Gouffre de la Salamandre 25.10.26

A la hauteur de sa légende

Participants : Jonas et Valentin
Lieu : Gouffre de la Salamandre, Tavannes, Berne
Date : 25.10.26
Photos : Jonas Stöcklin

Il y a, dans notre région, des grottes qui possèdent une aura de légende, avec des réputations dépassant de loin les frontières cantonales, comme la grotte de Milandre, par exemple. Il y en a d’autres qui dégagent une aura bienveillante, dans lesquelles on emmène les débutants ou les enfants lors des Passeports vacances, comme le Touki-Trou. Il y a aussi les grottes qui imposent le respect, généralement les grandes classiques, comme le Creux d’Entier. Et puis, il y a celles qui dégagent une aura menaçante. Celles qui sont interdites aux néophytes, celles dont on ressort épuisé, courbaturé, et même couvert de bleus. Celles dont on vous parle avec un sourire en coin, que seules celles et ceux qui y sont déjà passés peuvent comprendre. La Salamandre fait partie de cette dernière catégorie.

Pour ajouter à sa légende, la sortie prévue ce jour-là était pourtant très loin de nous y conduire. À l’origine, Valentin avait proposé d’aller creuser au Lôtier, et plusieurs membres du club s’étaient montrés enthousiastes et disponibles. Mais la sombre roue du destin s’était déjà mise en mouvement, et le creusage fut annulé quelques jours auparavant à cause d’une météo annoncée venteuse et pluvieuse. Valentin et Jonas décident alors de se rabattre sur le Creux d’Entier, accompagnés de jeunes motivés à rejoindre le GSP. Mais une fois de plus, ce beau projet tombe à l’eau le matin même ! La maladie ayant cloué les futures recrues au lit, Valentin et Jonas se retrouvent, une fois encore, en tête-à-tête. C’est alors que Jonas pose la question fatidique : « Salamandre ? »

Il faut savoir que Valentin n’y est encore jamais allé, mais qu’il a eu l’occasion de discuter avec des personnes qui l’ont visitée. Le portrait qu’elles lui en ont dressé a largement suffi à le convaincre d’éviter cette grotte aussi longtemps que possible. Il avait d’ailleurs refusé la première fois qu’on lui avait proposé d’y faire une visite. Mais l’aura menaçante de cette cavité exerce une force d’attraction à laquelle il est difficile de résister. Et ce dimanche-là, le destin a décidé que le temps était venu pour Valentin de l’affronter. Dicté par la folie, emporté par le courant inexorable de sa propre perte, il accepte donc la proposition. Pauvre malheureux.

Il retrouve Jonas chez lui, à Loveresse, puis ils font voiture commune jusqu’à la forêt des ténèb… de Tavannes, dans laquelle s’ouvre l’entrée du gouffre. Pour rappel, le vent souffle et la pluie pleut, ajoutant une ambiance tout à fait appropriée à cette expédition. Motivés par la température ambiante, ils se changent très vite et se rendent au lugubre cabanon de jardin posé sur l’entrée.

Valentin, toujours pris d’une fièvre délirante, trouve que la descente se passe bien. La grotte est très étroite, aussi bien dans les parties horizontales que dans certaines verticales. Mais les deux amis avancent à bon rythme, et même le méandre des Pailles, avec son fameux boyau infâme, est franchi sans trop de difficulté. Valentin commence donc à se rassurer : finalement, cette grotte n’est peut-être pas si terrible ! Le pauvre garçon a néanmoins oublié un détail important : la gravité. Amie à la descente, elle ne le sera pas à la montée…

Valentin affichant le sourire niais de l’ignorance

Jonas, voyant l’illusion dans les yeux de son compagnon, pousse le vice en lui assurant : « Tu verras, c’est plus facile à la montée. » Diabolique. Mais Valentin, faisant preuve d’une naïveté criminelle, le croit sur parole.

Arrive alors le moment de bascule : la Salle chercheuse. Avec ses volumes remarquables (toutes proportions gardées), elle marque le point final de la descente. Après avoir pris leur casse-croûte, Jonas et Valentin entament donc la remontée.

Et c’est fastidieux.

La gravité a manifestement augmenté pour une raison encore inconnue. Une anomalie locale, sans doute, qui rend chaque mètre difficile. Le méandre des Pailles ne pardonne rien : chaque erreur se paie par un pied, un genou ou un autre équipement coincé. Les positions deviennent de plus en plus improbables, au point que Valentin finit par faire remarquer qu’ils ressemblent davantage à des hiéroglyphes qu’à des spéléos. Jonas se voit copieusement insulté, mais avec amour, par Valentin, qui réalise que non, ce n’est pas plus facile à la remontée (qui l’eût cru ?). Pour se faire pardonner, et parce que c’est un bon prince, Jonas porte le kit et s’en sort quand même mieux que Valentin. Même s’il est déjà venu plusieurs fois et connaît bien la grotte, c’est tout à son honneur.

Au fil de la montée, l’ampleur de la tâche qu’il reste à accomplir pour sortir use presque autant le moral que la grotte use le physique. Il se pourrait que l’on entende encore les échos des deux spéléos (de l’un des deux surtout), qui se plaignent et évacuent leur frustration par de nombreuses insultes qu’on ne répétera pas ici.

