C’est avec mon filleul et toute sa famille que je visite cette grotte pour la première fois. Comme signalé par les collègues du GSP, l’approche est plutôt raide et longue. La canicule ambiante ajoute une touche de défis psychologique à cette aventure de vacances. Nous suivons à la lettre la description du chemin d’accès publiée dans l’excellentissime inventaire des cavités du Jura bernois (Maire et al. 2022). Quelques coups d’œil à nos téléphones portables pour vérifier que nous sommes sur la bonne voie et rassurer les plus jeunes explorateurs et paf, la grotte est bien là, nichée dans la paroi rocheuse, « Dô les Rochattes » (sous les Rochattes), accessible en haut d’un cône d’éboulis en pleine forêt de Crémines (BE).
L’accès forestier (photo S. Martin)Le porche de l’entrée sur avec sa plaquette (photo A. Perret)Un visiteur malchanceux (photo S. Martin)Galerie d’entrée (photo A. Perret9Passage bas proche du lac (photo A. Perret)Un autre passage bas proche du lac (photo A. Perret)Galerie principale en direction de l’entrée centrale (photo S. Martin)Non loin de la Köbou (photo S. Martin)
La visite est agréablement fraîche et un bon courant d’air parcourt la cavité. Nous explorons les galeries qui mènent en direction de l’entrée nord et découvrons le « lac » quasiment sec. Quelques tous petits collemboles font trempette dans une gouille résiduelle. A première vue, pas de suite dans ce petit volume. Puis, en observant attentivement les lieux, nous découvrons le passage, dissimulé sous une voûte. Cette cavité est un vrai labyrinthe et fort heureusement, nous avons pensé à emporter une copie de la magnifique topographie dessinée par Rémy Wenger.
Un petit coup d’œil à l’entrée centrale pour constater que l’accès depuis l’extérieur y est plus adapté aux vulpes et rupicapra qu’aux sapiens et nous prenons le chemin du retour en testant quelques variantes à reptations qui ravissent les plus petits.
Une très jolie sortie dans une grotte accueillante, surprenante et rafraîchissante.
Présent.e.s: Rachel Monnat, Tanguy Racine, Helene Zauner
Temps sous terre: 5h15
Nous nous donnons rendez-vous au local de Villars sur les 10h, afin de récupérer un peu de matériel, dont une néoprène pour Helene. Sébastien, qui devait nous accompagner ne se sent malheureusement pas au top, ce sera donc une équipe de trois qui visitera la rivière souterraine de Chateau-La Roche. On se suit en convoi de Villars à St Hippolyte du côté français. On se gare à l’ombre en bord de route, puis on traverse les champs bien secs et jaunis par la canicule de juillet. Dans la paroi rocheuse qui nous surplombe, nous devinons un grand porche. Bientôt, le susurrement de la cascade de tuf, alimentée par la rivière que nous parcourrons sous terre se fait entendre. Nous traversons le pont, puis remontons la pente qui mène au porche d’entrée. Ses dimensions sont véritablement impressionnantes !
Le porche d’entrée de la Grotte du Chateau de la Roche
Nous enfilons les néoprènes dans la galerie d’entrée et abandonnons une paire de sacs, avant de nous engager dans la rivière. Nous y trouvons plusieurs choses : une montre Garmin à moitié envasée, un poisson gris-blanc d’une taille de 10 cm, et bien sûr, notre content d’expériences aquatiques.
On remonte la rivière en prenant la tête à tour de rôle, et on arrive à un premier faux terminus siphonnant: une corde en AN sur une stalagmite permet d’accéder à un boyau désobstrué derrière lequel un micro-toboggan de calcite nous ramène à la rivière. La galerie est bien grande et joliment concrétionnée en maints endroits.
