Il était une fois, dans une lointaine contrée vivaient de vaillants croyants à la recette de fromage incontournable, la tête de moine. Par delà ces plaines se trouve un ruisseau ruisselant le long de la forêt allant se noyer dans des crevasses. Ces dernières, à taille humaine, permettent de descendre jusqu’à -134m. C’est ainsi que nous pouvons retrouver l’entrée de la Rouge-Eau, au Sud de Bellelay !
La Voyante ne prédisant aucun orage pour ce jour, l’exploration s’annonçait fructueuse.
Une première équipe d’irréductibles voyageurs des profondeurs se sont frayé un chemin au aurores de la fin de grasse matinée (9h30) pour s’entraîner à équiper sans la menace l’impatience de leurs fidèles mais bruyants partenaires d’aventures. Nous pouvons remercier Tanguy pour ses mélodieux enseignements ainsi que Valentin pour ses manipulations dignes de doigts de fée.
Photos Tanguy Racine
Un cycle d’horloge et demi plus tard, la deuxième troupe arrive ! Formé de Sébastien le colporteur, Bambel le saltimbanque, Jonas le forgeron et Léane l’acrobate (pas tout le temps équilibriste).Sur leur route ils embarquèrent un visiteur venu d’ailleurs (SVT, Spéléo-club Val de Travers) avec quelques heures de sommeil en moins, Léonard le maraudeur. Une fois à l’entrée Bambel décida inopinément de vérifier l’avancé de ces prédécesseurs en laissant s’évader quelque pierres sur son chemin. Il s’avança et se lança dans les premiers mètres de la pénombre et entendit résonner les voix fébriles mais vivantes de ses deux compagnons. Le premier puits, aussi verticale qu’un donjon est un bon rappel à la survie de tous les acolytes. N’oublions pas la nature dangereuse de ces milieux, un pas de travers et tout peux basculer…
Le premier puits se fait sans encombre quoi que la chaleur émanant des descendeur se fit ressentir. Un après l’autre les voyageurs du centre de la terre suivirent le fil d’Ariane jusqu’à arrivé à la salle -92. Non sans une conséquente frayeur pour Sébastien et une malencontreuse douche pour Léane.
Suite à quoi, la troupe se posa pour se délecter de boissons et nourriture en abondance. Une fois le festin et les balivernes partagés, les voyageurs se scindèrent afin de permettre un moment de création. Pendant le cheminement des uns, le forgeron (Jonas) décida de fixer les draps de l’acrobate.
Une fois installé l’art peut commencer. Le peintre (Tanguy) ajuste les lumières et commence son travail en s’inspirant de l’acrobate (Léane).
Photos Tanguy Racine
Se sentant passionné par ses premières toiles, le peintre continua son travail lors de l’avancé dans les méandres de plus en plus resserrés.
Photos Tanguy Racine
Se dépêchant de retrouver leur camarades, ils comprirent qu’une mauvaise nouvelle était arrivée. Le fil d’Ariane s’arrêta à la galerie du grand jour… Ne pouvant aller plus loins sans risquer d’accros, les voyageurs décidèrent de rebrousser chemin. Avec l’aide du maraudeur(Léonard), ils retirèrent les traces de leurs passages dans cette interstices. Le peintre profita d’une dernière toile avant la longue remontée qui les attendent.
Photos Tanguy Racine
Pas après pas, mètre après mètre, la troupe regagna la surface. Tous avec la langue sorti pour remonter le dernier puits de 30m sauf l’inépuisable peintre qui est remonté aussi vite que sont fidèles destrier. Le fil a été retiré et remonté par les bras du forgeron et l’agilité du peintre. Là où la lumière règne, la reine grenouille prononça l’adoubement des voyageurs devenant chevalier des profondeurs.
P.S. , lors du festin du crépuscule l’orage gronda.
Participants : Charlotte Boehme, Helene Zauner, Valentin Michel Texte et photos : Helene Zauner
English version below
Pour la deuxième fois cette semaine, une sortie spontanée dans une grotte verticale (la Baume des Follatons, située dans le canton de Vaud) a eu lieu.
Le choix de cette cavité, équipée par le Groupe Spéléo Lausanne dans le cadre du Groupe d’Exploration des Fées s’est fait grâce aux conseils, encore une fois, d’Oriane (SCVJ), que l’on remercie.
