Visite post – AG du SCNaye à l’Aven de l’Artère

Hivernale à Leysin le 24 janvier 2026

Participant.e.s : Maud Galletti (SCNaye), Amandine Perret (GSP, SCVJ, SCNaye), Manuel Borruat (SCNaye, SCVJ), Philippe Fontaine (SCNaye), Jean-Marc Jutzet (SCPF, SCNaye).

Le rendez-vous est donné à 9h00 au bas du télésiège, en haut du village de Leysin. Les parkings sont déjà pleins. Arrivés à trois voitures, l’une d’entre elles ne trouve pas de place et Jean-Marc doit aller se garer au bas du village et prendre une navette.

Tout équipés en spéléo, nous n’avons pas de peine à acheter une montée simple, qui nous coûte tout de même 20.-

En trois virages, nous arrivons à l’entrée du trou. Interprétant les conseils de Julien (SCJ), nous descendons avec nos sacs dans la première petite salle pour nous changer à l’abri des regards et de la neige. Mais il y a de la neige dans cette petite salle quand même, et un bon courant d’air froid. Maud emporte ses skis pour réaliser une photographie décalée. Il est 10h30, nous sommes plutôt efficaces !

Une fois convenablement équipés, nous descendons dans la première salle-galerie, très impressionnante. Nous perdons assez vite Manu, qui apparait puis disparait, bref, un départ en dents de scie. Une fois repéré le sens de la visite, nous équipons le premier ressaut (P5), auquel il manque une corde (et des mousquetons). Heureusement, Julien (Vanessa !) nous avait avertis. Le deuxième puits est équipé. La corde, bien boueuse, augure de la suite.

Au bas d’une nouvelle et grosse galerie (la suite de la précédente, avec son même miroir de faille), un passage carrément étroit freine les ardeurs de Manu et Jean-Marc. Par chance, c’est court. Vient ensuite rapidement la désob. Frésard, qui a raison de la motivation de Manu. Philippe se propose pour rester avec lui et aller visiter les amonts. Nous convenons de nous retrouver au bistrot si nous ne sortons pas trop tard.

La suite reprend du volume et nous nous trouvons donc, Maud, Jean-Marc et moi, dans une belle galerie ébouleuse et sombre à souhait. Nous progressons d’un bon pas jusqu’à ce que le plafond s’abaisse brusquement et qu’une reptation s’annonce. Une longue corde et des bouts de tubes jonchent le passage bas et pavé de blocs. Un peu d’eau est visible de ci, de là. J’imagine que le passage peut se remplir plus ou moins d’eau et que les tubes sont des drains.

Une nouvelle étroiture se présente et Jean-Marc nous annonce que s’en est assez pour lui. Il rejoint les autres. Nous voilà donc plus que deux pour la visite.

Une quatrième étroiture nécessite à nouveau que je déplace mon descendeur sur le côté et que je défasse mon baudrier de torse. Je soupçonne les explorateurs (SCJ) d’avoir maintenu ces passages sélectifs à dessein.

À ce stade de la progression, Maud et moi sommes déjà bien couvertes de boue et cela va aller de mal en pis. Nous poursuivons vers une salle assez vaste et entièrement tapissée de glaise relativement sèche. Un coup d’œil à la topo et nous réalisons que le volume se noie presque entièrement. Quelques fistuleuses au plafond sont restées bien blanches.

Un shunt en haut d’une E6 livre l’accès à une suite. Pour ne pas finir bec dans l’eau, une intense réflexion, une bonne dose de souplesse et un fort gainage sont requis. J’ai oublié de signaler que Maud porte notre kit depuis le début de cette aventure, ce qui me convient tout à fait dans ce type de passage.

Prenant pied dans une nouvelle galerie très esthétique, noire, avec des blocs au sol, des strates au mur et des marmites çà et là, nous faisons enfin une pause pique-nique. Il est environ 13h30. Nous convenons d’un demi-tour à 15h00 pour une sortie vers 17h00.

