Sortie interclub à la Baume des Follatons

Sortie du 04.04.2026

Présent.e.s: Jonas & Tanguy (GSP), Axel (Tritons), Clara, Vincent, Mann & Alain (GSBR)

Temps sous terre: 7h30

Pour le samedi du weekend de Pâques, Jonas envoie une invitation à rejoindre une équipe interclub dans le but d’effectuer la traversée Follatons-Fées, à Vallorbe. La fonte nivale présage malheureusement que les parties aval siphonneront et l’idée de traversée est abandonnée avant même l’entrée dans la grotte. La plupart des canyons alentours sont en crue, en témoigne une sortie crépusculaire de Jonas et Axel le jour précédent.

L’équipe se donne rendez-vous au parking pour les Fées, et traverse un petit bout de forêt enneigé avant de s’engager dans l’entrée aménagée de la Baume des Follatons. Les puits gouttent un peu, mais la descente est rapide. Au pied d’un beau puits sombre, le pénultième avant de gagner les galeries horizontales du fond, il faut négocier un chaos rocheux déjà bien dégoulinant. L’un des blocs effondrés en base de corde est très riche en fossiles long de plus de 10 cm dont la forme de coquille a une hélice conique (Turritellidae?).

On descend alors le dernier puits et on désescalade pour entrer dans une suite de passages bas, boueux, par endroits parcourus de cours d’eau. Les premiers fléchages apparaissent et toute l’équipe s’engage avec abandon dans un passage en trou de serrure, bien coupant et apparemment assez bien arpenté. Les fléchages ont disparu, et la progression devient plus engagée: on s’est fourvoyé.

On rebrousse alors notre chemin et on retrouve, au dessus de nos tête un marquage réfléchissant qui nous avait échappé: il fallait grimper dans une lucarne mouillée entre plusieurs blocs pour accéder au niveau supérieur, la galerie Merlin. La progression est plus aisée, et on suit les marqueurs avec plus d’attention jusqu’à pénétrer dans une série de galeries spacieuses, entrecoupées de désescalades et escalades bien grasses. Finalement, on décide de grignoter le casse-croûte dans la salle qui précède la galerie des mille-feuilles.

Salle de pique-nique (Tanguy Racine)

Les mille-feuille en question semblent être une succession de remplissages argileux varvés, dont une partie a été vidangée. Juste après, on grimpe dans la salle Jurassique, puis de l’autre côté on se met à courir dans les galeries encore plus spacieuses des Titans, des Méduses, du Dôme. Très vite, on trouve le lac Victory, dans lequel Axel choisit de s’immerger pour une petite séance photo. C’est la fin de la visite pour aujourd’hui, et on fait demi-tour pour ressortir par les Follatons, et apprécier de nouveaux les espaces impressionnants qu’on vient de parcourir.

Au retour, on s’arrête dans la galerie des Titans pour une photo de groupe et on progresse à pleine vapeur jusque à la désescalade de la galerie Merlin vers les galeries basses. Par un besoin indescriptible de revivre des expériences brutes dans des méandres exigus, une partie de l’équipe se fourvoie de nouveau juste après la désescalade, puis revient vers les passages bas et boueux qui mènent aux puits. La remontée est sportive et humide, du fait de la fonte nivale qui a accéléré durant l’après-midi. Etonnamment, c’est le Puits de la Douche qui rince le moins sur cette remontée, chaque goulotte en tête de puits apportant sa dose rafraîchissante. Néanmoins, c’est le sourire aux lèvres qu’on se retrouve à l’extérieur, et qu’on aperçoit, sans toutefois y toucher, des tâches de soleil parmi les arbres.

Photo de groupe dans la galerie des Titans (Tanguy Racine)

Humide et haute en couleur: c’est la Rouge-Eau !

Sortie du 29.03.2026

Présent.e.s: Tanguy Racine (GSP), Helene Zauner (LVHKT), Gauvain, Delphine, Chloé, Eddy, Edwyn (SCJ)

Temps sous terre: 7h30 pour les bruntrutains

La « Rouge Eau » coule bien et c’est limite-limite pour la descente du Puits des Douches (Tanguy Racine)

On se donne rdv pour entrer dans la grotte dès 9h30 afin d’équiper avant que le groupe SCJ n’arrive. C’est Helene qui s’y colle pour le premier puits (des Mirages), avec ses parois bien glissantes et bien noires. Ensuite, Tanguy prend le relais jusqu’après les Puits des Douches et Puits des Manœuvres, bien arrosés tous deux. La descente vers la salle -92 se fait par la galerie de la Cheminée qui Pisse, itinéraire qui nécessite la pose de quelques amarrages naturels supplémentaires pour sécuriser la descente.