Le boyau infâme, les têtes de puits, les passages étroits : tout semble dix fois plus dur à la remontée. Et la grotte n’en finit pas. Il y a toujours un passage supplémentaire qu’on avait oublié. Chaque fois que l’on croit apercevoir le bout du tunnel, un nouveau puits étroit, sans prises pour s’accrocher, ou une autre étroiture se dresse pour faire durer encore le plaisir. La Salamandre ne semble pas décidée à recracher ses dernières proies…

Valentin ayant perdu toute patience, se battant contre son propre matériel

Mais la récompense finit par arriver, et le duo retrouve enfin la lumière du j… de la nuit ! Eh oui, après huit heures passées sous terre, la nuit d’automne est déjà tombée.

Et c’est à ce moment que se produit un effet étrange, un effet dont Jonas avait théorisé l’existence pendant la journée : le syndrome de Stockholm envers une grotte.

En effet, Valentin, peut-être rendu fou par l’effort fourni et la torture mentale subie, se sent alors envahi par la gratitude et la joie, et éprouve désormais de l’affection pour le gouffre dont il vient pourtant de s’extirper à grand renfort de complaintes. L’idée de retourner prochainement dans cette même grotte ne lui déplaît même pas. Très étrange, et même un peu inquiétant…

Pour des questions de simplicité, nous appellerons désormais ce phénomène le syndrome de la Salamandre. Nous laissons le soin à nos collègues spéléopsy de commencer une thèse sur le sujet.

Après un kebab bien mérité, nos deux aventuriers rentrent chez eux, fatigués, courbaturés, mais heureux, avec de nouvelles histoires (et de nouveaux bleus) à raconter.

La Salamandre, elle, reste tapie dans le sous-bois, silencieuse, attendant avec impatience ses prochaines victimes…

Grotte de Môtiers 18.10.26

La grotte de la cascade… mais sans la cascade

Participants : Valentin et Jonas
Lieu : Grotte de Môtiers, Val-de-Travers, Neuchâtel
Date : Dimanche 18 octobre 2026
Photos : Jonas Stöcklin

Il y a des dimanches où l’on a envie de se faire une grosse sortie avec un grand groupe, qui demande de la préparation, et il y a des dimanches où l’on veut juste aller déguster une petite fondue en binôme dans une grotte tranquille. Le dimanche 18 octobre appartient à la deuxième catégorie.

En effet, Valentin, ayant envie d’aller sous terre sans se prendre la tête, propose à son fidèle acolyte Jonas d’aller visiter la très légendaire grotte de Môtiers, qu’aucun des deux n’avait encore eu l’occasion d’explorer. Jonas, inspiré par la météo automnale, propose alors d’y déguster une délicieuse fondue moitié-moitié.

Entrée de la grotte, avec la cascade à sec

Le rendez-vous en tête à tête commence à Neuchâtel, où Jonas récupère Valentin, puis se poursuit dans le Val-de-Travers jusqu’à Môtiers. La bruine ne décourage pas les tourtereaux, et n’a visiblement pas découragé les propriétaires de chiens de la région non plus ! En effet, un rallye canin est organisé ce jour-là, avec, évidemment, un poste installé à l’entrée de la grotte, juste à côté de la cascade bien connue dans la région. Cette dernière n’a malheureusement pas été épargnée par la sécheresse exceptionnelle de l’été et se trouve complètement à sec, malgré la pluie persistante de la veille.

Valentin et Jonas prennent donc quelques photos pour les participants qui passent par là pendant leurs préparatifs, et en profitent pour faire quelques papouilles aux chiens les plus amicaux, avant de s’enfoncer sous terre. Un kit contenant les habits de rechange est caché à l’entrée, tandis que le précieux caquelon, soigneusement rangé dans un autre kit, accompagnera les spéléos dans leur périple.

Topo de la Grotte de Môtiers

Après avoir tenté à plusieurs reprises de se repérer sur une topo qui ne semble ni à jour ni très fidèle à la réalité, les deux amis atteignent finalement le siphon amont et décident de s’installer un peu avant pour leur festin. N’ayant pas emporté d’assiettes pour gagner de la place, les deux compères dégustent leur fondue avec une délicatesse toute particulière, histoire de ne pas tapisser la grotte de miettes de pain ou de fromage.

L’estomac rempli de fromage fondu et les yeux encore pleins des belles concrétions et des volumes impressionnants de la grotte, les deux compères font demi-tour et prennent le chemin de la sortie. Après une dernière séance photo pour un groupe de bipèdes et de quadrupèdes, Jonas ramène Valentin à Neuchâtel avant de rentrer lui aussi profiter de son dimanche soir.

Voici le visage d’un homme heureux

Morale de l’histoire : il en faut peu pour être heureux. Une grotte, du fromage et de la bonne compagnie !

Aven de l’Artère 2026-10-10

Présent.e.s Tanguy, Yoplait, Gwenn, Elsie, Zoltan, Laurent, Manu

L’Aven de l’Artère, situé au cœur des alpes vaudoises à fait palpiter plus d’une poitrine. Lorsque Yoplait fait passer l’info qu’une sortie s’y prépare, aucun doute, il faut y aller !