Micro-gours esthétiques dans la rivière souterraine du Chateau de la Roche (T.Racine)
On décide peu après de dîner au détour d’une série de vasques, et, le plein fait, nous continuons la remontée à contre courant jusqu’à la cascade. La corde à noeud est bien tonchée, et la plaquette sur laquelle elle est fixée semble être de ces équipements à rotation 360° intégrée. On grimpe et pose notre propre corde, et avec un peu d’entraide, on est tous.te.s en haut assez vite. La progression reprend.
A tout moment, on s’attend à devoir faire demi-tour sur effluves de station d’épuration, mais finalement, on arrive à la voute du siphon amont sans aucun problème olfactif. Après une micro-séance chant grégorien (merci Rachel!) au siphon, on fait demi-tour et on s’attarde pour quelques photos de la rivière à l’amont de la cascade.
Rachel Monnat, en progression dans l’amont de la rivière du Chateau de la Roche (T.Racine)
Finalement, on sort après un peu plus de 5h de progression, et on effectue notre retour aux voitures dans la chaleur encore écrasante de fin d’après-midi. Tanguy et Helene reprennent la route directement vers Neuchâtel, tandis que Rachel revient au Jura.
Jonathan Boissonnas, Livia Pierhöfer, Sébastien Choulat, Tanguy Racine, Jonas Stöcklin et Amandine Perret
Entrée dans la cavité vers 10h00, sortie du premier groupe vers 17h30 (TPST 7h30), sortie de second groupe vers 20h00 (TPST 10h).
Cette expédition a été organisée en remplacement d’une sortie au Dafalgan. La météo pluvieuse ne nous permettant pas d’envisager sereinement des travaux dans cette perte de la Vacherie Mouillard, nous nous sommes rabattus sur notre bonne vieille Salamandre.
Deux groupes se sont formés à l’entrée de la cavité en fonction des deux missions que nous nous étions attribués : photo et travaux spéciaux.
Spéléos propres et motivés devant la grotte. Photo Amandine Perret.
Le groupe photo, mené par Tanguy s’enfile dans la cavité en premier. Sébastien et Jonas lui prêtent main forte pour tenir les flash et faire office de modèles. Le second groupe suit tranquillement derrière, le temps de s’acclimater et de se remémorer les manip de cordes. En effet, Si Jonathan a déjà eu l’occasion de visite la Salamandre, c’est une première pour Livia et il faut bien convenir que le départ est assez déroutant. Le premier contact avec la grotte est une espèce de cabane de chantier plantée en pleine forêt. La suite est une succession de passages verticaux et étroits parfois munis d’une corde, parfois de pachons, parfois de rien. Les volumes viennent enfin et c’est là que nous rejoignons l’équipe photo en plein travail.
Dans les premières grandes verticales. Photo Tangy Racine.
Nous profitons du rythme photo pour bien observer les différentes verticales et leurs jeu d’ombre et lumière, puis, nous nous faisons distancer dans le méandre des pailles. Après moultes efforts, doutes, piques d’optimisme et vagues de découragement, Livia et Jonathan prennent la sage décision de rebrousser chemin. Nous sommes à l’ancienne salle à manger des croques monsieur.
Au sommet d’un puits aérien. Photo Amandine Perret.
Je poursuis sans trop tarder dans le méandre et rejoins l’équipe photo en plein pique-nique dans la grande salle. Sébastien est mutique. Je m’en inquiète. Il s’en suit une histoire de jambes et de pleine conscience. Un vrai voyage initiatique.
Nous prenons encore le temps de faire quelques aménagements dans une cheminée qui pourrait être prometteuse et dont s’échappe un puissant courant d’air et déjà, il faut songer au retour.
Une dernière photo de la salle par Tanguy et nous voici repartis.
Dans la grande salle terminale (pour l’instant). Photo Tanguy Racine.
La remontée est éprouvante à souhait et nous sortons tous fatigués – certains dirons meurtris – et ravis de cette sortie. Livia et Jonathan sont sortis bien avant nous.
Jonas ayant abandonné l’idée d’aller à Longirod avec une autre équipe et Valentin ayant envie de perfectionner ses techniques d’équipement, le choix de la sortie du jour s’est porté sur ce petit gouffre situé à la frontière entre le Jura Bernois et les Franches-Montagnes.