Charlotte Boehme, spéléologue et scientifique venue des États-Unis pour la conférence Eurokarst qui se tenait cette même semaine, s’est jointe à l’équipe déjà bien rodée composée de Valentin Michel et d’Hélène Zauner (future membre du club de spéléologie Groupe Spéléo Porrentruy), ce qui a été un véritable coup de chance pour tous les participants.
Bien que cette sortie fût inattendue, elle n’avait rien de surprenant, étant donné que tous les participants avaient passé la nuit précédente à la « Spéléoloc », comme on appelle l’appartement de Valentin et Tanguy.
Lors des préparatifs de la veille, on a vérifié le matériel, souscrit une assurance pour Charlotte et oublié de préparer le petit-déjeuner pour le lendemain. Le jour de l’expédition, le trio est arrivé pile à l’heure après environ une heure de route (conduite de main de maître par Valentin) et une courte marche à travers les bois jusqu’à l’entrée de la grotte, un mystérieux tuyau situé au-dessus du puits.
L’entrée, rendue dangereuse par des chutes de pierres, a été franchie sans encombre. En gardant une distance de sécurité afin de limiter les risques liés aux chutes de pierres, le trio entame la descente de cette cavité essentiellement verticale. Les trois spéléologues se retrouvent au pied de chaque puits, dont plusieurs seront successivement annoncés comme « le dernier », avant de poursuivre toujours plus profondément sous terre.
Une fois le point le plus bas atteint, les spéléologues ont traversé un court tronçon d’un méandre appelé la Galerie du Graal et, arrivés dans un passage plus large, ont fait une pause déjeuner dans des endroits plus ou moins confortables pour s’asseoir.
Tout le monde partage le désir de revenir un jour et de faire un parcours plus long vers une autre sortie de la grotte. Le trio a entamé son retour par le même puits ; suivant la tradition américaine, Charlotte a mis de la musique pour la remontée. Les paroles de « Highway to Hell » laissent entendre que l’enfer doit bel et bien exister à la surface.
Après six heures et demie au total, les spéléologues ont quitté la grotte vers 17h et ont entamé leur trajet de retour vers Neuchâtel, s’accordant à dire que cette exploration avait été un immense plaisir (notamment parce que le niveau d’expérience de tous les participants était similaire).
Entrée de la grotte Entry of the caveun plafond intéressant An interesting ceiling
English version
For the second time this week, a spontaneous day trip to a vertical cave (Baume des Follatons, located in the canton of Vaud) took place.
The choice of this cave, which was equipped by the Lausanne Speleology Group as part of the Fées Exploration Group, was made thanks, once again, to the advice of Oriane (SCVJ), whom we would like to thank.
Joining the already well-coordinated team of Valentin Michel and Helene Zauner, a soon-to-be member of the Groupe Spéléo Porrentruy, was Charlotte Boehme, a cave explorer and cave scientist who had travelled from the United States for the Eurokarst Conference taking place that same week — a stroke of luck for everyone involved.
While this tour was unexpected, it was not surprising at all, given that all participants had spent the previous night at the “Speleoflat”, as the home of Valentin and Tanguy is called.
During preparations the day before, we checked the equipment, arranged insurance for Charlotte, and forgot to prepare breakfast for the next day.
On the day of the expedition, the trio arrived right on time after about an hour’s drive (skillfully handled by driver Valentin) and a short walk through the woods to the entrance of the cave, which is a mysterious pipe-like opening installed above the shaft.
The entrance, which was dangerous due to falling rocks, was successfully navigated. Keeping a safe distance, the trio descended the largely vertical cave. We waited together at the bottom of the different rope sections, several of which were announced as “the last one”, before continuing deeper into the cave.
Once the lowest point was reached, the cavers made their way through a short stretch of a meander named Galerie du Graal and, upon reaching a larger passage, took a lunch break in more or less comfortable places to sit.
Everyone shared the desire to return someday and take a longer route to a different exit of the cave.
The trio began their return journey through the same shaft. Following the American tradition, Charlotte turned on some music for the climb back up. The lyrics to “Highway to Hell” suggested that hell must indeed exist above ground.
After six and a half hours in total, the cavers left the cave around 5:00 p.m. and began their return journey to Neuchâtel, agreeing that the tour had been a great pleasure, also because all participants had a similar level of experience.
Participant·e·s : Valentin Michel et Helene Zauner (LVHKT)
Décidément, Valentin ne se passe plus de cette cavité. Quatre fois en une année ! Ça tourne à l’obsession.
