Le Gouffre de Pertuis, sous la neige

Sortie du 10 janvier 2026

Etaient présents: Tanguy Racine et Valentin Michel.

A l’occasion d’une sortie comptage de chiroptères, Valentin et Tanguy s’engagent au Gouffre de Pertuis, dans le canton de Neuchâtel pour une petite sortie verticale en début d’année. La tempête de neige s’invite aussi au rendez-vous, et après plusieurs essais, on parvient à parquer la voiture proche de l’entrée. Depuis le bas, il aura fallu contourner les Vieux Prés par le Côty afin d’éviter toute route vraiment pentue. On se change dans l’enfer blanc, et les flocons continuent de tomber. Puis on monte dans la cluse de Pertuis, ou l’on trouve, sans mal l’entrée. On peut alors s’y prélasser au milieu de bouffées d’air tiède.

La cluse de Pertuis et porche d’entrée du gouffre du même nom — Tanguy Racine

Les cordes sont en fixe, alors on suit l’autoroute émaillée d’amarrages forés vers les profondeurs silencieuses de la série de puits secs. On repère déjà plusieurs grands murins aux parois. Puis vient un bout de galerie aux coupoles de plafond assez esthétiques, parcourue d’un bon courant d’air, qui donne ensuite sur une belle vire amenant aux grands puits. Le grondement sourd de l’actif se fait entendre et on descend plus avant.

Tanguy descend le grand puits, tandis que Valentin tâte le premier fractionnement, puis remonte à la vire. Impossible de s’entendre à presque 50 m de distance, avec le bruit de la cascade et les réverbérations des voix. Peu importe, on fait alors demi-tour et s’en suit une petite séance photo, sur la vire, dans la galerie sèche, et à l’entrée. Sur le chemin de la sortie, on fait aussi des pauses pour compter les chiroptères, assez nombreux dans les parties sèches (une vingtaine, toutes espèces confondues).

Valentin longé sur la vire assez esthétique au dessus du grand puits — Tanguy Racine

Temps sous terre: 4h30. Il a neigé une bonne dizaine de cm entre l’entrée et la sortie de la cavité, et la nuit tombant peu à peu, les deux spéléos redescendent sur Neuchâtel avec prudence et sans encombres.

Avant / après la sortie, et petit message affectueux — Tanguy Racine

Expédition glacière à la Rouge-Eau

Participants : Amandine et Jonas

C’est par une belle matinée d’hiver, grand soleil et 10 degrés en dessous de zéro que la journée commence. Après s’être rapidement changé et avoir préparé les kits, on entame la courte marche d’approche. Le ruisseau étant gelé, on décide de tester la solidité de la glace sans grand succès, mais cela nous permet de constater que sous la surface, le ruisseau coule.

Jonas à l’équipement de l’entrée

Arrivés à l’entrée on constate que des cordes sont restées en place depuis bien longtemps, mais ne leur faisant pas confiance, on rééquipe par dessus. Une expédition nettoyage sera nécessaire afin de ramassé ces (très) vieilles cordes et refaire quelques amarrages.

Équipement du puits des douches

La progression se fait pratiquement au sec, à part dans le Puits des Douches, qui porte bien son nom. En arrivant dans la Salle à -92, au pied de l’escalade de 8m, on se rend compte que la corde n’est plus dans sa prime jeunesse (1995), on décide qu’on laissera nos cordes en place, mais en attendant il faut malgré tout monter. C’est donc prudemment que Jonas s’attaque à la remontée et équipe une corde en bon état.

Salle à -92m

Après deux escalades on arrive dans une salle et on cherche la suite, qui se trouve tout au fond, dans une désescalde étroite. Après un dernier puits et un ressaut, la petite équipe arrive dans la Galerie du Grand Jour, richement concrétionnée, qui marquera le point de retour.

C’est donc là que commence le chemin du retour, après avoir changé les cordes des escalades et embarqué les anciennes, on fait une pause pic-nic avant d’entamer la remontée des grands puits.

Pour la remontée, c’est Amandine qui déséquipe. Après une deuxième douche à la remontée, on retrouve rapidement la surface où le matériel gèle très rapidement, il fait encore -6°C malgré un soleil radieux. C’est donc encore en sous-combi que les aventuriers s’enfile dans leurs voitures respectives afin de rentrer profiter d’une douche bien chaude.