Le rendez-vous à Leysin est donné à 9h30, afin de récupérer des autorisations d’emprunter la route qui monte au refuge de Mayen, autorisations organisées par Laurent. On prend un petit café et croissant à l’arrière de sa camionnette, puis on réorganise pour monter à trois véhicules. La zone de parquage est à 100 m de la doline d’entrée.

On se change et on rentre ensuite dans la galerie principale qui donne dans la « Salle Oon » à l’aval, et le boulevard des Jurassiens à l’amont. C’est très grand et très impressionnant !

Laurent Hyvert donne l’échelle dans le Boulevard des Jurassiens (T. Racine)

A l’aval, Laurent équipe deux petites verticales, puis on descend entre les blocs jusqu’à une étroiture ponctuelle sous « l’antichambre des Figues Ressuscitées ». Il faut se faufiler sous un bloc coincé dans le miroir de faille. C’est très petit, et très impressionnant.

On continue sans Laurent, et Elsie équipe le ressaut suivant, mouillé, qui permet d’accéder à l’Artère de la Veine, derrière la désob de 2023 de Julien Frésard. On s’émerveille des volumes qui sont toujours beaux, du caractère singulier des calcaires marneux et sombres, et des parois par endroits recouvertes de moonmilk. On pousse à l’interstrate des Pontonniers, où Elsie et Gwenn se mouillent avant de faire demi-tour, la météo étant trop incertaine pour tenter de passer les petites salles suivantes qui se mettent en charge et derrière lesquelles les explorateur.ices du SCJ furent jadis coincé.es.

Au retour, on visite un peu toutes les petites bifurcations topographiées, avant de se remouiller au ressaut de 2-3 m sous la désob 2023. C’est l’heure de déséquiper les petites verticales et de ressortir à l’air libre. Sur le retour, on prend de la bonne soupe apportée par Gwenn et Yoplait, et on fait quelques pauses photo. La cavité s’y prête à merveille !

Bien sûr, on reste sur notre faim, car il nous reste une grosse partie aval de cette cavité à aller visiter dans des conditions d’étiage plus propices. Chapeau à ses découvreurs et découvreuses !

Temps passé sous terre: 5h

Atelier « auto-secours » en Brère 2026-09-26

Présent.e.s: Valentin, Jonas, Sébastien, Marc, Lucia, Téan, Laui, Tanguy (Joël et Marika pour la fondue)

Afin de revoir ou apprendre les différentes techniques d’auto-secours sur corde, nous convenons de nous retrouver en Brère, une belle paroi située au dessus de Fontenais. D’abord le rendez-vous est fixé au local le samedi midi, afin de rassembler le matériel nécessaire. Les Siegenthaler prennent l’auto et tous les kits sur la route forestière, tandis que Valentin, Tanguy et Jonas montent à pied. Sébastien nous rejoindra plus tard car il est en alors en déploiement avec les pompiers.

Après leur petite randonnée sylvestre et ombragée, Valentin, Tanguy et Jonas rejoignent la famille Siegenthaler pour le pique-nique à la base de la paroi qui sera notre lieu d’apprentissage. Après quelques cervelas, biscuits et autre, on commence l’équipement, par le haut. Il faut tout d’abord localiser sur la crête les relais chaînés qui indiquent le départ de la descente. C’est chose faite, et Tanguy met la corde en place, non sans effort car une des plaquettes en place qu’il avait pressentie comme amarrage n’est pas si bien plaquée à la paroi que ça. Un petit tour de clé suffit à cisailler tout à fait la vis du spit…

Tamponnoir et spiterie à l’appui, un amarrage de rechange est installé et on descend. Plein vide. Pile-poil sur un arbrisseau mort. Jonas fait office d’initiateur de pendule et Tanguy, balançant entre deux arbres atteint une plaquette en place dans la paroi pour installer une déviation. On peut enfin pratiquer l’auto-secours. Il est temps, car Sébastien nous a rejoint, et très vite il arrive en grandes pompes et en baudrier sous la paroi, pressé d’en découdre !

On change à tour de rôle entre secouriste et secouru. Parfois pour réussir, un simple toucher divin suffit, n’en déplaise aux lecteurs assidus, tels Marc et Laui.

Depuis le bas, et manuel à l’appui dans un souci de pédagogie, on répète les différentes techniques l’après midi durant: balancier grande longe, croll à croll, couper de corde. Chacun prend les différents rôles sans soucis et on s’amuse. Le soleil tombe enfin derrière la crête et on coupe court à l’exercice. On rentre dans la belle auto de Sébastien, siège chauffant et métal pleines baffles (des avantages certains), plaques zurichoises et châssis bas (des désavantages certains).

Au local on range les cordes, Sébastien nous quitte pour se reposer avant une deuxième intervention pompiers de la journée. Au local, on récupère Marika et Joël, après quoi on fait une petite fondue bien méritée.