La suite de la visite se fait dans un paysage très varié : on passe en à peine 5 mètres d’un large méandre à cupules à une vaste galerie ébouleuse. Des plans inclinés s’enchaînent, entrecoupés de petites désescalades. C’est très beau. On pressent que la remontée va être intense, vu le rythme soutenu de notre perte d’altitude.

Avec la très belle topo de Louis Stahelin (SCJ), nous nous guidons très facilement et évitons presque tous les diverticules annexes. Maud prend du temps pour récolter des gouttes pour le projet d’Anna Häuselmann et consorts (Uni Bâle) et nous arrivons déjà au fond du gouffre, avec son siphon et son bouchon de boue.

La galerie finale est vraiment très large. Il me semble que le miroir de faille des toutes premières salles est encore visible ici. Des concrétions cassées jonchent le sol, uniformément couvert de boue sèche. Nous prenons mille précautions pour ne pas laisser trop de traces de pieds ou de mains sur cette surface fragile.

On y voit de nombreuses figures de dépôts et d’érosion de sédiments (petits sapins d’argile, petites cheminées de fées, petits gours, petites rides de courant, étrange stalagmite de boue en forme de volcan, etc.). Il est 14h45, le timing est parfait : nous prenons le chemin du retour.

Comme prévu, la remontée est assez raide et les cuisses sont vite en feu. Les plans inclinés nous donnent l’impression de ne pas savoir monter au jumar, les passages boueux sont glissants à souhait, mais le paysage est toujours aussi varié et esthétique. Beaucoup de mondmilch et plusieurs sortes de concrétions au plafond donnent des contrastes saisissants.

Une fois franchie la dernière étroiture, le froid du dehors se fait sentir, saisissant, et nous nous rendons compte que nous sommes trempées de sueur et d’eau de flaque. Il ne faut pas trop traîner dans cet environnement.

On se change aussi rapidement que possible et c’est un véritable soulagement d’enfiler un pantalon de ski sec et doux. La doudoune n’est pas mal non plus, mais une épreuve imprévue nous attend encore.

Maud avait à peine retrouvé l’usage de ses doigts que nous réalisons que nous allons devoir nous extraire, ainsi que nos sacs, aussi pesants que des ânes morts, d’une espèce de désescalade étroite et glissante qui constitue le passage d’entrée de cette belle grotte.

Après moult essais et de gros efforts (nous y passons bien 15 minutes), nous sommes enfin dehors dans la neige et pouvons chausser les skis. J’annonce alors à Maud que nos efforts ne sont pas terminés, parce qu’avec mon niveau de ski, le sac sur le dos et les jambes bien entamées par la remontée, la descente à ski ne se fera pas en mode schuss :). Il est alors 17h45.

Par bonheur, les dameuses ont débuté leur ballet de nuit et la piste est toute douce sur quasiment l’entier de la descente. Je culpabilise un tout petit peu de saboter leur beau travail, mais n’ai aucune intention de me lancer dans du hors-piste. Qui plus est, un autre skieur nous rattrape d’on ne sait où et fait aussi une belle trace sur la piste toute neuve.

Le bas des pistes est atteint à 18h15. C’est le moment de faire un message à nos collègues et de désactiver notre gardien de piquet, qui n’est autre que Jean, que je vais rejoindre d’ici peu à Écoteaux.

Une très belle visite. Merci au SCJ pour les infos, l’explo, l’équipement et la topo !

AP, le 27.01.2026

Le Gouffre de Pertuis, sous la neige

Sortie du 10 janvier 2026

Etaient présents: Tanguy Racine et Valentin Michel.

A l’occasion d’une sortie comptage de chiroptères, Valentin et Tanguy s’engagent au Gouffre de Pertuis, dans le canton de Neuchâtel pour une petite sortie verticale en début d’année. La tempête de neige s’invite aussi au rendez-vous, et après plusieurs essais, on parvient à parquer la voiture proche de l’entrée. Depuis le bas, il aura fallu contourner les Vieux Prés par le Côty afin d’éviter toute route vraiment pentue. On se change dans l’enfer blanc, et les flocons continuent de tomber. Puis on monte dans la cluse de Pertuis, ou l’on trouve, sans mal l’entrée. On peut alors s’y prélasser au milieu de bouffées d’air tiède.

