Traversée de Milandre 25.07.2026

Présent.e.s: Valentin Michel, Mathieu Ribeaud, Pénélope Soleil, Nina Egli, Tanguy Racine, Leona Tauchmann, Jozef Anton Merx, Ilaria Menga, Marco Cavenati

Temps sous terre: 7h30

Il fallait bien tester ces nouvelles clefs de Milandre!

Valentin m’a proposé tantôt de participer à une traversée Bâme-Maira pour profiter des basses-eaux durant cette période de sécheresse, entre amis. Ce serait aussi l’occasion idéale de compléter le calendrier photo du GSP encore en gestation.

Il y invite Mathieu et Pénélope, et de mon côté je motive trois collègues (+2) du CHYN: Nina, Ilaria (et Marco), et Leona (et Anton). Notre petite troupe ainsi formée, nous partons à plusieurs voitures de Neuchâtel et nous rendons au local.

Alors que ma voiture passe St Imier, le téléphone retentit, et d’une voix affolée, Valentin nous demande si nous sommes partis depuis longtemps de Neuchâtel. Jamais bon signe… Puis il indique qu’en partant précipitamment, il a claqué la porte, et s’est retrouvé enfermé à l’extérieur de la spéléoloc avec les clefs du garage encore à l’intérieur. Qu’à cela ne tienne, il réveille une autre personne de la résidence un samedi matin à 7h30, et rerentre. Sa voiture part avec un petit retard et ce sera la seule péripétie notable du voyage!

La suite on la connaît! On ouvre au préalable la trappe du puits du Maira, on fait une navette, on rentre par la Bâme, et on commence de remonter la rivière à notre rythme. On décide de faire une petite pause déjeuner au niveau de la salle SCJ. Puis je propose de sortir l’appareil pour une photo de groupe avant le passage du plongeur. Un peu plus loin, on s’arrête de nouveau, et Valentin explique le principe de la photo calendrier. Celle-ci est vite faite, car on ne prend pas froid et on continue la remontée.

Photo de groupe dans la Milandrine, peu avant le passage du Plongeur (Tanguy Racine)

Les virages et les escalades s’enchaînent, on passe la grande cascade et finalement on équipe le puits du Maira pour la sortie. Il reste un peu de rayons de soleil sur la prairie alentours, alors on sèche vite avant d’effectuer les différentes navettes de voiture qui permettront de se retrouver au local pour nettoyer, brosser et sécher l’équipement. Et enfin, comme Valentin l’avait promis avant d’entrer dans la grotte, on s’assoie autour d’une fondue à la tombée de la nuit pour couronner cette belle sortie.

Visite en famille à la grotte de la Lina

9 juillet 2026

La famille Martin et Amandine

C’est avec mon filleul et toute sa famille que je visite cette grotte pour la première fois. Comme signalé par les collègues du GSP, l’approche est plutôt raide et longue. La canicule ambiante ajoute une touche de défis psychologique à cette aventure de vacances. Nous suivons à la lettre la description du chemin d’accès publiée dans l’excellentissime inventaire des cavités du Jura bernois (Maire et al. 2022). Quelques coups d’œil à nos téléphones portables pour vérifier que nous sommes sur la bonne voie et rassurer les plus jeunes explorateurs et paf, la grotte est bien là, nichée dans la paroi rocheuse, « Dô les Rochattes » (sous les Rochattes), accessible en haut d’un cône d’éboulis en pleine forêt de Crémines (BE).

La visite est agréablement fraîche et un bon courant d’air parcourt la cavité. Nous explorons les galeries qui mènent en direction de l’entrée nord et découvrons le « lac » quasiment sec. Quelques tous petits collemboles font trempette dans une gouille résiduelle. A première vue, pas de suite dans ce petit volume. Puis, en observant attentivement les lieux, nous découvrons le passage, dissimulé sous une voûte. Cette cavité est un vrai labyrinthe et fort heureusement, nous avons pensé à emporter une copie de la magnifique topographie dessinée par Rémy Wenger.

Un petit coup d’œil à l’entrée centrale pour constater que l’accès depuis l’extérieur y est plus adapté aux vulpes et rupicapra qu’aux sapiens et nous prenons le chemin du retour en testant quelques variantes à reptations qui ravissent les plus petits.

Une très jolie sortie dans une grotte accueillante, surprenante et rafraîchissante.

Grotte du Chateau de la Roche 11.07.2026

Présent.e.s: Rachel Monnat, Tanguy Racine, Helene Zauner

Temps sous terre: 5h15

Nous nous donnons rendez-vous au local de Villars sur les 10h, afin de récupérer un peu de matériel, dont une néoprène pour Helene. Sébastien, qui devait nous accompagner ne se sent malheureusement pas au top, ce sera donc une équipe de trois qui visitera la rivière souterraine de Chateau-La Roche. On se suit en convoi de Villars à St Hippolyte du côté français. On se gare à l’ombre en bord de route, puis on traverse les champs bien secs et jaunis par la canicule de juillet. Dans la paroi rocheuse qui nous surplombe, nous devinons un grand porche. Bientôt, le susurrement de la cascade de tuf, alimentée par la rivière que nous parcourrons sous terre se fait entendre. Nous traversons le pont, puis remontons la pente qui mène au porche d’entrée. Ses dimensions sont véritablement impressionnantes !

Le porche d’entrée de la Grotte du Chateau de la Roche

Nous enfilons les néoprènes dans la galerie d’entrée et abandonnons une paire de sacs, avant de nous engager dans la rivière. Nous y trouvons plusieurs choses : une montre Garmin à moitié envasée, un poisson gris-blanc d’une taille de 10 cm, et bien sûr, notre content d’expériences aquatiques.

On remonte la rivière en prenant la tête à tour de rôle, et on arrive à un premier faux terminus siphonnant: une corde en AN sur une stalagmite permet d’accéder à un boyau désobstrué derrière lequel un micro-toboggan de calcite nous ramène à la rivière. La galerie est bien grande et joliment concrétionnée en maints endroits.

Micro-gours esthétiques dans la rivière souterraine du Chateau de la Roche (T.Racine)

On décide peu après de dîner au détour d’une série de vasques, et, le plein fait, nous continuons la remontée à contre courant jusqu’à la cascade. La corde à noeud est bien tonchée, et la plaquette sur laquelle elle est fixée semble être de ces équipements à rotation 360° intégrée. On grimpe et pose notre propre corde, et avec un peu d’entraide, on est tous.te.s en haut assez vite. La progression reprend.

A tout moment, on s’attend à devoir faire demi-tour sur effluves de station d’épuration, mais finalement, on arrive à la voute du siphon amont sans aucun problème olfactif. Après une micro-séance chant grégorien (merci Rachel!) au siphon, on fait demi-tour et on s’attarde pour quelques photos de la rivière à l’amont de la cascade.

Rachel Monnat, en progression dans l’amont de la rivière du Chateau de la Roche (T.Racine)

Finalement, on sort après un peu plus de 5h de progression, et on effectue notre retour aux voitures dans la chaleur encore écrasante de fin d’après-midi. Tanguy et Helene reprennent la route directement vers Neuchâtel, tandis que Rachel revient au Jura.