Gouffre de la Tuilerie de la Chaux d’Abel (06.06.2026)

Participants : Valentin, Jonas

Valentin dans le P21

Jonas ayant abandonné l’idée d’aller à Longirod avec une autre équipe et Valentin ayant envie de perfectionner ses techniques d’équipement, le choix de la sortie du jour s’est porté sur ce petit gouffre situé à la frontière entre le Jura Bernois et les Franches-Montagnes.

L’entrée du gouffre se situe dans un pâturage occupé par des vaches très peu inquiétée par la présence de deux bonhommes dans un drôle d’accoutrement. Une fois les barbelés franchis et la doline désecaladée, le gouffre s’ouvre par une voute assez large mais relativement basse dans laquel coule un ruisselet qui se jete dans le premier puits et qui nous suivra du long .

Arriver en haut de ce dernier Valentin est désemparé par la vétusté des amarrages et émet des doutes quand à leur solidité. Malgré ça, l’obstacle est franchi et le deuxième puits offre moins de résistance.

C’est en haut du p21 que ça se corse, les points d’ancrage sont rouillés, instables, et mal placés. Il faut aller chercher deux goujons qui se situent 2m au dessus mais désaxés et faire une déviation juste dans la tête de puits et la régler au poil afin d’éviter à la fois le frottement au dessus et en dessous.

En bas du puits s’ouvre une étroiture dans laquel coule toujours le ruisselet et qui arrive en haut du dernier puits. On observe dans ce puits une grande diversité dans les amarrages, ce qui n’empêche pas de descendre ces quelques mètres.

Valentin à la sortie de l’étroiture intermédiaire

Et c’est ici que le binôme fait demi-tour, Jonas ayant des douleur à la nuque n’a pas envie de s’aventurer dans le boyau long d’une vingtaine de mètres qui semble peu acceuillant et Valentin ne voulant pas s’y aventurer seul.

Une fois le matériel ramené au local et nettoyer la journée se conclu par une fondue bien méritée.

Sortie interclubs au gouffre de Pertuis – 04.05.2026

Jamais deux sans trois ! Après avoir visité le gouffre en janvier puis en avril, Valentin s’est rendu une troisième fois à Pertuis (Val-de-Ruz, Neuchâtel) pour aller se mesurer à ses puits de plus de 50 mètres.

La première fois, il y était allé pour compter les chauves-souris ; la deuxième, dans le cadre d’une sortie de club. Cette fois-ci, l’objectif était tout autre : créer des liens avec des spéléologues de clubs voisins, plus ou moins lointains. En effet, l’équipe s’est constituée lors du stage SSS du week-end précédent ! Un bel exemple de l’esprit de camaraderie qui règne dans le monde de la spéléologie.

De gauche à droite : Ulysse, Arthur, Valentin, Samia

Cette joyeuse équipe était composée de l’intrépide Samia Ben Messaoud (SCVJ), ainsi que des valeureux Arthur Guyaz et Ulysse Beuret, fiers représentants de la relève du SCMN.

La troupe est entrée dans la grotte un peu avant 11 h et, sous les conseils avisés des guides du club local, s’est tout de suite mise dans l’ambiance en descendant le puits de la Chapelle Gut et ses quelque 52 mètres de profondeur. Une première pour Samia et Valentin : la première parce qu’elle n’avait encore jamais visité la grotte, le second parce qu’il n’avait jamais emprunté cet itinéraire lors de ses précédentes visites.

Valentin essaye vainement de convaincre Samia que la taille n’est pas un avantage pour passer « Le Pas de Géant »…

Après avoir passé le « Pas de Géant », on rejoint le canyon pour se diriger vers le P.55. On tend l’oreille, car une petite pluie est annoncée et l’air du puits peut très rapidement se saturer en humidité. Néanmoins, rien à signaler, et la descente s’entame en parallèle, le puits étant désormais équipé de deux cordes ! Attention toutefois à ne pas s’emmêler les pinceaux : les cheminements se croisent à plusieurs endroits…

En arrivant au fond, les participant·e·s se réjouissent d’avoir participé au stage SSS quelques jours auparavant, car un nœud sur la corde leur barre la route ! Une fois cet obstacle franchi, on prend un casse-croûte puis on équipe le dernier petit puits afin d’aller jeter un œil à la désobstruction du fond. Et cela paraît très prometteur !