La cluse de Pertuis et porche d’entrée du gouffre du même nom — Tanguy Racine

Les cordes sont en fixe, alors on suit l’autoroute émaillée d’amarrages forés vers les profondeurs silencieuses de la série de puits secs. On repère déjà plusieurs grands murins aux parois. Puis vient un bout de galerie aux coupoles de plafond assez esthétiques, parcourue d’un bon courant d’air, qui donne ensuite sur une belle vire amenant aux grands puits. Le grondement sourd de l’actif se fait entendre et on descend plus avant.

Tanguy descend le grand puits, tandis que Valentin tâte le premier fractionnement, puis remonte à la vire. Impossible de s’entendre à presque 50 m de distance, avec le bruit de la cascade et les réverbérations des voix. Peu importe, on fait alors demi-tour et s’en suit une petite séance photo, sur la vire, dans la galerie sèche, et à l’entrée. Sur le chemin de la sortie, on fait aussi des pauses pour compter les chiroptères, assez nombreux dans les parties sèches (une vingtaine, toutes espèces confondues).

Valentin longé sur la vire assez esthétique au dessus du grand puits — Tanguy Racine

Temps sous terre: 4h30. Il a neigé une bonne dizaine de cm entre l’entrée et la sortie de la cavité, et la nuit tombant peu à peu, les deux spéléos redescendent sur Neuchâtel avec prudence et sans encombres.

Avant / après la sortie, et petit message affectueux — Tanguy Racine

Expédition glacière à la Rouge-Eau

Participants : Amandine et Jonas

C’est par une belle matinée d’hiver, grand soleil et 10 degrés en dessous de zéro que la journée commence. Après s’être rapidement changé et avoir préparé les kits, on entame la courte marche d’approche. Le ruisseau étant gelé, on décide de tester la solidité de la glace sans grand succès, mais cela nous permet de constater que sous la surface, le ruisseau coule.

Jonas à l’équipement de l’entrée

Arrivés à l’entrée on constate que des cordes sont restées en place depuis bien longtemps, mais ne leur faisant pas confiance, on rééquipe par dessus. Une expédition nettoyage sera nécessaire afin de ramassé ces (très) vieilles cordes et refaire quelques amarrages.

Équipement du puits des douches

La progression se fait pratiquement au sec, à part dans le Puits des Douches, qui porte bien son nom. En arrivant dans la Salle à -92, au pied de l’escalade de 8m, on se rend compte que la corde n’est plus dans sa prime jeunesse (1995), on décide qu’on laissera nos cordes en place, mais en attendant il faut malgré tout monter. C’est donc prudemment que Jonas s’attaque à la remontée et équipe une corde en bon état.

Salle à -92m

Après deux escalades on arrive dans une salle et on cherche la suite, qui se trouve tout au fond, dans une désescalde étroite. Après un dernier puits et un ressaut, la petite équipe arrive dans la Galerie du Grand Jour, richement concrétionnée, qui marquera le point de retour.

C’est donc là que commence le chemin du retour, après avoir changé les cordes des escalades et embarqué les anciennes, on fait une pause pic-nic avant d’entamer la remontée des grands puits.

Pour la remontée, c’est Amandine qui déséquipe. Après une deuxième douche à la remontée, on retrouve rapidement la surface où le matériel gèle très rapidement, il fait encore -6°C malgré un soleil radieux. C’est donc encore en sous-combi que les aventuriers s’enfile dans leurs voitures respectives afin de rentrer profiter d’une douche bien chaude.

Grottes de la Haute Joux 1 et 2

Le samedi 20 décembre 2025, une équipe de motivé.e.s s’est dirigée en terre bernoise avec comme objectif d’aller visiter les grottes de la Haute Joux, situées dans la falaise du même nom au-dessus de Crémines. Plus précisément, il s’agissait de réaliser le premier comptage hivernal de chauves-souris en hibernation, car jamais encore un chiroptérologue (scientifique chauves-souris) n’avait mis les pieds dans ce trou reculé. C’est donc tout motivés qu’Amandine, Jonas, Sébastien et Valentin se sont lancés dans cette aventure.