Helene prend ses aises dans la salle -92 (Tanguy Racine)

Ensuite, l’équipe remonte les escalades qui mènent à la Galerie du Grand Jour, joliment concrétionnée, et comportant d’assez importants plaquages de galets sur les parois (rien d’exotique en termes de provenance a priori, on reste sur des calcaires jurassiens, du local). On y retrouve les cordes recouvertes de croûte de calcite photographiées précédemment en janvier par Jonas. A nouveau, les ressauts sont équipés sur de l’amarrage naturel de type stalagmitique.

Le passage supérieur, qui donne ensuite accès à la galerie du Grand Jour est bien concrétionné! (Tanguy Racine)

L’équipe se divise alors: les spéléos du SCJ s’engouffrent vers les rampings du fond de la cavité, à la recherche de courants d’air, tandis que Tanguy et Helene commencent un atelier photo dans le passage concrétionné et à la salle -92. A la sortie, Gauvain et Chloé déséquipent les anciennes cordes en place, maintenant tonchées à de multiples endroits, et couvertes d’une belle couche de tourbe, tandis que Delphine et Edwyn déséquipent celles (de millésime plus récent) posées par Helene et Tanguy.

Le soleil (ce jour-ci en retard d’une heure!) accueille l’équipe en haut des puits, bénissant de ses rayons cette opportune sortie interclub.

Un nouveau comité pour le GSP

Le 7 février 2026 à 16h30 s’est tenue l’assemblée générale du GSP au local de Villars-sur-Fontenais. Les dix-huit membres présent.e.s ont participé à l’élection du nouveau comité pour l’année 2026. Deux futurs membres étaient aussi de la partie pour animer l’ambiance de la réunion.

Le nouveau comité se compose donc comme suit: Tanguy Racine (président), François Biedermann (caissier), Delphine Lab (secrétaire), Jonas Stöcklin (chef expéditions), Guillaume Voisard (responsable matériel),

De plus, Joël Stöcklin continue ses responsabilités d’archiviste, tandis que Jean-Jaques Portenier continue de veiller aux stocks de la cantine du local.

Les trois personnes suivantes ont aussi été nommées membres d’honneur du GSP pour leur investissement et leur rôles centraux dans la vie du club: Guy Voisard, Jean-Jaques Portenier, Edouard Roth

Discussion animée autour de l’agenda de la séance

Le club se réjouit aussi d’accueillir parmi ses rangs Sébastien Choulat et Léane Wyssen à compter de l’année 2026!

On en profite pour rappeler que la spéléo, c’est ici au GSP, et on souhaite à tout.e.s une excellente année 2026, sur et sous terre!

Le Gouffre de Pertuis, sous la neige

Sortie du 10 janvier 2026

Etaient présents: Tanguy Racine et Valentin Michel.

A l’occasion d’une sortie comptage de chiroptères, Valentin et Tanguy s’engagent au Gouffre de Pertuis, dans le canton de Neuchâtel pour une petite sortie verticale en début d’année. La tempête de neige s’invite aussi au rendez-vous, et après plusieurs essais, on parvient à parquer la voiture proche de l’entrée. Depuis le bas, il aura fallu contourner les Vieux Prés par le Côty afin d’éviter toute route vraiment pentue. On se change dans l’enfer blanc, et les flocons continuent de tomber. Puis on monte dans la cluse de Pertuis, ou l’on trouve, sans mal l’entrée. On peut alors s’y prélasser au milieu de bouffées d’air tiède.

La cluse de Pertuis et porche d’entrée du gouffre du même nom — Tanguy Racine

Les cordes sont en fixe, alors on suit l’autoroute émaillée d’amarrages forés vers les profondeurs silencieuses de la série de puits secs. On repère déjà plusieurs grands murins aux parois. Puis vient un bout de galerie aux coupoles de plafond assez esthétiques, parcourue d’un bon courant d’air, qui donne ensuite sur une belle vire amenant aux grands puits. Le grondement sourd de l’actif se fait entendre et on descend plus avant.

