, j’ai le vertige ! » Mais elle m’a rassurée, me disant que j’avais l’air d’aller ! Donc, je faisais mes manipulations très concentrées en ne pensant pas au vide ! Pendant ce temps Amandine était aussi très concentrée à tester la fonction photo et topo de son nouveau smartphone ! Nous sommes allées jusqu’au bout de la galerie des poupées. Nous avons cherché les poupées sans succès !

Nous avons pris un repas bien mérité tout en papotant à bâton rompu… avant de prendre le chemin du retour.

La remontée se faisait presque aisément… sauf quand j’ai vu la vire dessus moi et la manipulation que j’allais devoir faire dans le vide… Donc, tout en remontant, je me répétais en mode continu « Ne pense pas au vide, ne pense pas à la vire, ne pense pas au vide et surtout pas à la vire ». Ce n’était pas vraiment efficace, alors j’ai appelé Amandine « Parle-moi ! Entame une conversation ! Fais-moi penser à autre chose !» Elle a voulu parler de Pole dance. J’ai vite rabroué que ce n’était pas le bon sujet de conversation à ce moment-là ! Bref, à force, la vire était là et en se concentrant sur la technique, c’est bien allé !

Avec la fatigue et les petits stress, j’ai créé une dépendance à Amandine… chaque fois qu’elle faisait un pas éloigné de moi, je criais « Ne part pas ! » Cela nous faisait bien rire… 

Moralité, j’ai trouvé bien plus facile un puits de 35 mètres de long plutôt étroit en largeur qu’un puits de 20 mètres dans une énorme cavité… Mais, il faut le remarquer le spectacle, la beauté sont grandioses !

En entamant le dernier puits et entrapercevant le soleil et la neige… j’entends une voix et des bruits à l’extérieur… et une tête qui surgit… Lucia ! Incroyable ! Invraisemblable ! Elle regrettait tellement de ne pas être venue, qu’elle a emmené Marc et son bébé pour voir s’ils nous se retrouveraient ! Marc était dubitatif… mais en arrivant au trou, Lucia annonçait : « La corde bouge ! »
On se serait donné rendez-vous que jamais nous ne nous serions retrouvés !

C’est dans la bonne humeur que nous avons retrouvé terre en belle compagnie et avec un beau bébé dans une superbe et authentique luge transformée avec un siège.

Et un grand merci à Amandine pour son soutien psychologique, coaching et belle présence !

Sortie à Milandre, 28.12.2021

Cela fait longtemps que je proposait à Tristan de faire la traversée de Milandre. Après de multiples messages le rendez-vous est enfin pris pour le 28 décembre 2021 à 11h au Maira! Seront présent pour les GSP « Josquin, Tristan et moi-mêmes » et en initiation  » Justin, Jill, Sacha et Cinthia ». Malheureusement une nuit blanche ou un virus, le mystère reste entier, nous privera de deux protagonistes. La sortie ce fera donc sans Sacha et Cinthia.

La Suzuk bien chargée

Justin passe me prendre à « 10h » avec une ponctualité très spéléo et c’est donc à 11h, après un café vite fait et un check du débit de la Milandrine, que nous chargeons le matos dans la Suzuk, passage chez le Toun pour prendre la clef puis direction le Maira. Arrivée au chalet à 11h30, après avoir récupéré Tristan et Jill qui ne trouvais pas la route. Josquin, qui est déjà là à nous attendre, est bien rassuré, il pensait s’être trompé de jours. Déchargement du matos et direction le chalet. décision est prise au vu du débit (200 l/s) de ne pas tenter la traversée avec des débutants, en plus Tristan a mal au dos. On fera donc la visite depuis le Maira. tout le monde s’équipe et regarde Justin utiliser une technique à base de thé chaud pour enfiler sa néoprène. Josquin s’occupera des photos avec sa GoPro. 12h30 enfin on entre sous terre…

La descente de la Galerie des Concrétions ce fait à un rythme peu soutenu à cause de l’émerveillement des initiés devant chaque fossile et concrétion et d’un début de panique pour Justin parce que sa Scurion « clignote ». Après un changement d’accus, pour le rassurer, nous voilà repartis. Josquin fait des photos avec sa GoPro. Il y a pas mal d’eau, c’est vraiment différent de mes dernières sorties en étiage. tout le monde est aux anges! Voilà enfin la Grande Cascade, je réalise qu’il y a vraiment du débit. Jill est vraiment impressionnée et se demande un peu ce qu’elle fait là. C’est vrai que ça tape fort en descendant l’échelle et une fois tout le monde en bas Tristan et elle préfèrent remonter tranquillement pour nous faire un petit feu dans le poêle.