La première étape, et pas la moindre, consiste à trouver le fameux « arbre en plein vide » qui permet une déviation dans la falaise. En l’absence de guide ayant déjà équipé le susmentionné arbre, nous avons dû nous y prendre à deux fois avant de le trouver, car le point GPS indiqué dans l’inventaire a beau être juste, ce ne sont pas les arbres qui manquent à cet endroit là. On remercie au passage Jonas qui faisait de joyeux allers-retours en falaise à la recherche du porche d’entrée. Pour de futures potentielles aventures, voici des photos de l’arbre pour le trouver plus facilement la prochaine fois :

On notera que deux kits sont nécessaires pour éviter le frottement dans la falaise, et que l’installation d’un fractionnement ne serait pas un luxe pour améliorer la sécurité.

Ayant enfin trouvé comment accéder à l’entrée A, nous pouvons profiter de la magnifique vue sur Crémines à la descente et faire un remake de la couverture de l’inventaire :

Commence alors la visite de la Haute Joux 1 et ses nombreuses entrées dans la falaise. On se rend vite compte que la grotte est bien habitée, mais pas par les chauves-souris ; en effet une quantité d’empreintes et de crottes trahissent la présence de fouines, renards et autres blaireaux. De plus, la grotte est étroite, très boueuse, donc pas de volumes propices à l’hibernation. Après le passage de quelques vilaines étroitures nous arrivons à l’entrée B qui permet l’accès à la Haute Joux 2 grâce à un petit rappel oblique. Voici quelques photos avant notre entrée dans la Haute Joux 2 pour témoigner de la propreté de la grotte :

Dans la Haute Joux 2, la récompense : des chauves-souris ! Elles utilisent la magnifique cheminée concrétionnée, et ses nombreuses cachettes. Voici pour preuve l’un des grands murins observés :

Vient alors le moment de remonter. Il existe une vire entre l’entrée B et l’entrée A de la Haute Joux 1, malheureusement l’équipement depuis le bas est rendu risqué par l’absence d’amarrages en suffisance. La prochaine fois il faudra penser à équiper cette vire avant de s’engager dans la Haute Joux 1, car elle permet d’éviter de retraverser la grotte dans l’autre sens. Là encore l’ajout d’amarrages pourrait améliorer la sécurité. C’est donc avec une petite pointe de frustration qu’on fait le chemin inverse dans la grotte, avec sa boue et ses étroitures, ce qui permet d’uniformiser complètement la couleur de nos combinaisons. Astuce pour la prochaine fois : mettre l’équipement vertical à l’abri dans un kit pour le préserver de la glaise ; en effet la remontée dans la falaise s’en est trouvée très pénible avec des bloqueurs qui ne bloquaient plus très bien…

Bref, une sortie assez éprouvante au final, mais qui nous laissera somme toute un très bon souvenir, et une envie de revenir (pas forcément tout de suite hein) pour refaire le plein de sensations fortes, de beaux paysages et d’aventures !

Traversée de Milandre

Le dimanche 23 novembre, une petite équipe d’improvisateur.ices composée de Valentin, Tanguy, Elie, Camille et Alfie s’est donné rendez-vous pour compléter la traversée de Milandre. Parallèlement, Jonas guide une équipe de quatorze spéléos vaudois sur le même itinéraire.

Les deux groupes se croisent au Maira, et Jonas confie la clef de l’entrée à Tanguy, qui la met promptement au chaud dans sa veste, pensant que l’équipe « impro » serait plus vite changée et prête à partir que l’équipe vaudoise. Il n’en n’est rien, et les deux groupes se retrouvent à la Bâme. La clef, elle, est restée au Maira.

Tanguy et Valentin font la navette une nouvelle fois pour chercher le précieux sésame au Maira. Ensuite, on se sépare, et les quatorze + un s’enquillent dans la grotte. L’équipe « impro » parcourt les avals et fait une pause photo, puis rejoint les vaudois cassant la croûte dans une partie sèche. L’air embaume les pâturages du Jura Vaudois. Jonas et son équipe décampent, suivant leur nuage et on ne les revoit plus.