« Les gars, je vous juge je sens de l’air »
(Photo: Ulysse Beuret)

La sortie se transforme également en mission de sauvetage : une pauvre grenouille s’est retrouvée coincée au fond, avec pour seule compagnie quelques sangsues. Les sauveteur·euse·s du jour la remontent à la surface dans un tup qui sent encore bon le sandwich.

S’entame alors la remontée, cette fois-ci par la galerie supérieure. Celle-ci sera ponctuée des remarques aussi insistantes qu’insupportables de Valentin, qui repère chaque croll laissé ouvert après un puits (comme si cela ne lui arrivait jamais !). Et comme le veut la devise : « Croll ouvert, tu payes ton verre », la prochaine rencontre de l’équipe s’annonce arrosée.

A la file indienne, indienne, indienne
(Photo : Ulysse Beuret)

Toute bonne chose a une fin, et cette sortie n’a pas fait exception. Après environ six heures sous terre, l’expédition émerge à la lumière du jour, sous la pluie. Mais comme l’apprentissage n’est jamais terminé, Valentin se voit enseigner la descente d’un talus sur demi-cabestan afin de rejoindre la route située sous la grotte.

La grenouille est finalement relâchée, puis chacun se change rapidement sous la pluie avant de se séparer, non sans avoir discuté des envies respectives pour de prochaines sorties.

Au-delà de la visite elle-même, cette sortie interclubs a permis de riches échanges d’expériences, créé de nouveaux liens entre clubs et montré qu’une équipe qui se connaissait à peine une semaine auparavant était capable de mener à bien une opération de sauvetage dans les règles de l’art.

Bon, d’accord, il s’agissait d’une grenouille. Mais quand même !

Rafraîchissement aux Narines de Bœuf (25.05.2026)

Participants : Joël, Kilian, Marwane, Jonas.

Afin de se rafraîchir les idées et d’initier un ami de Kilian et de Marwane en ce chaud lundi de Pentecôte, une sortie est prévue au Creux Peugier, en France voisine. Ledit ami ne s’étant pas réveillé en ce lendemain de fête de village et les deux débutants ayant déjà fait leurs preuves, le choix se tourne finalement sur le Gouffre des Narines de Bœuf, non loin de Bellelay.

Il fait rapidement très chaud, alors la petite équipe ne traîne pas trop sur le parking, une fois dans la forêt, et malgré les nombreuses sorties faites dans ce gouffre, le groupe peine a trouver l’accès à la grotte car les bûcherons ont bûchronné et le petit sentier d’accès n’est plus visible.

Une fois à l’entrée, Jonas équipe le puits d’entrée et descend pendant que Joël supervise Marwane et Kilian. Quand tout le monde est au frais, la progression continue par le canyon jusqu’à la grande salle. Après avoir flâner entre les gros blocs qui meublent le paysage et explorer le fond de la grotte, la petite bande se sustente avant de prendre le chemin du retour.

Jonas prend la tête, Joël ferme la marche et déséquipe et la clique se retrouve rapidement à l’extérieur où il fait toujours autant chaud. La partie spéléo se termine sur le parking, mais une nouvelle quête démarre : trouver de la Tête de Moine ! Malheureusement le magasin local est fermé et l’automate est vide ! Ne s’avouant pas vaincus, l’équipe fait un détour par Saignelégier mais trouve l’automate de la fromagerie lui aussi vidé de son contenu. Déçu par cet échec, les spéléos rentrent au local pour nettoyer le matériel.