Je propose à Josquin et Justin d’aller voir plus loin ce que ça donne en crue, en mode turbo. on accélère bien le rythme. Passage du shunt, descente de la Galerie des Lacs qui le sont réellement pour le coup, passage bas en mode semi plongé. Josquin continue de faire des photos… et on pousse jusqu’à l’affluent de Bure où Josquin qui est juste en bas de néoprène nous dit un  » On va gentiment retourner les gars, hein? », comprenez « ça commence à cailler sévère là ». On attaque donc la remontée toujours en mode turbo mais un turbo bien retenu par le débit quand même. Pause thé chaud après le shunt et c’est reparti, Grande Cascade où on se dit que c’est bizarre il semble que ça tape plus que à l’aller (effectivement après vérification plus tard on était légèrement monté en débit) et enfin sortie aux alentours de 16h sous la pluie. On retrouve Jill devant le poêle et Tristan qui fait la sieste. On se déséquipe avec Josquin et on aide Justin à enlever sa néoprène ajusté « parfaitement ».

Petite fondue organisée par Tristan pour finir la journée, Josquin nous quitte pour aller récupérer ses enfants, rangement et chargement du matos dans les voitures et retour dans nos chaumière respectives. Enfin presque… c’était sans conter sur Justin et sa capacité à nous surprendre encore et toujours et d’un sanglier qu’on voyait mal depuis la route et qu’on à pas mieux vu d’ailleurs… Le réseau étant vraiment pas terrible au Maira, c’est avec un coup de chance que nous appelons Tristan au secours pour venir tirer la Suzuk hors du champs.

Cette fois c’est bon on peut tous rentrer après cette super journée qui a ravis tout le monde.

ps: les photos GoPro c’est pas la folie et c’est vachement flou! 😉

Creusage au gouffre de Montvoie

C’est le 29 décembre qu’Amandine, Lucia, Marc et moi-même sommes descendus au gouffre.

Chacun de nous a creusé avec beaucoup d’énergie, remontant des bidons parfois très plein… Espérant être la première personne a découvrir un grand puits de 20 mètres… (la corde était prête), mais cela n’a pas été le cas ! Nous nous serions contentés d’avancer de deux mètres… mais cela n’a pas été le cas non plus…

Mais…

Nous avons pu ôter des cailloux, quelques blocs et de la très belle boue !

Ça sonne toujours creux… donc nous attendons toujours de faire de la première !

Après analyse de la situation, Marc et Amandine ont décidé de la meilleure tactique pour la suite du creusage ! Renseignement auprès d’eux !

Donc on attend la suite avec impatience…

Nous sommes remontés par les fameuses étroitures… À la sortie, une Meta menardi logeait sur le casque de Lucia, une très jolie araignée brun et rouge qui aime les grottes, merci à Amandine pour ses connaissances.
Saviez-vous qu’une araignée faucheuse stressée, abandonne une de ses pattes ? C’est ce que nous a appris Lucia. Nous avons pensé que c’était peut-être la même chose pour la Meta menardi… car malgré tout l’amour que nous lui avons témoigné, elle n’avait plus que sept pattes quand on l’a relâchée… Mais, d’après les renseignements pris par Gauvain, la Meta menardi n’est pas connu pour s’adapter en autotomie et perdre spontanément un membre pour échapper aux prédateurs. Avons-nous fait une découverte? Ou a-t-elle été victime d’un accident externe? Mystère…

C’était une belle sortie. Pour moi, une première verticale aussi étroite, un premier creusage (il faudra que je songe à m’habiller plus chaudement), mais par contre, la deuxième fois que j’abîme ma voiture au GSP en 2021. Du coup, j’ai commencé une séance de thérapie avec ma voiture…

Un grand merci pour cette belle journée que nous avons commencée et terminée ensemble sous la bonne humeur (mon énervement ayant pu être canalisé par une équipe vraiment cool).