La petite équipe impro continue son chemin, et après environ six heures de progression, ressortent au Maira, bien fourbus, mais le sourire au lèvres. C’est clairement une aventure qui plaît!

Prises de vue de la rivière dans le premier kilomètre et à l’amont de la Grande Cascade de Milandre @ Tanguy Racine

Tanguy subtilise la clef de voiture de Valentin dans son bidon et décampe vers le local. Comme son natel tombe en rade, il manque alors les appels de Jonas qui devait déposer Valentin à sa voiture. Peu importe, revenus au local, ils transmettent l’info, et Tanguy et le pauvre Valentin refont la navette vers la Bâme.

On oubliera les mésaventures des clefs autour d’une fondue bien méritée au local!

Creusage au Lôtier

Le dimanche 19 octobre voit une belle équipe continuer la désob au Lôtier. Sont présent.e.s: Amandine, Joël, Guillaume, Sébastien, Marc, Lucia, Valentin, et des manoeuvres. On sort les habituels sacs de roche pulvérisée, puis les sacs de galets, et enfin les sacs de boue. On gagne un peu de profondeur, et le trou du fond s’élargit. La rivière n’est pas encore au rendez-vous, mais ce n’est qu’une question de temps et de motivation.

Sortie du Lôtier avec le sourire (intérieur) au lèvres @ Tanguy Racine

Lendemains qui chantent au Creux d’Entier

Le lendemain, lundi 20 octobre, Tanguy et Valentin se rendent au Creux d’Entier pour y parcourir les belles verticales équipées en fixe. Cependant, on rebrousse chemin en haut de la deuxième tête de puits équipée de câbles: c’est vertigineux. A la remontée, Tanguy en profite quand même pour tenter une photo classique de progression dans le puits d’entrée. Un peu moins de deux heures en tout dans la grotte, mais une envie mordante de revenir et franchir l’obstacle à une date ultérieure.

Le puits d’entrée du Creux d’Entier @ Tanguy Racine

Passeport Vacances 2025 -Touki Trou

Pour ce passeport vacances 2025, l’équipe d’accompagnants était composée de Amandine, Raph, Sébastien et Jonas.

La journée commence à 8h15 au local pour un café rapide et la préparation du matériel. Après avoir soigneusement compté, recompté les baudriers et les longes, on se rend à la place des Postes à Porrentruy pour récupérer les jeunes aventuriers.

Après de rapides présentations, on embarque dans les voitures et c’est parti pour 45 min de routes jusqu’aux Pommerats. Arrivés sur place, on distribue le matériel et on s’habille. Amandine et Raph partent devant pour équiper le premier puits pendant que Jonas et Sébastien font un dernier contrôle matériel ainsi qu’un petit briefing de sécurité.

Après cinq minutes d’attente, pendant les quelles les enfants posent quelques questions, la descente commence un par un. Raph est en haut du puits et s’occupe de les descendre, Amandine les réceptionne en bas.

Une fois que tout le monde a passé le premier obstacle, la progression commence dans la bonne humeur. Quelques désescalades et faufilements plus tard, arrive le deuxième puits. Cette fois Jonas descend en premier dans la grande salle et Amandine s’occupe de la descente.

Quand le groupe est réuni, on profite d’un petit temps dans le noir complet avant d’entamer le picnic. Après un repas bien mérité, on divise les jeunes en petits groupes pour s’attaquer à une vire vertigineuse suivie d’un boyau étroit, mais joliment concretionné.

C’est boueux et souriants que les explorateurs prennent le chemin du retour. Le premier puits est remonté avec une échelle, et une corde pour la sécurité. Raph et Amandine continue avec les spéléos fraîchement initiés pendant que Sébastien et Jonas ramassent le matériel.

Au deuxième puits, on utilise un système de balancier avec Amandine comme contre-poids afin d’accélérer la démarche. En effet, le temps fil et il y a encore la route du retour !