Rouge(un peu d’)-Eau 13.09.2026

Photos Tanguy Racine

Les voyageurs assis sur leur table à manger

Participants : Valentin, Sébastien, Léane, Jonas, Bambel, Léonard(SVT), Tanguy

Il était une fois, dans une lointaine contrée vivaient de vaillants croyants à la recette de fromage incontournable, la tête de moine. Par delà ces plaines se trouve un ruisseau ruisselant le long de la forêt allant se noyer dans des crevasses. Ces dernières, à taille humaine, permettent de descendre jusqu’à -134m. C’est ainsi que nous pouvons retrouver l’entrée de la Rouge-Eau, au Sud de Bellelay !

La Voyante ne prédisant aucun orage pour ce jour, l’exploration s’annonçait fructueuse.

Une première équipe d’irréductibles voyageurs des profondeurs se sont frayé un chemin au aurores de la fin de grasse matinée (9h30) pour s’entraîner à équiper sans la menace l’impatience de leurs fidèles mais bruyants partenaires d’aventures. Nous pouvons remercier Tanguy pour ses mélodieux enseignements ainsi que Valentin pour ses manipulations dignes de doigts de fée.

Photos Tanguy Racine

Un cycle d’horloge et demi plus tard, la deuxième troupe arrive ! Formé de Sébastien le colporteur, Bambel le saltimbanque, Jonas le forgeron et Léane l’acrobate (pas tout le temps équilibriste).Sur leur route ils embarquèrent un visiteur venu d’ailleurs (SVT, Spéléo-club Val de Travers) avec quelques heures de sommeil en moins, Léonard le maraudeur. Une fois à l’entrée Bambel décida inopinément de vérifier l’avancé de ces prédécesseurs en laissant s’évader quelque pierres sur son chemin. Il s’avança et se lança dans les premiers mètres de la pénombre et entendit résonner les voix fébriles mais vivantes de ses deux compagnons. Le premier puits, aussi verticale qu’un donjon est un bon rappel à la survie de tous les acolytes. N’oublions pas la nature dangereuse de ces milieux, un pas de travers et tout peux basculer…

Le premier puits se fait sans encombre quoi que la chaleur émanant des descendeur se fit ressentir. Un après l’autre les voyageurs du centre de la terre suivirent le fil d’Ariane jusqu’à arrivé à la salle -92. Non sans une conséquente frayeur pour Sébastien et une malencontreuse douche pour Léane.

Suite à quoi, la troupe se posa pour se délecter de boissons et nourriture en abondance. Une fois le festin et les balivernes partagés, les voyageurs se scindèrent afin de permettre un moment de création. Pendant le cheminement des uns, le forgeron (Jonas) décida de fixer les draps de l’acrobate.

Une fois installé l’art peut commencer. Le peintre (Tanguy) ajuste les lumières et commence son travail en s’inspirant de l’acrobate (Léane).

Photos Tanguy Racine

Se sentant passionné par ses premières toiles, le peintre continua son travail lors de l’avancé dans les méandres de plus en plus resserrés.

Photos Tanguy Racine

Se dépêchant de retrouver leur camarades, ils comprirent qu’une mauvaise nouvelle était arrivée. Le fil d’Ariane s’arrêta à la galerie du grand jour… Ne pouvant aller plus loins sans risquer d’accros, les voyageurs décidèrent de rebrousser chemin. Avec l’aide du maraudeur(Léonard), ils retirèrent les traces de leurs passages dans cette interstices. Le peintre profita d’une dernière toile avant la longue remontée qui les attendent.

Photos Tanguy Racine

Pas après pas, mètre après mètre, la troupe regagna la surface. Tous avec la langue sorti pour remonter le dernier puits de 30m sauf l’inépuisable peintre qui est remonté aussi vite que sont fidèles destrier. Le fil a été retiré et remonté par les bras du forgeron et l’agilité du peintre. Là où la lumière règne, la reine grenouille prononça l’adoubement des voyageurs devenant chevalier des profondeurs.

P.S. , lors du festin du crépuscule l’orage gronda.

Récit conté par l’acrobate, Léane

Baume des Follatons 04.09.26

Participants : Charlotte Boehme, Helene Zauner, Valentin Michel
Texte et photos : Helene Zauner

English version below

Pour la deuxième fois cette semaine, une sortie spontanée dans une grotte verticale (la Baume des Follatons, située dans le canton de Vaud) a eu lieu.

Le choix de cette cavité, équipée par le Groupe Spéléo Lausanne dans le cadre du Groupe d’Exploration des Fées s’est fait grâce aux conseils, encore une fois, d’Oriane (SCVJ), que l’on remercie.

Charlotte Boehme, spéléologue et scientifique venue des États-Unis pour la conférence Eurokarst qui se tenait cette même semaine, s’est jointe à l’équipe déjà bien rodée composée de Valentin Michel et d’Hélène Zauner (future membre du club de spéléologie Groupe Spéléo Porrentruy), ce qui a été un véritable coup de chance pour tous les participants.

Bien que cette sortie fût inattendue, elle n’avait rien de surprenant, étant donné que tous les participants avaient passé la nuit précédente à la « Spéléoloc », comme on appelle l’appartement de Valentin et Tanguy.

