Visite de la Grotte de la Tourne – AD SSS à Vaumarcus

Participant·e·s : Marion Stäheli (St-Gall), Samia Ben Messaoud (GSL-SCVJ), Laure Marguerat (SCJ), Cécile Vuilleumier (SCNV), Jacques Farine (Troglologues), Valentin Michel (GSP), Jonas Stöcklin (GSP), Amandine Perret (GSP-SCVJ-SCNaye)

11 mai 2026 : 8h30 – 13h30 (TPS : 4 heures)

Cette sortie-visite était au programme de l’Assemblée des Délégués de la Société Suisse de Spéléologie, qui se tenait à Vaumarcus, canton de Neuchâtel, les 10 et 11 mai 2026.

Le rendez-vous était fixé directement à la cavité, qui s’ouvre en bordure de la route de la Tourne, à 8h30. Un horaire matinal pour un lendemain d’AD, mais tout à fait réaliste au vu des participant·e·s.

Notre petit groupe s’était vu confier les clés du gouffre — dont l’entrée est protégée par une lourde porte métallique — ainsi qu’un kit de cordes pourvu de nombreux mousquetons. Nous avions été jugés suffisamment autonomes par le comité d’organisation pour nous passer de guide local.

Ce fut donc une découverte pour toutes et tous ! La cavité s’est avérée richement concrétionnée, comme prévu, et très dense en bestioles diverses et variées. Nous avons pris notre temps pour réaliser de nombreuses photographies et pour traquer les Niphargus, dont trois individus ont été récoltés par Valentin en vue d’une détermination génétique par l’EAWAG, institut spécialisé dans le domaine. Notre chiroptérologue préféré a également estimé que cette cavité devait être intéressante pour les chauves-souris et projette déjà une visite hivernale.

Quelques photographies en vrac : Marion Stäheli, Jonas Stöcklin, Jacques Farine, Amandine Perret

Baume des Crêtes 02.04.26

La spéléoloc en sortie

Le samedi 2 mai 2026 Valentin et Tanguy ont organisé une sortie à la Baume des Crêtes, une grande classique du Doubs français. N’étant que deux, ce fut donc une sortie entre amou… entre colocs.

Topo de la Baume des Crêtes

Après avoir habilement dérobé les mousquetons (sans viroles, rendez-vous compte !) à Arnaud, Laurence et Numa, les spéléoloc ont préparé les kilomètres de cordes nécessaires pour équiper la cavité (presque sans exagération).

Arrivés sur place les deux représentants de l’antenne Neuchâteloise du GSP admirent l’entrée du gouffre et se jettent dedans avec entrain (et descendeurs, rassurez-vous). Valentin se coince alors un gant dans son mousqueton de frein lors de la descente. Tanguy le coach donc depuis le bas pour qu’il puisse effectuer une conversion (c’est à dire passer en mode remontée avec les bloqueurs) pour libérer son gant.

Valentin travaillant son grand écart dans le collecteur (Tanguy Racine)

Ce petit accrochage surmonté, le duo continue en direction de son objectif, le collecteur. La progression est plutôt efficace, quoique ralentie par les grosses « baloches » de cordes. Continuant l’apprentissage de son padawan, Tanguy supervise l’équipement d’un des puits par Valentin.

Après avoir progressé de diverses manières dans la cavité (sur corde, debout, en rampant, en pataugeant, etc.) Valou et Tanguette arrivent enfin au collecteur, qui n’a rien à envier à Milandre.

Valentin escaladant une cascade dans le collecteur (Tanguy Racine)

Après avoir remonté un peu la rivière en direction de l’amont et pris quelques photos, la décision est prise de remonter car la fatigue commence à se faire sentir.

La remontée de certains « toboggans », vachement drôle à la descente s’avère beaucoup moins drôle à la remontée. Néanmoins les deux spéléos arrivent finalement à la sortie après environ 9h passées sous terre. La légende raconte que pour une raison étrange la voiture sentait la pizza sur le trajet du retour…