Il faut dire que cette grotte a tout pour plaire : elle se trouve à seulement 25 minutes de la spéléoloc (la coloc de Tanguy et Valentin à Neuchâtel), elle est facile d’accès, équipée en fixe et possède de magnifiques puits verticaux.
Topo du Gouffre de Pertuis
Cette fois-ci, la sortie s’est organisée sur un coup de tête. S’étant vu accorder congé le lundi et le mardi afin de compenser quelques heures sup, Valentin cherche une bonne occasion d’aller se mettre sous terre. Et quand on vit dans une coloc de spéléos, ce ne sont pas les occasions qui manquent !
Cette même semaine a lieu la conférence Eurokarst, qui réunit scientifiques et professionnel·le·s du milieu karstique autour de conférences et de présentations consacrées au sujet. Helene, qui travaille sur les glacières souterraines dans le cadre de son travail de master à l’Université d’Innsbruck et qui, accessoirement, sort avec Tanguy, est donc elle aussi présente à la spéléoloc.
Ni une ni deux, Valentin lance l’idée d’aller sous terre au détour d’un repas avec Tanguy et Helene. Le premier décline, bien trop occupé par Eurokarst, dont il est l’un des organisateurs. Helene, en revanche, se montre immédiatement très motivée, elle qui n’espérait pas avoir l’occasion de pratiquer la spéléo cette semaine-là.
Helene et Valentin prêts à rentrer dans la grotte
N’étant que deux et ne disposant que d’un temps limité pour la sortie, la décision est rapidement prise : direction Pertuis, pour toutes les raisons évoquées plus haut.
Valentin récupère Helene vers 10h30 à l’UniNE, où se tient Eurokarst. Après un arrêt pour acheter le pique-nique du midi, les deux spéléos filent en direction du Val-de-Ruz, où se trouve la cavité.
On se change sur le parking, idéalement situé à proximité de l’entrée. Helene se familiarise avec l’équipement emprunté à Tanguy (le sien étant resté en Autriche !) tandis que Valentin lui fait un petit rappel sur l’utilisation du descendeur Simple de Petzl, puisqu’elle est plutôt habituée au Stop.
Une fois l’équipement réglé et maîtrisé, on se lance à l’assaut du premier puits de la grotte, le fameux puits de la Chapelle Gut. On prend le temps de bien faire les choses et d’apprivoiser le volume impressionnant du puits avant de se lancer.
Valentin qui pose au même endroit que la dernière fois avec Tanguy
Arrivés en bas, on poursuit la sortie en direction du deuxième puits d’environ 55 mètres. Les deux spéléos décident de descendre ensemble, puisque deux lignes de corde sont équipées en parallèle. On se rend néanmoins rapidement compte que l’une des deux est plus agréable que l’autre, avec des fractionnements plus simples et moins aériens.
Profitant de l’occasion de progresser verticalement côte à côte, les deux amis comparent leurs techniques, notamment lors des passages de fractionnement. Mais ils profitent surtout des quelques minutes de descente pour discuter, suspendus aux cordes du SCMN.
Le pique-nique est rapidement expédié afin d’éviter de prendre froid, puis la remontée s’entame dans la bonne humeur qui aura caractérisé toute la sortie.
La spéléo en clair obscur
On choisit cette fois de passer par la partie fossile, qui paraît particulièrement calme après plusieurs heures passées dans le bruit des cascades de la partie active. On retrouve finalement la sortie et la lumière du jour.
Il reste encore le temps de se remémorer comment réaliser un demi-cabestan pour descendre le talus situé sous l’entrée, équipé d’une corde pour faciliter l’accès, avant de se dépêcher de se changer. Valentin doit en effet encore rejoindre une capture de chauves-souris, cette fois-ci au fin fond du Val-de-Travers.
En bref, une chouette sortie spontanée, pleine d’échanges et de bonne humeur !
English version
Participants: Valentin Michel and Helene Zauner (LVHKT)
Valentin really seems unable to stay away from this cave. Four visits in a single year! It is starting to look like an obsession.
To be fair, the cave has everything going for it: it is only about 25 minutes from the “speleoflat” (Tanguy and Valentin’s shared flat in Neuchâtel), is easy to access, permanently rigged, and has some impressive vertical pitches.
Topo of Gouffre de Pertuis
This time, the trip came together on a whim. Having been given Monday and Tuesday off to make up for some overtime, Valentin started looking for a good excuse to head underground. And when you live in a flat full of cavers, opportunities are never far away!