Lors des préparatifs de la veille, on a vérifié le matériel, souscrit une assurance pour Charlotte et oublié de préparer le petit-déjeuner pour le lendemain. Le jour de l’expédition, le trio est arrivé pile à l’heure après environ une heure de route (conduite de main de maître par Valentin) et une courte marche à travers les bois jusqu’à l’entrée de la grotte, un mystérieux tuyau situé au-dessus du puits.

L’entrée, rendue dangereuse par des chutes de pierres, a été franchie sans encombre. En gardant une distance de sécurité afin de limiter les risques liés aux chutes de pierres, le trio entame la descente de cette cavité essentiellement verticale. Les trois spéléologues se retrouvent au pied de chaque puits, dont plusieurs seront successivement annoncés comme « le dernier », avant de poursuivre toujours plus profondément sous terre.


Une fois le point le plus bas atteint, les spéléologues ont traversé un court tronçon d’un méandre appelé la Galerie du Graal et, arrivés dans un passage plus large, ont fait une pause déjeuner dans des endroits plus ou moins confortables pour s’asseoir.

Tout le monde partage le désir de revenir un jour et de faire un parcours plus long vers une autre sortie de la grotte. Le trio a entamé son retour par le même puits ; suivant la tradition américaine, Charlotte a mis de la musique pour la remontée. Les paroles de « Highway to Hell » laissent entendre que l’enfer doit bel et bien exister à la surface.

Après six heures et demie au total, les spéléologues ont quitté la grotte vers 17h et ont entamé leur trajet de retour vers Neuchâtel, s’accordant à dire que cette exploration avait été un immense plaisir (notamment parce que le niveau d’expérience de tous les participants était similaire).

English version

For the second time this week, a spontaneous day trip to a vertical cave (Baume des Follatons, located in the canton of Vaud) took place.

The choice of this cave, which was equipped by the Lausanne Speleology Group as part of the Fées Exploration Group, was made thanks, once again, to the advice of Oriane (SCVJ), whom we would like to thank.

Joining the already well-coordinated team of Valentin Michel and Helene Zauner, a soon-to-be member of the Groupe Spéléo Porrentruy, was Charlotte Boehme, a cave explorer and cave scientist who had travelled from the United States for the Eurokarst Conference taking place that same week — a stroke of luck for everyone involved.

While this tour was unexpected, it was not surprising at all, given that all participants had spent the previous night at the “Speleoflat”, as the home of Valentin and Tanguy is called.

During preparations the day before, we checked the equipment, arranged insurance for Charlotte, and forgot to prepare breakfast for the next day.

On the day of the expedition, the trio arrived right on time after about an hour’s drive (skillfully handled by driver Valentin) and a short walk through the woods to the entrance of the cave, which is a mysterious pipe-like opening installed above the shaft.

The entrance, which was dangerous due to falling rocks, was successfully navigated. Keeping a safe distance, the trio descended the largely vertical cave. We waited together at the bottom of the different rope sections, several of which were announced as “the last one”, before continuing deeper into the cave.

Once the lowest point was reached, the cavers made their way through a short stretch of a meander named Galerie du Graal and, upon reaching a larger passage, took a lunch break in more or less comfortable places to sit.

Everyone shared the desire to return someday and take a longer route to a different exit of the cave.

The trio began their return journey through the same shaft. Following the American tradition, Charlotte turned on some music for the climb back up. The lyrics to “Highway to Hell” suggested that hell must indeed exist above ground.

After six and a half hours in total, the cavers left the cave around 5:00 p.m. and began their return journey to Neuchâtel, agreeing that the tour had been a great pleasure, also because all participants had a similar level of experience.

Gouffre de Pertuis 31.08.26

English version bellow

Participant·e·s : Valentin Michel et Helene Zauner (LVHKT)

Décidément, Valentin ne se passe plus de cette cavité. Quatre fois en une année ! Ça tourne à l’obsession.

Il faut dire que cette grotte a tout pour plaire : elle se trouve à seulement 25 minutes de la spéléoloc (la coloc de Tanguy et Valentin à Neuchâtel), elle est facile d’accès, équipée en fixe et possède de magnifiques puits verticaux.

Topo du Gouffre de Pertuis

Cette fois-ci, la sortie s’est organisée sur un coup de tête. S’étant vu accorder congé le lundi et le mardi afin de compenser quelques heures sup, Valentin cherche une bonne occasion d’aller se mettre sous terre. Et quand on vit dans une coloc de spéléos, ce ne sont pas les occasions qui manquent !

Cette même semaine a lieu la conférence Eurokarst, qui réunit scientifiques et professionnel·le·s du milieu karstique autour de conférences et de présentations consacrées au sujet. Helene, qui travaille sur les glacières souterraines dans le cadre de son travail de master à l’Université d’Innsbruck et qui, accessoirement, sort avec Tanguy, est donc elle aussi présente à la spéléoloc.

Ni une ni deux, Valentin lance l’idée d’aller sous terre au détour d’un repas avec Tanguy et Helene. Le premier décline, bien trop occupé par Eurokarst, dont il est l’un des organisateurs. Helene, en revanche, se montre immédiatement très motivée, elle qui n’espérait pas avoir l’occasion de pratiquer la spéléo cette semaine-là.

Helene et Valentin prêts à rentrer dans la grotte

N’étant que deux et ne disposant que d’un temps limité pour la sortie, la décision est rapidement prise : direction Pertuis, pour toutes les raisons évoquées plus haut.

