Gouffre de Pertuis 26.04.2026

Présents: Jonas, Valentin, Joël, Bambel, Sébastien, Tanguy

Temps sous terre: 6h30

Le temps est au grand beau ce dimanche là, et on se donne rendez-vous pour faire la visite classique du gouffre de Pertuis (Chézard-Saint-Martin, NE). En janvier, Tanguy et Valentin avaient peiné à monter en voiture sous la neige jusqu’à la cluse du même nom, mais cette fois-ci, on arrive à se parquer au plus près de l’entrée, côté nord de la cluse. Pour sa part, Jonas arrive tout harnaché de cuir noir sur sa moto. On se change sous le soleil et très vite, il est temps de passer sous terre.

On suit les cordes en place et sur la vire très esthétique au dessus du puits de la chapelle Gut, on entend bien la rivière qui cascade vers les profondeurs. On arrive au départ du plus grand puits, Bambel part en flèche, suivi de Tanguy, puis Valentin. On s’émerveille tous assez des volumes et de l’ambiance!

Bambel est au fond du trou ou s’engouffre l’eau du grand puits. C’est arrosé, et ça siphonne très vite au bas de la corde, et on y est en bonne compagnie : une multitude de sangsues mimi-tout-plein. Mais la suite de la visite est autre part !

Sur une plateforme en bas du puits, on trouve les amarrages qui permettent d’accéder à la suite. Il y a des relents de cadavre qui nous assaillent les narines. L’origine, intéressante quoique glauque est vite trouvée : une grenouille putréfiée, engoncée dans ses pontes, apparemment encore vivantes, elles. Charmant.

Tanguy équipe le dernier petit puits qui donne sur un chantier de désobstruction, à la base duquel on fera la pause pique-nique. Il faut remonter, mais pas si vite ! Joël et Valentin empochent chacun un flash asservi pour tenter une photo depuis le bas du grand puits. Tout le monde met la main à la pâte pour prendre le cliché, puis c’est la remontée. A la belle vire au dessus du puits, on pose pour une petite photo de groupe. Le GSP est bien sorti en force! Merci à chacun pour la très chouette sortie!

Lundi de Pâques dans la boue

Gouffre Perte de Soit

Participants : Jonas (GSP), Axel (Tritons), Vincent (GSBR), Mann (GSBR), Alain (GSBR).

Vincent qui équipe la buse d’entrée

Pour terminé un weekend de Pâques en beauté, quoi de mieux que d’aller se traîné dans la boue en bas de 100m de puits? Il y a sûrement beaucoup de bonne réponse à cette question, mais nous on était pas au courant. On est donc parti pour équiper ce gouffre, qui était d’ailleurs déjà équipé en fixe mais comme Vincent voulait absolument porter des cordes et faire des nœuds, on l’a laissé faire.

Mann et Alain en bas du Puits du Karcher

La descente est rythmée par les chutes de pierres principalement provoquée par Mann et Jonas et par Vincent qui préfère tressé des nœuds sous la supervision de Axel plutôt que d’utiliser des mousquetons qui étaient d’ailleurs bien assez nombreux pour équiper cette cavité. Une fois en bas on profite d’un bon bain de boue afin d’entretenir notre peau soyeuse et on fait quelques photos avec les concrétions.

Vincent qui admire la belle cascade de concrétion au dessus du lac

Un rapide casse-croute s’impose après ces aventures. Suite à quoi on se met sur le chemin du retour, car il y a de la route pour rentrer à la maison. Vincent part devant suivi de Alain et de Jonas pendant que Mann et Axel déséquipent.

Et c’est ainsi que se conclu cette sortie qui clôture un beau weekend interclub marqué par la bonne humeur, la bonne nourriture, et les plans B quotidiens.

Sortie interclub à la Baume des Follatons

Sortie du 04.04.2026

Présent.e.s: Jonas & Tanguy (GSP), Axel (Tritons), Clara, Vincent, Mann & Alain (GSBR)

Temps sous terre: 7h30

Pour le samedi du weekend de Pâques, Jonas envoie une invitation à rejoindre une équipe interclub dans le but d’effectuer la traversée Follatons-Fées, à Vallorbe. La fonte nivale présage malheureusement que les parties aval siphonneront et l’idée de traversée est abandonnée avant même l’entrée dans la grotte. La plupart des canyons alentours sont en crue, en témoigne une sortie crépusculaire de Jonas et Axel le jour précédent.

L’équipe se donne rendez-vous au parking pour les Fées, et traverse un petit bout de forêt enneigé avant de s’engager dans l’entrée aménagée de la Baume des Follatons. Les puits gouttent un peu, mais la descente est rapide. Au pied d’un beau puits sombre, le pénultième avant de gagner les galeries horizontales du fond, il faut négocier un chaos rocheux déjà bien dégoulinant. L’un des blocs effondrés en base de corde est très riche en fossiles long de plus de 10 cm dont la forme de coquille a une hélice conique (Turritellidae?).