That same week, the Eurokarst conference was taking place, bringing together scientists and professionals working in karst environments for a series of talks and presentations. Helene, who is working on subterranean ice caves as part of her Master’s thesis at the University of Innsbruck (and who also happens to be dating Tanguy) was therefore staying at the speleoflat as well.
No sooner said than done: during a meal with Tanguy and Helene, Valentin suggested heading underground. Tanguy declined, being far too busy with Eurokarst, which he was helping to organise. Helene, on the other hand, was immediately enthusiastic, as she had not expected to get the chance to go caving that week.
Helene and Valentin ready to enter the cave
With only the two of them available and limited time for the trip, the decision was quickly made: Pertuis it would be, for all the reasons mentioned above.
Valentin picked Helene up at around 10:30 a.m. at UniNE, where Eurokarst was being held. After a quick stop to buy lunch, the two cavers headed towards the Val-de-Ruz, where the cave is located.
They changed in the conveniently located car park close to the entrance. Helene familiarised herself with the equipment borrowed from Tanguy (hers having stayed in Austria!) while Valentin gave her a quick reminder on how to use the Petzl Simple descender, since she is more accustomed to using a Stop.
Once the equipment was properly adjusted and everyone felt comfortable with it, they set off towards the first pitch of the cave, the famous Chapelle Gut shaft. They took their time, making sure everything was done properly and getting used to the impressive size of the pitch before committing to the descent.
Valentin posing in the same passage as the last time with Tanguy
Once at the bottom, they continued towards the second pitch, around 55 metres deep. Since two rope lines had been rigged side by side, the two cavers decided to descend together. It quickly became clear, however, that one line was rather more pleasant than the other, with easier and less exposed rebelays.
Making the most of the chance to progress vertically side by side, the two friends compared their techniques, especially when negotiating rebelays. More importantly, though, they used the few minutes of descent to chat while hanging from the SCMN ropes.
Lunch was dealt with quickly to avoid getting cold, and the ascent began in the same good mood that had characterised the entire trip.
Caving in light and shadow
This time, they chose to return through the fossil section, which felt particularly quiet after several hours spent in the noise of the waterfalls in the active part of the cave. Eventually, they reached the entrance again and emerged back into daylight.
There was still time for a quick refresher on how to tie an Italian hitch in order to descend the slope below the entrance, where a rope has been installed to make access easier, before hurrying to get changed. Valentin still had to make his way to a bat-catching session, this time deep in the Val-de-Travers.
All in all, a great spontaneous trip, full of good exchanges and good humour!
Valentin ayant entendu parler de ce gouffre équipé en fixe lors d’une sortie avec Samia (SCVJ), il décide de monter une petite expédition pour aller le visiter. Il pourra compter sur son fidèle acolyte Jonas pour l’accompagner dans cette aventure.
Une sortie spéléo, ça se prépare ! C’est pourquoi Valentin contacte Oriane, cheffe suprême du SCVJ (selon les termes d’Amandine) afin d’avoir les informations les plus complètes et les plus récentes sur l’équipement en place. Grâce à ses conseils (et on en profite pour la remercier encore une fois ici !), le binôme est fin prêt pour sa visite.
Topo du Gouffre de la Pleine Lune
On covoiture jusqu’à un parking proche de l’entrée et on s’approche de la grotte dans une magnifique forêt karstique. On se change à l’entrée assez étroite pour rejoindre le P5 qui sert d’échauffement au p75 juste après. L’objectif du jour est d’aller voir la Salle des Seins, et s’il reste suffisamment de temps, de passer voir la Kolos-salle.
Une entrée étroite qui donnera le ton pour la suite
La descente de ces deux premiers puits se fera à un rythme pépère, premièrement parce que Valentin devait combattre sa peur du vide, et parce que les deux spéléos étaient équipés d’un Handy Raumer, mousqueton de frein qui freine bien trop sur des cordes épaisses et rigides.
Valentin peu rassuré dans un fractionnement aérien du p75
En bas du p75, un pendule permet d’accéder à la suite de la grotte. Une première pour Valentin, qui sera coaché par Jonas pour passer l’obstacle. Les deux amis continuent ensuite, et la progression changera drastiquement d’ambiance. En effet, après une progression très verticale avec de jolis volumes, la suite se fera dans des volumes étroits, dans une succession de petits puits et vires entrecoupée de passages horizontaux où il faut parfois prendre le temps de réfléchir au meilleur moyen de passer.