Valentin récupère Helene vers 10h30 à l’UniNE, où se tient Eurokarst. Après un arrêt pour acheter le pique-nique du midi, les deux spéléos filent en direction du Val-de-Ruz, où se trouve la cavité.

On se change sur le parking, idéalement situé à proximité de l’entrée. Helene se familiarise avec l’équipement emprunté à Tanguy (le sien étant resté en Autriche !) tandis que Valentin lui fait un petit rappel sur l’utilisation du descendeur Simple de Petzl, puisqu’elle est plutôt habituée au Stop.

Une fois l’équipement réglé et maîtrisé, on se lance à l’assaut du premier puits de la grotte, le fameux puits de la Chapelle Gut. On prend le temps de bien faire les choses et d’apprivoiser le volume impressionnant du puits avant de se lancer.

Valentin qui pose au même endroit que la dernière fois avec Tanguy

Arrivés en bas, on poursuit la sortie en direction du deuxième puits d’environ 55 mètres. Les deux spéléos décident de descendre ensemble, puisque deux lignes de corde sont équipées en parallèle. On se rend néanmoins rapidement compte que l’une des deux est plus agréable que l’autre, avec des fractionnements plus simples et moins aériens.

Profitant de l’occasion de progresser verticalement côte à côte, les deux amis comparent leurs techniques, notamment lors des passages de fractionnement. Mais ils profitent surtout des quelques minutes de descente pour discuter, suspendus aux cordes du SCMN.

Le pique-nique est rapidement expédié afin d’éviter de prendre froid, puis la remontée s’entame dans la bonne humeur qui aura caractérisé toute la sortie.

La spéléo en clair obscur

On choisit cette fois de passer par la partie fossile, qui paraît particulièrement calme après plusieurs heures passées dans le bruit des cascades de la partie active. On retrouve finalement la sortie et la lumière du jour.

Il reste encore le temps de se remémorer comment réaliser un demi-cabestan pour descendre le talus situé sous l’entrée, équipé d’une corde pour faciliter l’accès, avant de se dépêcher de se changer. Valentin doit en effet encore rejoindre une capture de chauves-souris, cette fois-ci au fin fond du Val-de-Travers.

En bref, une chouette sortie spontanée, pleine d’échanges et de bonne humeur !

English version

Participants: Valentin Michel and Helene Zauner (LVHKT)

Valentin really seems unable to stay away from this cave. Four visits in a single year! It is starting to look like an obsession.

To be fair, the cave has everything going for it: it is only about 25 minutes from the “speleoflat” (Tanguy and Valentin’s shared flat in Neuchâtel), is easy to access, permanently rigged, and has some impressive vertical pitches.

Topo of Gouffre de Pertuis

This time, the trip came together on a whim. Having been given Monday and Tuesday off to make up for some overtime, Valentin started looking for a good excuse to head underground. And when you live in a flat full of cavers, opportunities are never far away!

That same week, the Eurokarst conference was taking place, bringing together scientists and professionals working in karst environments for a series of talks and presentations. Helene, who is working on subterranean ice caves as part of her Master’s thesis at the University of Innsbruck (and who also happens to be dating Tanguy) was therefore staying at the speleoflat as well.

No sooner said than done: during a meal with Tanguy and Helene, Valentin suggested heading underground. Tanguy declined, being far too busy with Eurokarst, which he was helping to organise. Helene, on the other hand, was immediately enthusiastic, as she had not expected to get the chance to go caving that week.

Helene and Valentin ready to enter the cave

With only the two of them available and limited time for the trip, the decision was quickly made: Pertuis it would be, for all the reasons mentioned above.

Valentin picked Helene up at around 10:30 a.m. at UniNE, where Eurokarst was being held. After a quick stop to buy lunch, the two cavers headed towards the Val-de-Ruz, where the cave is located.

They changed in the conveniently located car park close to the entrance. Helene familiarised herself with the equipment borrowed from Tanguy (hers having stayed in Austria!) while Valentin gave her a quick reminder on how to use the Petzl Simple descender, since she is more accustomed to using a Stop.

Once the equipment was properly adjusted and everyone felt comfortable with it, they set off towards the first pitch of the cave, the famous Chapelle Gut shaft. They took their time, making sure everything was done properly and getting used to the impressive size of the pitch before committing to the descent.

Valentin posing in the same passage as the last time with Tanguy

Once at the bottom, they continued towards the second pitch, around 55 metres deep. Since two rope lines had been rigged side by side, the two cavers decided to descend together. It quickly became clear, however, that one line was rather more pleasant than the other, with easier and less exposed rebelays.

Making the most of the chance to progress vertically side by side, the two friends compared their techniques, especially when negotiating rebelays. More importantly, though, they used the few minutes of descent to chat while hanging from the SCMN ropes.

Lunch was dealt with quickly to avoid getting cold, and the ascent began in the same good mood that had characterised the entire trip.

Caving in light and shadow

This time, they chose to return through the fossil section, which felt particularly quiet after several hours spent in the noise of the waterfalls in the active part of the cave. Eventually, they reached the entrance again and emerged back into daylight.