On descend alors le dernier puits et on désescalade pour entrer dans une suite de passages bas, boueux, par endroits parcourus de cours d’eau. Les premiers fléchages apparaissent et toute l’équipe s’engage avec abandon dans un passage en trou de serrure, bien coupant et apparemment assez bien arpenté. Les fléchages ont disparu, et la progression devient plus engagée: on s’est fourvoyé.

On rebrousse alors notre chemin et on retrouve, au dessus de nos tête un marquage réfléchissant qui nous avait échappé: il fallait grimper dans une lucarne mouillée entre plusieurs blocs pour accéder au niveau supérieur, la galerie Merlin. La progression est plus aisée, et on suit les marqueurs avec plus d’attention jusqu’à pénétrer dans une série de galeries spacieuses, entrecoupées de désescalades et escalades bien grasses. Finalement, on décide de grignoter le casse-croûte dans la salle qui précède la galerie des mille-feuilles.

Salle de pique-nique (Tanguy Racine)

Les mille-feuille en question semblent être une succession de remplissages argileux varvés, dont une partie a été vidangée. Juste après, on grimpe dans la salle Jurassique, puis de l’autre côté on se met à courir dans les galeries encore plus spacieuses des Titans, des Méduses, du Dôme. Très vite, on trouve le lac Victory, dans lequel Axel choisit de s’immerger pour une petite séance photo. C’est la fin de la visite pour aujourd’hui, et on fait demi-tour pour ressortir par les Follatons, et apprécier de nouveaux les espaces impressionnants qu’on vient de parcourir.

Au retour, on s’arrête dans la galerie des Titans pour une photo de groupe et on progresse à pleine vapeur jusque à la désescalade de la galerie Merlin vers les galeries basses. Par un besoin indescriptible de revivre des expériences brutes dans des méandres exigus, une partie de l’équipe se fourvoie de nouveau juste après la désescalade, puis revient vers les passages bas et boueux qui mènent aux puits. La remontée est sportive et humide, du fait de la fonte nivale qui a accéléré durant l’après-midi. Etonnamment, c’est le Puits de la Douche qui rince le moins sur cette remontée, chaque goulotte en tête de puits apportant sa dose rafraîchissante. Néanmoins, c’est le sourire aux lèvres qu’on se retrouve à l’extérieur, et qu’on aperçoit, sans toutefois y toucher, des tâches de soleil parmi les arbres.

Photo de groupe dans la galerie des Titans (Tanguy Racine)

Humide et haute en couleur: c’est la Rouge-Eau !

Sortie du 29.03.2026

Présent.e.s: Tanguy Racine (GSP), Helene Zauner (LVHKT), Gauvain, Delphine, Chloé, Eddy, Edwyn (SCJ)

Temps sous terre: 7h30 pour les bruntrutains

La « Rouge Eau » coule bien et c’est limite-limite pour la descente du Puits des Douches (Tanguy Racine)

On se donne rdv pour entrer dans la grotte dès 9h30 afin d’équiper avant que le groupe SCJ n’arrive. C’est Helene qui s’y colle pour le premier puits (des Mirages), avec ses parois bien glissantes et bien noires. Ensuite, Tanguy prend le relais jusqu’après les Puits des Douches et Puits des Manœuvres, bien arrosés tous deux. La descente vers la salle -92 se fait par la galerie de la Cheminée qui Pisse, itinéraire qui nécessite la pose de quelques amarrages naturels supplémentaires pour sécuriser la descente.

Helene prend ses aises dans la salle -92 (Tanguy Racine)

Ensuite, l’équipe remonte les escalades qui mènent à la Galerie du Grand Jour, joliment concrétionnée, et comportant d’assez importants plaquages de galets sur les parois (rien d’exotique en termes de provenance a priori, on reste sur des calcaires jurassiens, du local). On y retrouve les cordes recouvertes de croûte de calcite photographiées précédemment en janvier par Jonas. A nouveau, les ressauts sont équipés sur de l’amarrage naturel de type stalagmitique.

Le passage supérieur, qui donne ensuite accès à la galerie du Grand Jour est bien concrétionné! (Tanguy Racine)

L’équipe se divise alors: les spéléos du SCJ s’engouffrent vers les rampings du fond de la cavité, à la recherche de courants d’air, tandis que Tanguy et Helene commencent un atelier photo dans le passage concrétionné et à la salle -92. A la sortie, Gauvain et Chloé déséquipent les anciennes cordes en place, maintenant tonchées à de multiples endroits, et couvertes d’une belle couche de tourbe, tandis que Delphine et Edwyn déséquipent celles (de millésime plus récent) posées par Helene et Tanguy.

Le soleil (ce jour-ci en retard d’une heure!) accueille l’équipe en haut des puits, bénissant de ses rayons cette opportune sortie interclub.