Présent.e.s: Rachel Monnat, Tanguy Racine, Helene Zauner
Temps sous terre: 5h15
Nous nous donnons rendez-vous au local de Villars sur les 10h, afin de récupérer un peu de matériel, dont une néoprène pour Helene. Sébastien, qui devait nous accompagner ne se sent malheureusement pas au top, ce sera donc une équipe de trois qui visitera la rivière souterraine de Chateau-La Roche. On se suit en convoi de Villars à St Hippolyte du côté français. On se gare à l’ombre en bord de route, puis on traverse les champs bien secs et jaunis par la canicule de juillet. Dans la paroi rocheuse qui nous surplombe, nous devinons un grand porche. Bientôt, le susurrement de la cascade de tuf, alimentée par la rivière que nous parcourrons sous terre se fait entendre. Nous traversons le pont, puis remontons la pente qui mène au porche d’entrée. Ses dimensions sont véritablement impressionnantes !

Nous enfilons les néoprènes dans la galerie d’entrée et abandonnons une paire de sacs, avant de nous engager dans la rivière. Nous y trouvons plusieurs choses : une montre Garmin à moitié envasée, un poisson gris-blanc d’une taille de 10 cm, et bien sûr, notre content d’expériences aquatiques.
On remonte la rivière en prenant la tête à tour de rôle, et on arrive à un premier faux terminus siphonnant: une corde en AN sur une stalagmite permet d’accéder à un boyau désobstrué derrière lequel un micro-toboggan de calcite nous ramène à la rivière. La galerie est bien grande et joliment concrétionnée en maints endroits.

On décide peu après de dîner au détour d’une série de vasques, et, le plein fait, nous continuons la remontée à contre courant jusqu’à la cascade. La corde à noeud est bien tonchée, et la plaquette sur laquelle elle est fixée semble être de ces équipements à rotation 360° intégrée. On grimpe et pose notre propre corde, et avec un peu d’entraide, on est tous.te.s en haut assez vite. La progression reprend.
A tout moment, on s’attend à devoir faire demi-tour sur effluves de station d’épuration, mais finalement, on arrive à la voute du siphon amont sans aucun problème olfactif. Après une micro-séance chant grégorien (merci Rachel!) au siphon, on fait demi-tour et on s’attarde pour quelques photos de la rivière à l’amont de la cascade.

Finalement, on sort après un peu plus de 5h de progression, et on effectue notre retour aux voitures dans la chaleur encore écrasante de fin d’après-midi. Tanguy et Helene reprennent la route directement vers Neuchâtel, tandis que Rachel revient au Jura.





























