There was still time for a quick refresher on how to tie an Italian hitch in order to descend the slope below the entrance, where a rope has been installed to make access easier, before hurrying to get changed. Valentin still had to make his way to a bat-catching session, this time deep in the Val-de-Travers.

All in all, a great spontaneous trip, full of good exchanges and good humour!

Gouffre de la Pleine Lune 09.08.2026

Excursion dans la Vallée de Joux

Participants : Jonas et Valentin

Valentin ayant entendu parler de ce gouffre équipé en fixe lors d’une sortie avec Samia (SCVJ), il décide de monter une petite expédition pour aller le visiter. Il pourra compter sur son fidèle acolyte Jonas pour l’accompagner dans cette aventure.

Une sortie spéléo, ça se prépare ! C’est pourquoi Valentin contacte Oriane, cheffe suprême du SCVJ (selon les termes d’Amandine) afin d’avoir les informations les plus complètes et les plus récentes sur l’équipement en place. Grâce à ses conseils (et on en profite pour la remercier encore une fois ici !), le binôme est fin prêt pour sa visite.

On covoiture jusqu’à un parking proche de l’entrée et on s’approche de la grotte dans une magnifique forêt karstique. On se change à l’entrée assez étroite pour rejoindre le P5 qui sert d’échauffement au p75 juste après. L’objectif du jour est d’aller voir la Salle des Seins, et s’il reste suffisamment de temps, de passer voir la Kolos-salle.

Une entrée étroite qui donnera le ton pour la suite

La descente de ces deux premiers puits se fera à un rythme pépère, premièrement parce que Valentin devait combattre sa peur du vide, et parce que les deux spéléos étaient équipés d’un Handy Raumer, mousqueton de frein qui freine bien trop sur des cordes épaisses et rigides.

Valentin peu rassuré dans un fractionnement aérien du p75

En bas du p75, un pendule permet d’accéder à la suite de la grotte. Une première pour Valentin, qui sera coaché par Jonas pour passer l’obstacle. Les deux amis continuent ensuite, et la progression changera drastiquement d’ambiance. En effet, après une progression très verticale avec de jolis volumes, la suite se fera dans des volumes étroits, dans une succession de petits puits et vires entrecoupée de passages horizontaux où il faut parfois prendre le temps de réfléchir au meilleur moyen de passer.

Valentin qui (essaye) de passer par une des étroitures avant d’arriver à la Central Jonction

Une fois cette partie passée, on peut profiter des volumes de la Centrale Jonction, avec un U (corde permettant de passer d’un côté à l’autre d’un puits sans avoir à descendre au fond ou utiliser une vire) technique dans lequel Valentin s’est pris pour Miley Cyrus en faisant la « wrecking ball » (boule de démolition) selon Jonas. Il a en effet laissé glisser la corde un peu trop vite au fond du U et s’est rapproché très vite de l’une des parois. Heureusement, il a pu s’arrêter à temps et s’en est sorti indemne, et tirera les leçons de son erreur.

Valentin au fond du U où il a suivi une formation accélérée de balistique

Le binôme atteint son objectif, admire les concrétions qui ont donné son nom à la Salle des Seins, prend un pique-nique bien mérité agrémenté de mayonnaise Thommy, et prend gentiment le chemin du retour. Avant de se diriger vers la sortie Jonas va jeter un œil à la Kolos-salle pendant que Valentin regroupe ses forces pour la suite. Il regrettera un peu son choix quand Jonas lui décrira les volumes impressionnants de celle-ci.

C’est paré des couleurs de la grotte que le p75 sera remonté

Tous les objectifs ayant été atteints, c’est avec entrain que les fiers représentants du GSP reviennent sur leurs pas, et même si la mayonnaise du repas se fait littéralement sentir, leur progression est plus rapide qu’à l’aller, facilitée par le fait que les obstacles sont désormais connus. De retour au plein air, on remplit le carnet de visite laissé à l’entrée, on vérifie qu’aucune affaire n’a été oubliée dans le kit de l’autre (ce qui est arrivé à plusieurs reprises à ces deux-là) et on rejoint Tanguy à la spéléoloc pour des pizzas bien méritées !

Une sortie qui aura permis au duo de poursuivre ses aventures, à Jonas de continuer à transmettre ses connaissances à Valentin, mais aussi de découvrir une classique d’une région voisine et de créer des liens avec les autres clubs.

Creux d’Entier 03.08.26

Participant·e·s : Valentin Michel (GSP) et Samia Ben Messaoud (SCVJ)
Crédits photo : Samia Ben Messaoud

Ah, le fameux Creux d’Entier ! Valentin s’était proposé de faire découvrir cette grande classique à sa collègue du SCVJ. Chose promise, chose due : une sortie s’organise. Néanmoins, après quelques désistements et changements de dates impromptus, les deux amis se retrouvent seuls pour cette visite. Pas de quoi les décourager pour autant !

Photo de la topo du Creux d’Entier

On se retrouve donc sur le parking à l’entrée de Fornet-Dessous et, une fois n’est pas coutume, Valentin se rend compte qu’il a oublié quelque chose : de l’eau ! Heureusement, un petit aller-retour à l’épicerie de Lajoux suffit à résoudre le problème.