Valentin qui (essaye) de passer par une des étroitures avant d’arriver à la Central Jonction
Une fois cette partie passée, on peut profiter des volumes de la Centrale Jonction, avec un U (corde permettant de passer d’un côté à l’autre d’un puits sans avoir à descendre au fond ou utiliser une vire) technique dans lequel Valentin s’est pris pour Miley Cyrus en faisant la « wrecking ball » (boule de démolition) selon Jonas. Il a en effet laissé glisser la corde un peu trop vite au fond du U et s’est rapproché très vite de l’une des parois. Heureusement, il a pu s’arrêter à temps et s’en est sorti indemne, et tirera les leçons de son erreur.
Valentin au fond du U où il a suivi une formation accélérée de balistique
Le binôme atteint son objectif, admire les concrétions qui ont donné son nom à la Salle des Seins, prend un pique-nique bien mérité agrémenté de mayonnaise Thommy, et prend gentiment le chemin du retour. Avant de se diriger vers la sortie Jonas va jeter un œil à la Kolos-salle pendant que Valentin regroupe ses forces pour la suite. Il regrettera un peu son choix quand Jonas lui décrira les volumes impressionnants de celle-ci.
C’est paré des couleurs de la grotte que le p75 sera remonté
Tous les objectifs ayant été atteints, c’est avec entrain que les fiers représentants du GSP reviennent sur leurs pas, et même si la mayonnaise du repas se fait littéralement sentir, leur progression est plus rapide qu’à l’aller, facilitée par le fait que les obstacles sont désormais connus. De retour au plein air, on remplit le carnet de visite laissé à l’entrée, on vérifie qu’aucune affaire n’a été oubliée dans le kit de l’autre (ce qui est arrivé à plusieurs reprises à ces deux-là) et on rejoint Tanguy à la spéléoloc pour des pizzas bien méritées !
Une sortie qui aura permis au duo de poursuivre ses aventures, à Jonas de continuer à transmettre ses connaissances à Valentin, mais aussi de découvrir une classique d’une région voisine et de créer des liens avec les autres clubs.
Participant·e·s : Valentin Michel (GSP) et Samia Ben Messaoud (SCVJ) Crédits photo : Samia Ben Messaoud
Ah, le fameux Creux d’Entier ! Valentin s’était proposé de faire découvrir cette grande classique à sa collègue du SCVJ. Chose promise, chose due : une sortie s’organise. Néanmoins, après quelques désistements et changements de dates impromptus, les deux amis se retrouvent seuls pour cette visite. Pas de quoi les décourager pour autant !
Photo de la topo du Creux d’Entier
On se retrouve donc sur le parking à l’entrée de Fornet-Dessous et, une fois n’est pas coutume, Valentin se rend compte qu’il a oublié quelque chose : de l’eau ! Heureusement, un petit aller-retour à l’épicerie de Lajoux suffit à résoudre le problème.
On décide de se changer aux abords de l’entrée de la grotte afin d’éviter de marcher en combinaison sous la chaleur ambiante. Valentin équipe la vire et la poutre métallique du premier puits, puis les deux spéléos peuvent enfin aller se mettre au frais.
Le puits d’entrée du Creux d’EntierLe Puits des Yeux, qui a fait faire demi-tour à Valentin par le passé
L’objectif du jour est de visiter la Galerie des Poupées. Valentin ayant déjà parcouru l’itinéraire lors d’un contrôle hivernal consacré au comptage des chauves-souris, la destination est atteinte sans aucune difficulté et sans avoir recours à la topo. Ce ne sera pas le cas lors de la deuxième partie de la visite…
Après avoir terminé leur pique-nique, et disposant encore de suffisamment de temps, les deux amis décident d’aller voir Les Méandres et, éventuellement, de descendre le Puits des Trois. Il s’ensuit alors un exercice de lecture de topo et de recherche de passages cachés qui fait perdre un peu de temps aux aventuriers du jour. Pas si facile de s’y retrouver sans guide !
Valentin dans un cul-de-sac
Mais les efforts finissent par payer et les méandres sont finalement atteints. En les parcourant en direction du Puits des Trois, Valentin se découvre un amour passionnel pour ce type de progression souterraine. Du moins essaie-t-il de s’en persuader en répétant : « J’adore les méandres », tandis que Samia commence à s’inquiéter de la santé mentale de son binôme du jour.
Un visage se cache dans l’image, saurez-vous le retrouver ?