Visite de la Grotte de la Tourne – AD SSS à Vaumarcus

Participant·e·s : Marion Stäheli (St-Gall), Samia Ben Messaoud (GSL-SCVJ), Laure Marguerat (SCJ), Cécile Vuilleumier (SCNV), Jacques Farine (Troglologues), Valentin Michel (GSP), Jonas Stöcklin (GSP), Amandine Perret (GSP-SCVJ-SCNaye)

11 mai 2026 : 8h30 – 13h30 (TPS : 4 heures)

Cette sortie-visite était au programme de l’Assemblée des Délégués de la Société Suisse de Spéléologie, qui se tenait à Vaumarcus, canton de Neuchâtel, les 10 et 11 mai 2026.

Le rendez-vous était fixé directement à la cavité, qui s’ouvre en bordure de la route de la Tourne, à 8h30. Un horaire matinal pour un lendemain d’AD, mais tout à fait réaliste au vu des participant·e·s.

Notre petit groupe s’était vu confier les clés du gouffre — dont l’entrée est protégée par une lourde porte métallique — ainsi qu’un kit de cordes pourvu de nombreux mousquetons. Nous avions été jugés suffisamment autonomes par le comité d’organisation pour nous passer de guide local.

Ce fut donc une découverte pour toutes et tous ! La cavité s’est avérée richement concrétionnée, comme prévu, et très dense en bestioles diverses et variées. Nous avons pris notre temps pour réaliser de nombreuses photographies et pour traquer les Niphargus, dont trois individus ont été récoltés par Valentin en vue d’une détermination génétique par l’EAWAG, institut spécialisé dans le domaine. Notre chiroptérologue préféré a également estimé que cette cavité devait être intéressante pour les chauves-souris et projette déjà une visite hivernale.

Quelques photographies en vrac : Marion Stäheli, Jonas Stöcklin, Jacques Farine, Amandine Perret

Baume des Crêtes 02.04.26

La spéléoloc en sortie

Le samedi 2 mai 2026 Valentin et Tanguy ont organisé une sortie à la Baume des Crêtes, une grande classique du Doubs français. N’étant que deux, ce fut donc une sortie entre amou… entre colocs.

Topo de la Baume des Crêtes

Après avoir habilement dérobé les mousquetons (sans viroles, rendez-vous compte !) à Arnaud, Laurence et Numa, les spéléoloc ont préparé les kilomètres de cordes nécessaires pour équiper la cavité (presque sans exagération).

Arrivés sur place les deux représentants de l’antenne Neuchâteloise du GSP admirent l’entrée du gouffre et se jettent dedans avec entrain (et descendeurs, rassurez-vous). Valentin se coince alors un gant dans son mousqueton de frein lors de la descente. Tanguy le coach donc depuis le bas pour qu’il puisse effectuer une conversion (c’est à dire passer en mode remontée avec les bloqueurs) pour libérer son gant.

Valentin travaillant son grand écart dans le collecteur (Tanguy Racine)

Ce petit accrochage surmonté, le duo continue en direction de son objectif, le collecteur. La progression est plutôt efficace, quoique ralentie par les grosses « baloches » de cordes. Continuant l’apprentissage de son padawan, Tanguy supervise l’équipement d’un des puits par Valentin.

Après avoir progressé de diverses manières dans la cavité (sur corde, debout, en rampant, en pataugeant, etc.) Valou et Tanguette arrivent enfin au collecteur, qui n’a rien à envier à Milandre.

Valentin escaladant une cascade dans le collecteur (Tanguy Racine)

Après avoir remonté un peu la rivière en direction de l’amont et pris quelques photos, la décision est prise de remonter car la fatigue commence à se faire sentir.

La remontée de certains « toboggans », vachement drôle à la descente s’avère beaucoup moins drôle à la remontée. Néanmoins les deux spéléos arrivent finalement à la sortie après environ 9h passées sous terre. La légende raconte que pour une raison étrange la voiture sentait la pizza sur le trajet du retour…

Gouffre de Pertuis 26.04.2026

Présents: Jonas, Valentin, Joël, Bambel, Sébastien, Tanguy

Temps sous terre: 6h30

Le temps est au grand beau ce dimanche là, et on se donne rendez-vous pour faire la visite classique du gouffre de Pertuis (Chézard-Saint-Martin, NE). En janvier, Tanguy et Valentin avaient peiné à monter en voiture sous la neige jusqu’à la cluse du même nom, mais cette fois-ci, on arrive à se parquer au plus près de l’entrée, côté nord de la cluse. Pour sa part, Jonas arrive tout harnaché de cuir noir sur sa moto. On se change sous le soleil et très vite, il est temps de passer sous terre.