L’entrée du gouffre se situe dans un pâturage occupé par des vaches très peu inquiétée par la présence de deux bonhommes dans un drôle d’accoutrement. Une fois les barbelés franchis et la doline désecaladée, le gouffre s’ouvre par une voute assez large mais relativement basse dans laquel coule un ruisselet qui se jete dans le premier puits et qui nous suivra du long .
Arriver en haut de ce dernier Valentin est désemparé par la vétusté des amarrages et émet des doutes quand à leur solidité. Malgré ça, l’obstacle est franchi et le deuxième puits offre moins de résistance.
C’est en haut du p21 que ça se corse, les points d’ancrage sont rouillés, instables, et mal placés. Il faut aller chercher deux goujons qui se situent 2m au dessus mais désaxés et faire une déviation juste dans la tête de puits et la régler au poil afin d’éviter à la fois le frottement au dessus et en dessous.
En bas du puits s’ouvre une étroiture dans laquel coule toujours le ruisselet et qui arrive en haut du dernier puits. On observe dans ce puits une grande diversité dans les amarrages, ce qui n’empêche pas de descendre ces quelques mètres.
Valentin à la sortie de l’étroiture intermédiaire
Et c’est ici que le binôme fait demi-tour, Jonas ayant des douleur à la nuque n’a pas envie de s’aventurer dans le boyau long d’une vingtaine de mètres qui semble peu acceuillant et Valentin ne voulant pas s’y aventurer seul.
Une fois le matériel ramené au local et nettoyer la journée se conclu par une fondue bien méritée.
Jamais deux sans trois ! Après avoir visité le gouffre en janvier puis en avril, Valentin s’est rendu une troisième fois à Pertuis (Val-de-Ruz, Neuchâtel) pour aller se mesurer à ses puits de plus de 50 mètres.
La première fois, il y était allé pour compter les chauves-souris ; la deuxième, dans le cadre d’une sortie de club. Cette fois-ci, l’objectif était tout autre : créer des liens avec des spéléologues de clubs voisins, plus ou moins lointains. En effet, l’équipe s’est constituée lors du stage SSS du week-end précédent ! Un bel exemple de l’esprit de camaraderie qui règne dans le monde de la spéléologie.
De gauche à droite : Ulysse, Arthur, Valentin, Samia
Cette joyeuse équipe était composée de l’intrépide Samia Ben Messaoud (SCVJ), ainsi que des valeureux Arthur Guyaz et Ulysse Beuret, fiers représentants de la relève du SCMN.
La troupe est entrée dans la grotte un peu avant 11 h et, sous les conseils avisés des guides du club local, s’est tout de suite mise dans l’ambiance en descendant le puits de la Chapelle Gut et ses quelque 52 mètres de profondeur. Une première pour Samia et Valentin : la première parce qu’elle n’avait encore jamais visité la grotte, le second parce qu’il n’avait jamais emprunté cet itinéraire lors de ses précédentes visites.
Valentin essaye vainement de convaincre Samia que la taille n’est pas un avantage pour passer « Le Pas de Géant »…
Après avoir passé le « Pas de Géant », on rejoint le canyon pour se diriger vers le P.55. On tend l’oreille, car une petite pluie est annoncée et l’air du puits peut très rapidement se saturer en humidité. Néanmoins, rien à signaler, et la descente s’entame en parallèle, le puits étant désormais équipé de deux cordes ! Attention toutefois à ne pas s’emmêler les pinceaux : les cheminements se croisent à plusieurs endroits…
Arthur FrèndurUlysse SaglissQue du sérieux au SCMN… (Photo : Ulysse Beuret)
En arrivant au fond, les participant·e·s se réjouissent d’avoir participé au stage SSS quelques jours auparavant, car un nœud sur la corde leur barre la route ! Une fois cet obstacle franchi, on prend un casse-croûte puis on équipe le dernier petit puits afin d’aller jeter un œil à la désobstruction du fond. Et cela paraît très prometteur !