Tanguy descend le grand puits, tandis que Valentin tâte le premier fractionnement, puis remonte à la vire. Impossible de s’entendre à presque 50 m de distance, avec le bruit de la cascade et les réverbérations des voix. Peu importe, on fait alors demi-tour et s’en suit une petite séance photo, sur la vire, dans la galerie sèche, et à l’entrée. Sur le chemin de la sortie, on fait aussi des pauses pour compter les chiroptères, assez nombreux dans les parties sèches (une vingtaine, toutes espèces confondues).

Valentin longé sur la vire assez esthétique au dessus du grand puits — Tanguy Racine

Temps sous terre: 4h30. Il a neigé une bonne dizaine de cm entre l’entrée et la sortie de la cavité, et la nuit tombant peu à peu, les deux spéléos redescendent sur Neuchâtel avec prudence et sans encombres.

Avant / après la sortie, et petit message affectueux — Tanguy Racine

Traversée de Milandre

Le dimanche 23 novembre, une petite équipe d’improvisateur.ices composée de Valentin, Tanguy, Elie, Camille et Alfie s’est donné rendez-vous pour compléter la traversée de Milandre. Parallèlement, Jonas guide une équipe de quatorze spéléos vaudois sur le même itinéraire.

Les deux groupes se croisent au Maira, et Jonas confie la clef de l’entrée à Tanguy, qui la met promptement au chaud dans sa veste, pensant que l’équipe « impro » serait plus vite changée et prête à partir que l’équipe vaudoise. Il n’en n’est rien, et les deux groupes se retrouvent à la Bâme. La clef, elle, est restée au Maira.

Tanguy et Valentin font la navette une nouvelle fois pour chercher le précieux sésame au Maira. Ensuite, on se sépare, et les quatorze + un s’enquillent dans la grotte. L’équipe « impro » parcourt les avals et fait une pause photo, puis rejoint les vaudois cassant la croûte dans une partie sèche. L’air embaume les pâturages du Jura Vaudois. Jonas et son équipe décampent, suivant leur nuage et on ne les revoit plus.

La petite équipe impro continue son chemin, et après environ six heures de progression, ressortent au Maira, bien fourbus, mais le sourire au lèvres. C’est clairement une aventure qui plaît!

Prises de vue de la rivière dans le premier kilomètre et à l’amont de la Grande Cascade de Milandre @ Tanguy Racine

Tanguy subtilise la clef de voiture de Valentin dans son bidon et décampe vers le local. Comme son natel tombe en rade, il manque alors les appels de Jonas qui devait déposer Valentin à sa voiture. Peu importe, revenus au local, ils transmettent l’info, et Tanguy et le pauvre Valentin refont la navette vers la Bâme.

On oubliera les mésaventures des clefs autour d’une fondue bien méritée au local!

Creusage au Lôtier

Le dimanche 19 octobre voit une belle équipe continuer la désob au Lôtier. Sont présent.e.s: Amandine, Joël, Guillaume, Sébastien, Marc, Lucia, Valentin, et des manoeuvres. On sort les habituels sacs de roche pulvérisée, puis les sacs de galets, et enfin les sacs de boue. On gagne un peu de profondeur, et le trou du fond s’élargit. La rivière n’est pas encore au rendez-vous, mais ce n’est qu’une question de temps et de motivation.

Sortie du Lôtier avec le sourire (intérieur) au lèvres @ Tanguy Racine

Lendemains qui chantent au Creux d’Entier

Le lendemain, lundi 20 octobre, Tanguy et Valentin se rendent au Creux d’Entier pour y parcourir les belles verticales équipées en fixe. Cependant, on rebrousse chemin en haut de la deuxième tête de puits équipée de câbles: c’est vertigineux. A la remontée, Tanguy en profite quand même pour tenter une photo classique de progression dans le puits d’entrée. Un peu moins de deux heures en tout dans la grotte, mais une envie mordante de revenir et franchir l’obstacle à une date ultérieure.