Après avoir vainement cherché un accès à la Salle Bouddha par le bas, et sentant progressivement la fatigue et la pression du temps se faire sentir, les deux amis font demi-tour et se dirigent vers la surface.
La remontée se déroule sans encombre et à un bon rythme. C’est alors au tour de Valentin de s’inquiéter de la santé mentale de Samia, qui tente de convaincre un puits de 30 mètres qu’il n’en mesure que 20.
Malgré les efforts de Samia, il s’agit bien d’un p30…
À la sortie, Samia déséquipe le puits, une première pour elle, et l’aventure souterraine prend fin sous la menace d’un orage qui gronde, de vaches un peu trop curieuses et du Renard bleu qui rôde.
À moins qu’il ne se soit agi, en réalité, d’un kit de la même couleur ? Je vous laisse vous faire votre propre avis. Quoi qu’il en soit, Valentin et Samia sont désormais persuadés de l’existence d’une créature mythique gardant l’entrée du Creux d’Entier…
En bref, une chouette sortie qui aura permis aux deux participant·e·s de gagner en expérience et d’apprendre à mieux connaître cette grande classique de la région !
Présent.e.s: Valentin Michel, Mathieu Ribeaud, Pénélope Soleil, Nina Egli, Tanguy Racine, Leona Tauchmann, Jozef Anton Merx, Ilaria Menga, Marco Cavenati
Temps sous terre: 7h30
Il fallait bien tester ces nouvelles clefs de Milandre!
Valentin m’a proposé tantôt de participer à une traversée Bâme-Maira pour profiter des basses-eaux durant cette période de sécheresse, entre amis. Ce serait aussi l’occasion idéale de compléter le calendrier photo du GSP encore en gestation.
Il y invite Mathieu et Pénélope, et de mon côté je motive trois collègues (+2) du CHYN: Nina, Ilaria (et Marco), et Leona (et Anton). Notre petite troupe ainsi formée, nous partons à plusieurs voitures de Neuchâtel et nous rendons au local.
Alors que ma voiture passe St Imier, le téléphone retentit, et d’une voix affolée, Valentin nous demande si nous sommes partis depuis longtemps de Neuchâtel. Jamais bon signe… Puis il indique qu’en partant précipitamment, il a claqué la porte, et s’est retrouvé enfermé à l’extérieur de la spéléoloc avec les clefs du garage encore à l’intérieur. Qu’à cela ne tienne, il réveille une autre personne de la résidence un samedi matin à 7h30, et rerentre. Sa voiture part avec un petit retard et ce sera la seule péripétie notable du voyage!
Il est temps de mettre les néoprènes (Nina Egli)Selfie à l’entrée de la grotte touristique (Tanguy Racine)Progression argileuse avant d’arriver dans la rivière (Tanguy Racine)
La suite on la connaît! On ouvre au préalable la trappe du puits du Maira, on fait une navette, on rentre par la Bâme, et on commence de remonter la rivière à notre rythme. On décide de faire une petite pause déjeuner au niveau de la salle SCJ. Puis je propose de sortir l’appareil pour une photo de groupe avant le passage du plongeur. Un peu plus loin, on s’arrête de nouveau, et Valentin explique le principe de la photo calendrier. Celle-ci est vite faite, car on ne prend pas froid et on continue la remontée.
Photo de groupe dans la Milandrine, peu avant le passage du Plongeur (Tanguy Racine)
Les virages et les escalades s’enchaînent, on passe la grande cascade et finalement on équipe le puits du Maira pour la sortie. Il reste un peu de rayons de soleil sur la prairie alentours, alors on sèche vite avant d’effectuer les différentes navettes de voiture qui permettront de se retrouver au local pour nettoyer, brosser et sécher l’équipement. Et enfin, comme Valentin l’avait promis avant d’entrer dans la grotte, on s’assoie autour d’une fondue à la tombée de la nuit pour couronner cette belle sortie.
C’est avec mon filleul et toute sa famille que je visite cette grotte pour la première fois. Comme signalé par les collègues du GSP, l’approche est plutôt raide et longue. La canicule ambiante ajoute une touche de défis psychologique à cette aventure de vacances. Nous suivons à la lettre la description du chemin d’accès publiée dans l’excellentissime inventaire des cavités du Jura bernois (Maire et al. 2022). Quelques coups d’œil à nos téléphones portables pour vérifier que nous sommes sur la bonne voie et rassurer les plus jeunes explorateurs et paf, la grotte est bien là, nichée dans la paroi rocheuse, « Dô les Rochattes » (sous les Rochattes), accessible en haut d’un cône d’éboulis en pleine forêt de Crémines (BE).