On suit les cordes en place et sur la vire très esthétique au dessus du puits de la chapelle Gut, on entend bien la rivière qui cascade vers les profondeurs. On arrive au départ du plus grand puits, Bambel part en flèche, suivi de Tanguy, puis Valentin. On s’émerveille tous assez des volumes et de l’ambiance!

Bambel est au fond du trou ou s’engouffre l’eau du grand puits. C’est arrosé, et ça siphonne très vite au bas de la corde, et on y est en bonne compagnie : une multitude de sangsues mimi-tout-plein. Mais la suite de la visite est autre part !

Sur une plateforme en bas du puits, on trouve les amarrages qui permettent d’accéder à la suite. Il y a des relents de cadavre qui nous assaillent les narines. L’origine, intéressante quoique glauque est vite trouvée : une grenouille putréfiée, engoncée dans ses pontes, apparemment encore vivantes, elles. Charmant.

Tanguy équipe le dernier petit puits qui donne sur un chantier de désobstruction, à la base duquel on fera la pause pique-nique. Il faut remonter, mais pas si vite ! Joël et Valentin empochent chacun un flash asservi pour tenter une photo depuis le bas du grand puits. Tout le monde met la main à la pâte pour prendre le cliché, puis c’est la remontée. A la belle vire au dessus du puits, on pose pour une petite photo de groupe. Le GSP est bien sorti en force! Merci à chacun pour la très chouette sortie!

Lundi de Pâques dans la boue

Gouffre Perte de Soit

Participants : Jonas (GSP), Axel (Tritons), Vincent (GSBR), Mann (GSBR), Alain (GSBR).

Vincent qui équipe la buse d’entrée

Pour terminé un weekend de Pâques en beauté, quoi de mieux que d’aller se traîné dans la boue en bas de 100m de puits? Il y a sûrement beaucoup de bonne réponse à cette question, mais nous on était pas au courant. On est donc parti pour équiper ce gouffre, qui était d’ailleurs déjà équipé en fixe mais comme Vincent voulait absolument porter des cordes et faire des nœuds, on l’a laissé faire.

Mann et Alain en bas du Puits du Karcher

La descente est rythmée par les chutes de pierres principalement provoquée par Mann et Jonas et par Vincent qui préfère tressé des nœuds sous la supervision de Axel plutôt que d’utiliser des mousquetons qui étaient d’ailleurs bien assez nombreux pour équiper cette cavité. Une fois en bas on profite d’un bon bain de boue afin d’entretenir notre peau soyeuse et on fait quelques photos avec les concrétions.

Vincent qui admire la belle cascade de concrétion au dessus du lac

Un rapide casse-croute s’impose après ces aventures. Suite à quoi on se met sur le chemin du retour, car il y a de la route pour rentrer à la maison. Vincent part devant suivi de Alain et de Jonas pendant que Mann et Axel déséquipent.

Et c’est ainsi que se conclu cette sortie qui clôture un beau weekend interclub marqué par la bonne humeur, la bonne nourriture, et les plans B quotidiens.

Sortie interclub à la Baume des Follatons

Sortie du 04.04.2026

Présent.e.s: Jonas & Tanguy (GSP), Axel (Tritons), Clara, Vincent, Mann & Alain (GSBR)

Temps sous terre: 7h30

Pour le samedi du weekend de Pâques, Jonas envoie une invitation à rejoindre une équipe interclub dans le but d’effectuer la traversée Follatons-Fées, à Vallorbe. La fonte nivale présage malheureusement que les parties aval siphonneront et l’idée de traversée est abandonnée avant même l’entrée dans la grotte. La plupart des canyons alentours sont en crue, en témoigne une sortie crépusculaire de Jonas et Axel le jour précédent.