On décide de se changer aux abords de l’entrée de la grotte afin d’éviter de marcher en combinaison sous la chaleur ambiante. Valentin équipe la vire et la poutre métallique du premier puits, puis les deux spéléos peuvent enfin aller se mettre au frais.

L’objectif du jour est de visiter la Galerie des Poupées. Valentin ayant déjà parcouru l’itinéraire lors d’un contrôle hivernal consacré au comptage des chauves-souris, la destination est atteinte sans aucune difficulté et sans avoir recours à la topo. Ce ne sera pas le cas lors de la deuxième partie de la visite…

Après avoir terminé leur pique-nique, et disposant encore de suffisamment de temps, les deux amis décident d’aller voir Les Méandres et, éventuellement, de descendre le Puits des Trois. Il s’ensuit alors un exercice de lecture de topo et de recherche de passages cachés qui fait perdre un peu de temps aux aventuriers du jour. Pas si facile de s’y retrouver sans guide !

Valentin dans un cul-de-sac

Mais les efforts finissent par payer et les méandres sont finalement atteints. En les parcourant en direction du Puits des Trois, Valentin se découvre un amour passionnel pour ce type de progression souterraine. Du moins essaie-t-il de s’en persuader en répétant : « J’adore les méandres », tandis que Samia commence à s’inquiéter de la santé mentale de son binôme du jour.

Un visage se cache dans l’image, saurez-vous le retrouver ?

Après avoir vainement cherché un accès à la Salle Bouddha par le bas, et sentant progressivement la fatigue et la pression du temps se faire sentir, les deux amis font demi-tour et se dirigent vers la surface.

La remontée se déroule sans encombre et à un bon rythme. C’est alors au tour de Valentin de s’inquiéter de la santé mentale de Samia, qui tente de convaincre un puits de 30 mètres qu’il n’en mesure que 20.

Malgré les efforts de Samia, il s’agit bien d’un p30…

À la sortie, Samia déséquipe le puits, une première pour elle, et l’aventure souterraine prend fin sous la menace d’un orage qui gronde, de vaches un peu trop curieuses et du Renard bleu qui rôde.

À moins qu’il ne se soit agi, en réalité, d’un kit de la même couleur ? Je vous laisse vous faire votre propre avis. Quoi qu’il en soit, Valentin et Samia sont désormais persuadés de l’existence d’une créature mythique gardant l’entrée du Creux d’Entier…

En bref, une chouette sortie qui aura permis aux deux participant·e·s de gagner en expérience et d’apprendre à mieux connaître cette grande classique de la région !

Traversée de Milandre 25.07.2026

Présent.e.s: Valentin Michel, Mathieu Ribeaud, Pénélope Soleil, Nina Egli, Tanguy Racine, Leona Tauchmann, Jozef Anton Merx, Ilaria Menga, Marco Cavenati

Temps sous terre: 7h30

Il fallait bien tester ces nouvelles clefs de Milandre!

Valentin m’a proposé tantôt de participer à une traversée Bâme-Maira pour profiter des basses-eaux durant cette période de sécheresse, entre amis. Ce serait aussi l’occasion idéale de compléter le calendrier photo du GSP encore en gestation.

Il y invite Mathieu et Pénélope, et de mon côté je motive trois collègues (+2) du CHYN: Nina, Ilaria (et Marco), et Leona (et Anton). Notre petite troupe ainsi formée, nous partons à plusieurs voitures de Neuchâtel et nous rendons au local.

Alors que ma voiture passe St Imier, le téléphone retentit, et d’une voix affolée, Valentin nous demande si nous sommes partis depuis longtemps de Neuchâtel. Jamais bon signe… Puis il indique qu’en partant précipitamment, il a claqué la porte, et s’est retrouvé enfermé à l’extérieur de la spéléoloc avec les clefs du garage encore à l’intérieur. Qu’à cela ne tienne, il réveille une autre personne de la résidence un samedi matin à 7h30, et rerentre. Sa voiture part avec un petit retard et ce sera la seule péripétie notable du voyage!

La suite on la connaît! On ouvre au préalable la trappe du puits du Maira, on fait une navette, on rentre par la Bâme, et on commence de remonter la rivière à notre rythme. On décide de faire une petite pause déjeuner au niveau de la salle SCJ. Puis je propose de sortir l’appareil pour une photo de groupe avant le passage du plongeur. Un peu plus loin, on s’arrête de nouveau, et Valentin explique le principe de la photo calendrier. Celle-ci est vite faite, car on ne prend pas froid et on continue la remontée.

Photo de groupe dans la Milandrine, peu avant le passage du Plongeur (Tanguy Racine)

Les virages et les escalades s’enchaînent, on passe la grande cascade et finalement on équipe le puits du Maira pour la sortie. Il reste un peu de rayons de soleil sur la prairie alentours, alors on sèche vite avant d’effectuer les différentes navettes de voiture qui permettront de se retrouver au local pour nettoyer, brosser et sécher l’équipement. Et enfin, comme Valentin l’avait promis avant d’entrer dans la grotte, on s’assoie autour d’une fondue à la tombée de la nuit pour couronner cette belle sortie.