9 juillet 2026
La famille Martin et Amandine
C’est avec mon filleul et toute sa famille que je visite cette grotte pour la première fois. Comme signalé par les collègues du GSP, l’approche est plutôt raide et longue. La canicule ambiante ajoute une touche de défis psychologique à cette aventure de vacances. Nous suivons à la lettre la description du chemin d’accès publiée dans l’excellentissime inventaire des cavités du Jura bernois (Maire et al. 2022). Quelques coups d’œil à nos téléphones portables pour vérifier que nous sommes sur la bonne voie et rassurer les plus jeunes explorateurs et paf, la grotte est bien là, nichée dans la paroi rocheuse, « Dô les Rochattes » (sous les Rochattes), accessible en haut d’un cône d’éboulis en pleine forêt de Crémines (BE).








La visite est agréablement fraîche et un bon courant d’air parcourt la cavité. Nous explorons les galeries qui mènent en direction de l’entrée nord et découvrons le « lac » quasiment sec. Quelques tous petits collemboles font trempette dans une gouille résiduelle. A première vue, pas de suite dans ce petit volume. Puis, en observant attentivement les lieux, nous découvrons le passage, dissimulé sous une voûte. Cette cavité est un vrai labyrinthe et fort heureusement, nous avons pensé à emporter une copie de la magnifique topographie dessinée par Rémy Wenger.
Un petit coup d’œil à l’entrée centrale pour constater que l’accès depuis l’extérieur y est plus adapté aux vulpes et rupicapra qu’aux sapiens et nous prenons le chemin du retour en testant quelques variantes à reptations qui ravissent les plus petits.
Une très jolie sortie dans une grotte accueillante, surprenante et rafraîchissante.