Sortie du 13.04.2024 au Creux d’Entier

Etaient présents Jonas, Tanguy, Bambèle et Ana Paula.

Pour Tanguy et Ana, c’est une sortie découverte de cette cavité classique du Jura Bernois. Sous le soleil radieux, la petite équipe parvient à l’orée du trou avec son remarquable rail qui permet une première descente plein pot. C’est Jonas qui place la première corde et progresse en tête, en enchaînant les cordes, jusqu’au fond du puits du Bâlois. Derrière viennent Bambèle, Ana puis Tanguy.

Après une brève leçon d’équitation au fond du pendule du dernier puits (il est recommandé d’y chevaucher une arête concrétionnée pour transférer ses bloqueurs), tous les quatre vont d’abord admirer un petit lac entouré de belles concrétions avant de se diriger vers la galerie des Poupées.

On remonte une petite corde, puis on rampe avant de buter un court instant sur une escalade étroite et peu aguichante. Elle sera surmontée avec plus ou moins de grâce, avant que l’équipe poursuive son chemin dans les vastes espaces de la galerie ébouleuse et sombre de la galerie dite des Poupées.

Au fond, Tanguy poursuit avec un court ramping dans un boyau miné avant de faire demi-tour. C’est la pause déjeuner, on fait ensuite quelques photos et on prend le chemin de la sortie. Arrivés aux grandes longueurs de corde dans les puits d’entrée, on change l’ordre de progression afin de tenter quelques clichés en plongée. Jonas se contorsionne  alors pour prendre quelques poses de cordiste pour la postérité. Ana carbure derrière, tenant un des flash en contre-jour.

La sortie du gouffre se fait ensuite après 6h30 de progression tranquille, sous une jolie lumière d’après-midi. Un grand merci à l’équipe pour cet excellent moment partagé sous terre!

Sortie du 10.03.2024 à la Salamandre

Le 10.03.2024, Arnauld, Laurence et Tanguy ont continué l’exploration du puits nouvellement ouvert au fond du méandre des Pailles dans le gouffre de la Salamandre. Lors de la séance précédente, celle qui avait suivi l’AG du GSP, Arnauld et Raphaël avaient élargi le terminus pour accéder au premier palier d’un puits estimé à une grosse trentaine de mètres. Il s’agissait donc de procéder à l’équipement dudit puits et de repérer les prochains départs.
Depuis le méandre des Pailles, les trois spéléos pendulent au dessus du puits de 7 m découvert en Janvier 2024, et se faufilent dans la courte section de méandre en hauteur qui donne sur le grand puits. Arnauld ré-équipe alors l’accès au premier palier à environ -10m, puis procède à son nettoyage. Tanguy place les amarrages suivants pour descendre d’un jet jusqu’au fond du puits bien cylindrique, vers -30 m. Pas de suite évidente à cet endroit, hormis en désobstruant une grande quantité blocs décimétriques pour essayer de retrouver un bout de méandre qui repart.
Remonté au palier vers -10 m pour communiquer ces résultats, c’est la pause casse-croûte. Ensuite, Arnaud descend 5 m sous le palier du pique-nique et pendule pour accéder à un bout de galerie remontante, au sol argileux, qui donne alors sur une assez grande salle de dimensions estimées au pas à environ 35 x8 x8 m de long, large et travers. A l’amont, Arnauld part en ramping sur le remplissage argileux dans un petit passage parsemé de concrétions: petites stalagmites, stalactites et minces draperies. Quelques squelettes et excréments de chauve-souris sont à noter. L’arrêt se fait sur un remplissage qui touche le plafond après une vingtaine de mètres.
A l’aval de la salle, on peut suivre un petit canyon creusé dans les varves épaisses de plusieurs mètres. L’aval de ce petit canyon est laissé inexploré. En main droite, Laurence passe une zone de remplissage à passées sableuses pour déboucher sur une salle ébouleuse, annexe. Après avoir désescaladé quelques blocs, elle rapporte avoir trouvé deux départs possible. Un bout de méandre qu’il faudrait au préalable désobstruer car plusieurs blocs en barrent l’accès, et une escalade à réaliser en artificiel. Cette salle annexe est aussi caractérisée par de beaux remplissages de galets, dont au moins quelques éléments semblent provenir des Alpes. A voir de plus près!
Après avoir fait un rapide croquis, l’équipe reprend le chemin de la sortie, avec en poche, une centaine de mètres de première dans la Salamandre. On attend les prochaines sessions topo pour vérifier tout cela et surtout, trouver la suite!