L’équipe se donne rendez-vous au parking pour les Fées, et traverse un petit bout de forêt enneigé avant de s’engager dans l’entrée aménagée de la Baume des Follatons. Les puits gouttent un peu, mais la descente est rapide. Au pied d’un beau puits sombre, le pénultième avant de gagner les galeries horizontales du fond, il faut négocier un chaos rocheux déjà bien dégoulinant. L’un des blocs effondrés en base de corde est très riche en fossiles long de plus de 10 cm dont la forme de coquille a une hélice conique (Turritellidae?).

On descend alors le dernier puits et on désescalade pour entrer dans une suite de passages bas, boueux, par endroits parcourus de cours d’eau. Les premiers fléchages apparaissent et toute l’équipe s’engage avec abandon dans un passage en trou de serrure, bien coupant et apparemment assez bien arpenté. Les fléchages ont disparu, et la progression devient plus engagée: on s’est fourvoyé.

On rebrousse alors notre chemin et on retrouve, au dessus de nos tête un marquage réfléchissant qui nous avait échappé: il fallait grimper dans une lucarne mouillée entre plusieurs blocs pour accéder au niveau supérieur, la galerie Merlin. La progression est plus aisée, et on suit les marqueurs avec plus d’attention jusqu’à pénétrer dans une série de galeries spacieuses, entrecoupées de désescalades et escalades bien grasses. Finalement, on décide de grignoter le casse-croûte dans la salle qui précède la galerie des mille-feuilles.

Salle de pique-nique (Tanguy Racine)

Les mille-feuille en question semblent être une succession de remplissages argileux varvés, dont une partie a été vidangée. Juste après, on grimpe dans la salle Jurassique, puis de l’autre côté on se met à courir dans les galeries encore plus spacieuses des Titans, des Méduses, du Dôme. Très vite, on trouve le lac Victory, dans lequel Axel choisit de s’immerger pour une petite séance photo. C’est la fin de la visite pour aujourd’hui, et on fait demi-tour pour ressortir par les Follatons, et apprécier de nouveaux les espaces impressionnants qu’on vient de parcourir.

Au retour, on s’arrête dans la galerie des Titans pour une photo de groupe et on progresse à pleine vapeur jusque à la désescalade de la galerie Merlin vers les galeries basses. Par un besoin indescriptible de revivre des expériences brutes dans des méandres exigus, une partie de l’équipe se fourvoie de nouveau juste après la désescalade, puis revient vers les passages bas et boueux qui mènent aux puits. La remontée est sportive et humide, du fait de la fonte nivale qui a accéléré durant l’après-midi. Etonnamment, c’est le Puits de la Douche qui rince le moins sur cette remontée, chaque goulotte en tête de puits apportant sa dose rafraîchissante. Néanmoins, c’est le sourire aux lèvres qu’on se retrouve à l’extérieur, et qu’on aperçoit, sans toutefois y toucher, des tâches de soleil parmi les arbres.

Photo de groupe dans la galerie des Titans (Tanguy Racine)

Humide et haute en couleur: c’est la Rouge-Eau !

Sortie du 29.03.2026

Présent.e.s: Tanguy Racine (GSP), Helene Zauner (LVHKT), Gauvain, Delphine, Chloé, Eddy, Edwyn (SCJ)

Temps sous terre: 7h30 pour les bruntrutains

La « Rouge Eau » coule bien et c’est limite-limite pour la descente du Puits des Douches (Tanguy Racine)

On se donne rdv pour entrer dans la grotte dès 9h30 afin d’équiper avant que le groupe SCJ n’arrive. C’est Helene qui s’y colle pour le premier puits (des Mirages), avec ses parois bien glissantes et bien noires. Ensuite, Tanguy prend le relais jusqu’après les Puits des Douches et Puits des Manœuvres, bien arrosés tous deux. La descente vers la salle -92 se fait par la galerie de la Cheminée qui Pisse, itinéraire qui nécessite la pose de quelques amarrages naturels supplémentaires pour sécuriser la descente.