Le puits d’entrée du Creux d’Entier @ Tanguy Racine

Sortie perfectionnement aux Narines de Boeuf

Ont participé: Tanguy, Eléonore, Valentin, Odile

Une sortie de perfectionnement de progression aux Narines de Boeuf dans le Jura Bernois, et une surtout première visite de cette cavité pour l’entier de l’équipe! Plein de situations de verticalité assez variées, du gaz, de beaux volumes, et une bien sûr, une excellente compagnie, comme toujours au GSP! On en redemande.

Temps passé sous terre: 5h (dont 20 mins sur une photo!)

Contre-plongée du puits d’entrée et la vire aérienne, à la remontée (Tanguy Racine)

Sortie au Gouffre d’Ouzène (Doubs, France)

Présent.e.s: Tanguy, Maeva, Valentin, Matthieu, Simon

Le gouffre d’Ouzène, situé sur la commune de Tarcenay, présente plusieurs possibilités d’itinéraire sur cordes pour pratiquer la verticalité: puits parallèles, vires, cordes de remontée. C’est donc un choix idéal pour continuer la série des sorties d’initiation au GSP en ce printemps 2025!

Mise en place à l’orée du gouffre (Tanguy Racine)

Le rendez vous est donné pour 9h30 au parc de la cavité, en bord de route. Tanguy et Maeva partent de Neuchâtel, avec le matériel d’équipement, et retrouvent Simon venu de Besançon ainsi que Valentin et Matthieu, partis eux du Jura. La petite équipe se prépare, trouve la doline d’entrée dans un petit bois et tombe sur l’un des puits d’entrée, déjà équipé. Ce sont des cordes ESF et il semblerait que l’équipement soit dans les (strictes) règles de l’art!  

Maeva parée pour la descente!

Simon se lance dans l’équipement à double, et, très pédagogiquement, décortique et décrit les différentes manips de progression. Tanguy supervise la descente des trois autres co-équipièr.e.s depuis le haut. Très vite, on arrive dans une salle surplombant le deuxième puits, que sont alors en train d’équiper les personnes du groupe ESF. Pour éviter les bouchons, on se dirige vers la galerie supérieures, et sa jolie vire que Simon équipe. On fait une pause photo, puis une pause casse-croûte, on déséquipe la vire et on se rend de nouveau en haut du deuxième puits. Tanguy équipe, et le reste suit. En bas, on se faufile vite dans le laminoir qui donne sur la galerie de fin de la cavité.

Simon, dans une coupole bien concrétionnée de la galerie Supérieure (Tanguy Racine)

Tout du long de la visite, Valentin cherche et identifie les chauves-souris présentes, et donne aux autres les indices pour pouvoir mieux les reconnaître à l’avenir. Nouvelle petite pause photo (de groupe), puis on décide de ressortir tranquillement, derrière les ESF. L’opération Ouzène prend alors fin en joyeuse compagnie, après un peu plus de 6h30 passées sous terre.

Le groupe admire les chiroptères au plafond de la salle principale au fond du gouffre d’Ouzène (Maeva Sottas)

Sortie d’initiation au Touki-Trou

Date: 02-03-2025

Etaient présents: Guillaume, Aihnoa, Valentin, Marius, Neal, Tanguy

Temps sous terre: 3h

Dimanche 2 mars 2025: rendez vous aux Pommerats, au parking devant le Touki-Trou, cavité d’initiation par excellence. Aihnoa et Neal, deux doctorant.e.s de l’ISSKA, et Marius, civiliste viennent de la Chaux de Fonds, Tanguy depuis tandis que Valentin et Guillaume partent d’Ajoie, passent au local GSP prendre le matériel de descente.

On se change, et après une brève démo du verrouillage et déverrouillage des descendeurs, Tanguy équipe le premier puits. Valentin descend en deuxième, l’oeil au qui-vive pour le comptage et l’identification des chauves-souris hibernant alors dans la grotte. Aihnoa et Guillaume supervisent du haut la descente de Marius et Neal.

On arrive bien vite au fond du trou, à une vire en fixe qui mène à un très court ramping boueux, et au dernier puits de 5 m bouché. Sur le retour, séance photo, et en haut du puits d’entrée, on se rend compte que Tanguy a oublié un jeu de clefs Allen au fond du trou. Il en est quitte à faire l’aller-retour une fois de plus.