TANGUY

Spéléo-secours exercice du 3.06.23 de la Colonne 5


Ferme des Grands-Champs (Undervellier) / Gorge du Ruisseau de Sacy (Courtételle)
Stage annuel de la colonne. Installation de postes techniques dans une gorge (essentiellement des tyroliennes) et déplacement du brancard avec un blessé fictif d’un point A à un point B.

Déroulement résumé de l’exercice
Préparatifs avant l’exercice : repérage du site (Gorge du Ruisseau de Sacy), contact avec le garde forestier, installation des repères pour signifier le début et la fin de chaque atelier.
Samedi 3 juin
Ferme des Grands-Champs
8 :30 RDV matinal pour les CI et le chef matériel. Briefing
9 :00 Arrivée des secouristes
9 :15 Briefing général. Annonce des équipes. Chargement du matériel de la colonne
9 :50 Départ pour la gorge avec un minimum de véhicules
Gorge du Ruisseau de Sacy
10 :30 Matériel et secouristes sur site
11 :30 Dernière équipe engagée dans la gorge
14 :00 Annonce de la préparation à la mise en brancard
15 :00 Départ du brancard
16 :15 Les premières équipes remontent
17 :05 Dernière secouriste annoncée de retour. Le brancard est sorti dans cet intervalle
18 :00 Retour aux Grands-Champs
Ferme des Grands-Champs
Apéritif, souper et nuitée
Dimanche 4 juin
Ferme des Grands-Champs
9 :00 Petit déjeuner
10 :00 Nettoyage et rangement du matériel / réunion des CI
11 :00 Débriefing de l’ensemble de l’exercice
12 :30 Fin du stage

Synthèse, remarques et conclusions
Le site du Ruisseau de Sacy est particulièrement bien adapté à ce type d’exercice et pourra être « utilisé » pour d’autres exercices, la gorge se poursuivant en amont et en aval.
L’exercice s’est déroulé à la grande satisfaction générale. Les points suivants ont été relevés lors du débriefing :
– Ne pas oublier de surélever les genoux de la blessée. C’est un point essentiel à son confort. Annoncer autant que possible la nature des obstacles et les changements de positions permet de rassurer la personne dans le brancard.
– La communication entre les postes techniques et les enchaînements sont encore améliorables.
– Ne pas oublier de se signaler (uniformes, banderoles, rubalise) à l’attention des autres usagers des chemins et de la forêt.
– La sécurité des secouristes (se longer, porter un casque, etc) est essentielle, même si l’on s’exerce en
extérieur et qu’on se sent très à son aise dans le milieu. Personne n’est à l’abri d’un accident.
– Penser à être efficace avec le matériel, notamment lors de l’utilisation des perfos qui sont très sollicités, mais aussi en anticipant les besoins et en vérifiant ce que l’on emporte (mèches), pour ne pas perdre du temps inutilement. Dans la même veine, se tenir prêt à son poste pour l’actionner le moment venu évite des temps morts inutiles.
– Andragogie : les chefs de poste ont pris la peine d’expliquer leur vision et de consulter les autres secouristes pour le montage des postes, ce qui a été apprécié. Il faut poursuivre sur cette voie pour que les nouveaux gagnent en autonomie/intégration.
– Technique : une des tyroliennes a été tendue à l’aide d’un balancier ce qui a très bien fonctionné. Ne pas
lésiner sur les bloqueurs, pour éviter tout retour en arrière du brancard non maitrisé.

Chevenez le 11 juin 2023
Amandine Perret, cheffe d’intervention à la colonne 5