Après une sortie express et un retour à la chaleur de la surface, on se change en vitesse et on se met en route. Avec seulement 5 minutes de retard, la petite troupe arrive sur le lieux de rendez-vous pour terminer la journée.

Échange spéléo – alpinisme, l’alpi!

Place au granite, au glacier et à la vue

Les protagonistes : chez les grimpeurs-euses : Jonathan, Livia, Julia, Reto, Luca, Varin; du GSP : Jonas, Amandine, du SCVJ : Oriane, Jules, Manu, Dani, du SCNaye : Maud

Au programme du samedi, une très jolie (et facile) longue voie avec vue plongeante sur le glacier du Rhône. Nous sommes sept spéléos pour 6 grimpeurs et faisons des cordées un peu mixtes. Une partie des effectifs entreprend la Via Franz, 16 longueurs, 4b max et l’autre partie s’engage dans la Kreuzbandweg, 13 longueurs (plus longues), 4c max. On grimpe sur de belles dalles de granite, qui accrochent bien les chaussons. A la fin, tout le monde et ravi et a très mal aux pieds (surtout les spéléos).

Dimanche, une météo incertaine va entretenir le suspens jusqu’à 3 heures du matin. Finalement, Jonathan, notre organisateur en chef décide d’abandonner le projet d’arête – nous sommes trop nombreux, trop novices et la météo est vraiement très instable. Le réveil est reporté à 6 heures (tout de même…), pour une matinée de grimpe en moulinettes dans un très cosy « jardin de grimpe » à 5 minutes de notre lieu de bivouac. Ce n’est que quand les chaussons sont devenu insupportables et les bouts de doigts tout rouge que nous nous arrêtons de grimper, avec, en final très apprécié, un petit cour pratique sur la pose de coinceurs.

Pour les souvenirs, mentionnons encore : l’ananas de Manu, l’acro yoga, le jeu des ninja, le festival de musique étrange, la baignade au lac et le stop en Tesla.

Un grand merci à nos collègues grimpeurs pour l’organisation – en particulier Jonathan, son programme au poil et la difficile prise de décision au sujet de l’arête.

Visite du Gouffre de Poudry

Dimanche 25 mai 2025

Léane Wyssen, Jonas Stöcklin, Amandine Perret

Après quelques hésitations sur l’activité qui allait nous occuper ce dimanche 25 mai (Gouffre du Dafalgan, Gouffre de la Rouge Eau, longue voie au Pic de Grandval, moulinettes à Calabri) c’est finalement le Gouffre de Poudry, dans le Doubs, en France voisine, qui a fédéré notre petite équipe. Le rendez-vous est fixé à 9h00 au local. On remarque au passage que Valentin est déjà passé dans la matinée prendre du matériel pour la sortie parallèle aux Narines de Bœufs.

Le temps de préparer nos affaires et nous voilà partis pour une petite heure de route. Quelques moreaux de musique plus tard (dont Manhattan Kaboul qui nous accompagneras encore presque toute la visite 🙂 Jonas propose de partir à la recherche de l’entrée du gouffre avant d’enfiler les combi. Riche idée! Nous ne trouvons pas tout de suite notre objectif… A noter que le pointage sur la carte IGN n’est pas pile poil au bon endroit… il faut vraiement aller jusqu’au coin du champs puis cheminer quelques dizaines de mètres dans la forêt direction SO. Rappel pour la prochaine fois : ne pas hésiter à prendre un antihistaminique parce qu’à cette saisons, il faut traverser un champs (!) de graminées qui étaient – ce jour-là – furieusement agités par un vent insistant… entre deux refrains de Manhattan Kaboul on pouvait entendre un ou deux at’shiiii, du moins, dans la première partie du trou.

L’équipement est grandement facilité par les broches en place (merci le CDS!), les volumes tout à fait impressionnants, la faune troglobie abondante!

L’aller retour se fait un 4 heures avec une fouille en ordre des diverticules de la trémie terminale.

Léane est adoubée « plus débutante ». Jonas et Amandine se sont partagé équipement et déséquipent sur un mode alternant en passe de faire ses preuves.

Une très jolie sortie en bonne compagnie.

A. Perret, le 26.05.2025