La sortie se fait sous un soleil radieux, et avec la promesse de retourner sous terre bien vite, afin de continuer le perfectionnement de la technique de progression verticale!

Ci-dessus: Progression, équipement, sortie (Guillaume Voisard)

Sortie au gouffre de Longirod 12/10/2024

Etaient présents Jonas Joël et Tanguy du GSP. Le rendez vous est fixé le samedi matin à 9h30 au parking de la route du col du Marchairuz. Au moment de se changer en habits spéléo, le soleil pointe le bout du nez et illumine une belle mer de nuages au dessus du Léman. La marche d’approche permet ensuite d’apprécier les couleurs d’automne sur le Crêt de la Neuve.

Vue sur les Alpes
Vue sur le Léman depuis la place de parc (photo Tanguy Racine)

On porte un sac chacun, chargé avec étanche ou néoprène, c’est selon. On emporte de quoi se restaurer à chaud dans la grotte car l’objectif, c’est le collecteur au fond du trou !

L’entrée dans le puits se fait aux alentours de 11h et tout de suite, la grotte montre ses dents. Des départs étroits et des bouts de méandre scabreux se succèdent. On accède quand même à de belles verticales et de beaux pendules, avant de revenir dans du tout petit, notamment au méandre du Broyage. Derrière, ce n’est que du plaisir, des grandes tirées verticales dans les beaux volumes des puits des vieux fossiles. On s’arrête pour une pause midi à quatorze heures. Tanguy mitonne un petit bouillon de cèpes sur un des paliers. Joël annonce qu’il n’entretient qu’une relation ténue avec les champignons. Dommage. Après la pose, on continue par le puits de la vertèbre, suivi de jolies vasques au milieu de l’actif avant de rejoindre, à 5h de progression de l’entrée le collecteur, la rivière des Mille et Une Nuits !

C’est l’heure de se sustenter de nouveau. On se nourrit de pain, de fromage, et d’émerveillement.

La rivière est large, ponctuée bancs de galets et de vasques profondes ou l’étanche ou la néoprène se révèlent nécessaires, les plafonds se perdent dans les hauteurs et proposent une magnifique coupe géologique vers l’aval. Très vite, on arrive au siphon des Larmes ou il faut faire demi-tour, non sans avoir tenté quelques ricochets. On prend quelques photos au passage pour marquer l’occasion.

Il est ensuite temps de remonter les puits. Vers 19h30, on se change, puis on commence l’ascension. La fatigue commence alors à se faire sentir pour tous : on est sous-terre depuis presque 10h, puis on s’est refroidi dans la rivière au fond. Il reste beaucoup de dénivelé positif à regagner. C’est après le méandre du Broyage, dont la sortie est atteinte vers minuit que l’on sent qu’on est dans le rouge physiquement.

Une ultime pause soupe permet de souffler et de se réchauffer un tant soit peu. Cependant, le reste des méandres et des passages inconfortables ponctionnent chacun un peu plus d’énergie. On bouge lentement, afin de vérifier toutes les sécurités sur les cordes, et surtout de ne pas coincer les sacs contenant malette photo, et combinaisons néoprènes maintenant alourdies, car mouillées. Le sommeil gagne les têtes, on pique des micro-sommes aux fractionnements, on fait des pauses entre chaque mouvement. Et ça dure.

Finalement, vers 6h du matin, on parvient à s’extirper du puits d’entrée, les muscles endoloris, le regard vague, les esprits cotonneux. Il reste une bonne demi-heure de marche alors que le jour commence à se lever. On décide de dormir quelques heures avant de reprendre la route, et exténués, le sommeil vient immédiatement.

Temps sous terre: 17h. La sortie pique tout autant qu’il avait été annoncé et c’est une aventure qui se mérite. La visite du collecteur, avec transport de combinaisons supplémentaires nécessite de négocier les méandres étroits avec précaution. Mais la sortie vaut beaucoup de points, car c’est une véritable aventure souterraine, et on se rend bien compte de l’extase qu’ont dû ressentir les explorateurs lors de la découverte des puits succédant au Méandre du Broyage sans interruption jusqu’au collecteur.

Un grand merci au groupe du SCVJ pour l’équipement en fixe, qui permet la visite à la journée (au sens large, en l’occurence).