Helene prend ses aises dans la salle -92 (Tanguy Racine)

Ensuite, l’équipe remonte les escalades qui mènent à la Galerie du Grand Jour, joliment concrétionnée, et comportant d’assez importants plaquages de galets sur les parois (rien d’exotique en termes de provenance a priori, on reste sur des calcaires jurassiens, du local). On y retrouve les cordes recouvertes de croûte de calcite photographiées précédemment en janvier par Jonas. A nouveau, les ressauts sont équipés sur de l’amarrage naturel de type stalagmitique.

Le passage supérieur, qui donne ensuite accès à la galerie du Grand Jour est bien concrétionné! (Tanguy Racine)

L’équipe se divise alors: les spéléos du SCJ s’engouffrent vers les rampings du fond de la cavité, à la recherche de courants d’air, tandis que Tanguy et Helene commencent un atelier photo dans le passage concrétionné et à la salle -92. A la sortie, Gauvain et Chloé déséquipent les anciennes cordes en place, maintenant tonchées à de multiples endroits, et couvertes d’une belle couche de tourbe, tandis que Delphine et Edwyn déséquipent celles (de millésime plus récent) posées par Helene et Tanguy.

Le soleil (ce jour-ci en retard d’une heure!) accueille l’équipe en haut des puits, bénissant de ses rayons cette opportune sortie interclub.

Glacière de Monlési 15.03.26

La joyeuse équipe
Photo : Tanguy Racine

Le dimanche 15 mars 2026, une expédition aux multiples objectifs c’est retrouvée sur un parking proche de la glacière de Monlési, dans la vallée de la Brévine (NE).

Cette sortie avait en effet plusieurs buts : découvrir ce joyau neuchâtelois, recenser les chauves-souris qui y hibernent, réaliser quelques belles photos sous la direction de Tanguy, et initier plusieurs néophytes à la spéléologie.

Les membres du GSP présents étaient Valentin Michel, Tanguy Racine, Jonas Stöcklin et Léane Wyssen. Les initié·e·s du jour étaient quant à eux Elie Kernen, Camille Van Gool, Alfio Laini, Neal Mathes et Colleen Laird.

Le puits d’entrée sous la neige.
Photo : Léane Wyssen

Grâce à un retour inopiné de l’hiver, la marche d’approche s’est déroulée dans un décor enneigé, tout comme le puits d’entrée, magnifiquement recouvert d’un manteau blanc. Les stalactites de glace observées à l’entrée laissaient présager de belles découvertes à l’intérieur, et nous n’avons pas été déçus !

L’amour brille sous les stalactites
Photos : Tanguy Racine

Après avoir joyeusement exploré la salle principale et effectué le comptage des chauves-souris en hibernation, Tanguy et Jonas ont équipé les cordes permettant d’accéder à l’étage inférieur. Tanguy en a profité pour faire une démonstration de spéléologie glacière en réalisant un amarrage à l’aide de vis à glace, offrant ainsi une excellente introduction aux techniques verticales pour les participant·e·s.

Introduction à la spéléologie glacière
Photo : Tanguy Racine

Une fois tout le monde réuni en bas, Tanguy a proposé un petit cours de glaciologie souterraine, avant d’immortaliser le moment avec quelques photos de groupe.

La plèbe et le couple royal
Photo : Tanguy Racine

Une boîte de conserve rouillée, prise dans la glace, a également suscité la curiosité générale et alimenté quelques discussions sur son origine et son âge. À noter que, fait remarquable, l’équipe est restée suffisamment sage pour ne pas toucher à la bouteille d’absinthe qui les attendait au fond.

La boite de Pandore
Photo : Tanguy Racine

Après avoir fait le plein de beaux souvenirs, le groupe a pris le chemin du retour. À la sortie, une bataille de boules de neige s’est spontanément déclenchée, illustrant parfaitement la bonne humeur qui a régné tout au long de la journée.

Le nouveau président du GSP ne joue pas dans les règles…
Photo : Jonas Stöcklin

Une sortie complète, entre découverte, technique et convivialité, qui restera sans aucun doute dans les mémoires des participant·e·s !