L’accès forestier (photo S. Martin)Le porche de l’entrée sur avec sa plaquette (photo A. Perret)Un visiteur malchanceux (photo S. Martin)Galerie d’entrée (photo A. Perret9Passage bas proche du lac (photo A. Perret)Un autre passage bas proche du lac (photo A. Perret)Galerie principale en direction de l’entrée centrale (photo S. Martin)Non loin de la Köbou (photo S. Martin)
La visite est agréablement fraîche et un bon courant d’air parcourt la cavité. Nous explorons les galeries qui mènent en direction de l’entrée nord et découvrons le « lac » quasiment sec. Quelques tous petits collemboles font trempette dans une gouille résiduelle. A première vue, pas de suite dans ce petit volume. Puis, en observant attentivement les lieux, nous découvrons le passage, dissimulé sous une voûte. Cette cavité est un vrai labyrinthe et fort heureusement, nous avons pensé à emporter une copie de la magnifique topographie dessinée par Rémy Wenger.
Un petit coup d’œil à l’entrée centrale pour constater que l’accès depuis l’extérieur y est plus adapté aux vulpes et rupicapra qu’aux sapiens et nous prenons le chemin du retour en testant quelques variantes à reptations qui ravissent les plus petits.
Une très jolie sortie dans une grotte accueillante, surprenante et rafraîchissante.
Présent.e.s: Rachel Monnat, Tanguy Racine, Helene Zauner
Temps sous terre: 5h15
Nous nous donnons rendez-vous au local de Villars sur les 10h, afin de récupérer un peu de matériel, dont une néoprène pour Helene. Sébastien, qui devait nous accompagner ne se sent malheureusement pas au top, ce sera donc une équipe de trois qui visitera la rivière souterraine de Chateau-La Roche. On se suit en convoi de Villars à St Hippolyte du côté français. On se gare à l’ombre en bord de route, puis on traverse les champs bien secs et jaunis par la canicule de juillet. Dans la paroi rocheuse qui nous surplombe, nous devinons un grand porche. Bientôt, le susurrement de la cascade de tuf, alimentée par la rivière que nous parcourrons sous terre se fait entendre. Nous traversons le pont, puis remontons la pente qui mène au porche d’entrée. Ses dimensions sont véritablement impressionnantes !
Le porche d’entrée de la Grotte du Chateau de la Roche
Nous enfilons les néoprènes dans la galerie d’entrée et abandonnons une paire de sacs, avant de nous engager dans la rivière. Nous y trouvons plusieurs choses : une montre Garmin à moitié envasée, un poisson gris-blanc d’une taille de 10 cm, et bien sûr, notre content d’expériences aquatiques.
On remonte la rivière en prenant la tête à tour de rôle, et on arrive à un premier faux terminus siphonnant: une corde en AN sur une stalagmite permet d’accéder à un boyau désobstrué derrière lequel un micro-toboggan de calcite nous ramène à la rivière. La galerie est bien grande et joliment concrétionnée en maints endroits.
Micro-gours esthétiques dans la rivière souterraine du Chateau de la Roche (T.Racine)
On décide peu après de dîner au détour d’une série de vasques, et, le plein fait, nous continuons la remontée à contre courant jusqu’à la cascade. La corde à noeud est bien tonchée, et la plaquette sur laquelle elle est fixée semble être de ces équipements à rotation 360° intégrée. On grimpe et pose notre propre corde, et avec un peu d’entraide, on est tous.te.s en haut assez vite. La progression reprend.
A tout moment, on s’attend à devoir faire demi-tour sur effluves de station d’épuration, mais finalement, on arrive à la voute du siphon amont sans aucun problème olfactif. Après une micro-séance chant grégorien (merci Rachel!) au siphon, on fait demi-tour et on s’attarde pour quelques photos de la rivière à l’amont de la cascade.
Rachel Monnat, en progression dans l’amont de la rivière du Chateau de la Roche (T.Racine)
Finalement, on sort après un peu plus de 5h de progression, et on effectue notre retour aux voitures dans la chaleur encore écrasante de fin d’après-midi. Tanguy et Helene reprennent la route directement vers Neuchâtel, tandis que Rachel revient au Jura.
Jonathan Boissonnas, Livia Pierhöfer, Sébastien Choulat, Tanguy Racine, Jonas Stöcklin et Amandine Perret
Entrée dans la cavité vers 10h00, sortie du premier groupe vers 17h30 (TPST 7h30), sortie de second groupe vers 20h00 (TPST 10h).