Initiation au Touki Trou

Le 19 décembre, nous sommes partis faire une journée d’initiation organisée de main de maître par Amandine.

Il y avait quatre personnes en initiation : Nathalie, Jean-Claude, Fred, Silvie(la tante de Gauvain) et quatre spéléologues : Amandine, Raphaël, Gauvain, Rachel (je révisais pour la Xième fois).

Nous nous sommes retrouvés au local du GSP à 8h30 afin que chacun trouve son matériel, puisse se l’approprier et le régler à sa taille (surtout pour Fred ;-)) ; avant de suivre l’enseignement de base donné par Amandine.
Puis, c’est le départ pour le Touki Trou aux Pommerats (accessoirement mon lieu d’origine).

Préparation dans la neige

À peine descendu le premier puits, un joli petit rhinolophe hibernait. Gauvain a expliqué qu’il hiberne en étant entièrement emballé dans ses ailes, c’est ainsi qu’on le reconnaît. Il est nommé rhinolophe à cause de son nez en forme de morille et petit, car il est petit!

L’équipe s’est retrouvé dans la grande salle, avant de se séparer en deux groupes, l’un faisant le troisième puits et Raphaël, Silvie et moi-même avons passé la vire pour visiter le boyau, avec des jolies étroitures. Arrivés au bout, Raph a proposé d’éteindre nos lampes et de revenir dans la nuit… C’est donc à tâtons que nous avons trouvé notre chemin… et j’avoue que je suis complètement fan de ce moment vécu !

Après une pause casse-croûte dans la salle, nous avons pris le chemin du retour.

Gauvain a fait le sauvetage d’une grenouille rousse qui était en bas du premier puits. Elle est nommée rousse… car elle était toute verte ! Mais à cause de ses tempes, c’était bien une rousse. Et on a compris qu’il ne fallait pas contredire Gauvain… Nous sommes donc descendus à 8 et remontés à 9 où une maison a été creusée pour cette dernière arrivée.

C’est vers 18h que nous avons retrouvé le local pour ranger le matériel et prendre un apéro bien mérité ! Tous les initiés ont traversés les trois puits sans difficulté… l’enseignement donné par Amandine a été excellent. Tout a été parfait, magnifiquement orchestré, une belle équipe, une belle ambiance et les initiés étaient ravis !

On ne mentionnera pas qu’ils manquaient juste quelques mousquetons… Mais rien n’arrête Raphaël et s’il n’avait rien dit et qu’Amandine n’avait pas déséquipé, on n’aurait rien remarqué. Moralité… avec rien on peut faire tout ! Et en bonne et due forme !

C’était aussi une grande première pour Raphaël, car il n’avait jamais vu quelqu’un amené du gingembre sous terre ! C’est chose faite…

Un immense merci à notre organisatrice, chef de groupe, responsable, Amandine ! On a passé une merveilleuse journée !

Duo Rachel et Mario à Milandre

Je désirais expérimenter le son dans les grottes… C’est donc tout naturellement, que le 16 novembre j’ai emmené Mario Leuenberger et son cor de Alpes et engagé PX comme assistant, guide et régisseur pour jouer dans l’ancienne grotte touristique de Milandre.

Nous avons donc réajusté le matériel de spéléologie en y ajoutant : cor des Alpes, toupin, flûtes à bec, canne, costumes et lanterne…

Résultat… le son est majestueux…

Montage vidéo pour le FSE Caves and Karst Art Contest 2021:

Les morceaux séparés:

Le Ranz des vaches dans la grande salle
Amazing Grace dans la petite salle du fond
La Ballade irlandaise
Gilberte de Courgenay
Une connerie…

Gouffre du Dafalgan

Après plusieurs années d’attente, la topographie et l’exploration du gouffre du Dafalgan ont repris de plus belle! L’arrêt topo actuel est à -185m, ce qui en fait le plus profond gouffre ajoulot et le second au niveau cantonal! Une suite avec courant d’air reste à topographier, la suite au prochain épisode…

AD 2021 à Vaulruz

Le GSP était fortement représenté cette année lors de l’AD de la SSS.

En effet 13 membres ont fait le déplacement en terre fribourgeoise afin de participer à la rencontre SSS dans le magnifique château de Vaulruz. Nous avons annoncé l’organisation de l’AD 2023 en collaboration avec le SCJ!

Merci à tous pour votre implication!