Cette expédition a été organisée en remplacement d’une sortie au Dafalgan. La météo pluvieuse ne nous permettant pas d’envisager sereinement des travaux dans cette perte de la Vacherie Mouillard, nous nous sommes rabattus sur notre bonne vieille Salamandre.
Deux groupes se sont formés à l’entrée de la cavité en fonction des deux missions que nous nous étions attribués : photo et travaux spéciaux.
Spéléos propres et motivés devant la grotte. Photo Amandine Perret.
Le groupe photo, mené par Tanguy s’enfile dans la cavité en premier. Sébastien et Jonas lui prêtent main forte pour tenir les flash et faire office de modèles. Le second groupe suit tranquillement derrière, le temps de s’acclimater et de se remémorer les manip de cordes. En effet, Si Jonathan a déjà eu l’occasion de visite la Salamandre, c’est une première pour Livia et il faut bien convenir que le départ est assez déroutant. Le premier contact avec la grotte est une espèce de cabane de chantier plantée en pleine forêt. La suite est une succession de passages verticaux et étroits parfois munis d’une corde, parfois de pachons, parfois de rien. Les volumes viennent enfin et c’est là que nous rejoignons l’équipe photo en plein travail.
Dans les premières grandes verticales. Photo Tangy Racine.
Nous profitons du rythme photo pour bien observer les différentes verticales et leurs jeu d’ombre et lumière, puis, nous nous faisons distancer dans le méandre des pailles. Après moultes efforts, doutes, piques d’optimisme et vagues de découragement, Livia et Jonathan prennent la sage décision de rebrousser chemin. Nous sommes à l’ancienne salle à manger des croques monsieur.
Au sommet d’un puits aérien. Photo Amandine Perret.
Je poursuis sans trop tarder dans le méandre et rejoins l’équipe photo en plein pique-nique dans la grande salle. Sébastien est mutique. Je m’en inquiète. Il s’en suit une histoire de jambes et de pleine conscience. Un vrai voyage initiatique.
Nous prenons encore le temps de faire quelques aménagements dans une cheminée qui pourrait être prometteuse et dont s’échappe un puissant courant d’air et déjà, il faut songer au retour.
Une dernière photo de la salle par Tanguy et nous voici repartis.
Dans la grande salle terminale (pour l’instant). Photo Tanguy Racine.
La remontée est éprouvante à souhait et nous sortons tous fatigués – certains dirons meurtris – et ravis de cette sortie. Livia et Jonathan sont sortis bien avant nous.
Jonas ayant abandonné l’idée d’aller à Longirod avec une autre équipe et Valentin ayant envie de perfectionner ses techniques d’équipement, le choix de la sortie du jour s’est porté sur ce petit gouffre situé à la frontière entre le Jura Bernois et les Franches-Montagnes.
L’entrée du gouffre se situe dans un pâturage occupé par des vaches très peu inquiétée par la présence de deux bonhommes dans un drôle d’accoutrement. Une fois les barbelés franchis et la doline désecaladée, le gouffre s’ouvre par une voute assez large mais relativement basse dans laquel coule un ruisselet qui se jete dans le premier puits et qui nous suivra du long .
Arriver en haut de ce dernier Valentin est désemparé par la vétusté des amarrages et émet des doutes quand à leur solidité. Malgré ça, l’obstacle est franchi et le deuxième puits offre moins de résistance.
C’est en haut du p21 que ça se corse, les points d’ancrage sont rouillés, instables, et mal placés. Il faut aller chercher deux goujons qui se situent 2m au dessus mais désaxés et faire une déviation juste dans la tête de puits et la régler au poil afin d’éviter à la fois le frottement au dessus et en dessous.
En bas du puits s’ouvre une étroiture dans laquel coule toujours le ruisselet et qui arrive en haut du dernier puits. On observe dans ce puits une grande diversité dans les amarrages, ce qui n’empêche pas de descendre ces quelques mètres.
Valentin à la sortie de l’étroiture intermédiaire
Et c’est ici que le binôme fait demi-tour, Jonas ayant des douleur à la nuque n’a pas envie de s’aventurer dans le boyau long d’une vingtaine de mètres qui semble peu acceuillant et Valentin ne voulant pas s’y aventurer seul.
Une fois le matériel ramené au local et nettoyer la journée se conclu par une fondue bien méritée.