« Les gars, je vous juge je sens de l’air » (Photo: Ulysse Beuret)
La sortie se transforme également en mission de sauvetage : une pauvre grenouille s’est retrouvée coincée au fond, avec pour seule compagnie quelques sangsues. Les sauveteur·euse·s du jour la remontent à la surface dans un tup qui sent encore bon le sandwich.
S’entame alors la remontée, cette fois-ci par la galerie supérieure. Celle-ci sera ponctuée des remarques aussi insistantes qu’insupportables de Valentin, qui repère chaque croll laissé ouvert après un puits (comme si cela ne lui arrivait jamais !). Et comme le veut la devise : « Croll ouvert, tu payes ton verre », la prochaine rencontre de l’équipe s’annonce arrosée.
A la file indienne, indienne, indienne (Photo : Ulysse Beuret)
Toute bonne chose a une fin, et cette sortie n’a pas fait exception. Après environ six heures sous terre, l’expédition émerge à la lumière du jour, sous la pluie. Mais comme l’apprentissage n’est jamais terminé, Valentin se voit enseigner la descente d’un talus sur demi-cabestan afin de rejoindre la route située sous la grotte.
La grenouille est finalement relâchée, puis chacun se change rapidement sous la pluie avant de se séparer, non sans avoir discuté des envies respectives pour de prochaines sorties.
Au-delà de la visite elle-même, cette sortie interclubs a permis de riches échanges d’expériences, créé de nouveaux liens entre clubs et montré qu’une équipe qui se connaissait à peine une semaine auparavant était capable de mener à bien une opération de sauvetage dans les règles de l’art.
Bon, d’accord, il s’agissait d’une grenouille. Mais quand même !
Afin de se rafraîchir les idées et d’initier un ami de Kilian et de Marwane en ce chaud lundi de Pentecôte, une sortie est prévue au Creux Peugier, en France voisine. Ledit ami ne s’étant pas réveillé en ce lendemain de fête de village et les deux débutants ayant déjà fait leurs preuves, le choix se tourne finalement sur le Gouffre des Narines de Bœuf, non loin de Bellelay.
Il fait rapidement très chaud, alors la petite équipe ne traîne pas trop sur le parking, une fois dans la forêt, et malgré les nombreuses sorties faites dans ce gouffre, le groupe peine a trouver l’accès à la grotte car les bûcherons ont bûchronné et le petit sentier d’accès n’est plus visible.
Une fois à l’entrée, Jonas équipe le puits d’entrée et descend pendant que Joël supervise Marwane et Kilian. Quand tout le monde est au frais, la progression continue par le canyon jusqu’à la grande salle. Après avoir flâner entre les gros blocs qui meublent le paysage et explorer le fond de la grotte, la petite bande se sustente avant de prendre le chemin du retour.
Jonas prend la tête, Joël ferme la marche et déséquipe et la clique se retrouve rapidement à l’extérieur où il fait toujours autant chaud. La partie spéléo se termine sur le parking, mais une nouvelle quête démarre : trouver de la Tête de Moine ! Malheureusement le magasin local est fermé et l’automate est vide ! Ne s’avouant pas vaincus, l’équipe fait un détour par Saignelégier mais trouve l’automate de la fromagerie lui aussi vidé de son contenu. Déçu par cet échec, les spéléos rentrent au local pour nettoyer le matériel.
Participant·e·s : Marion Stäheli (St-Gall), Samia Ben Messaoud (GSL-SCVJ), Laure Marguerat (SCJ), Cécile Vuilleumier (SCNV), Jacques Farine (Troglologues), Valentin Michel (GSP), Jonas Stöcklin (GSP), Amandine Perret (GSP-SCVJ-SCNaye)
11 mai 2026 : 8h30 – 13h30 (TPS : 4 heures)
Cette sortie-visite était au programme de l’Assemblée des Délégués de la Société Suisse de Spéléologie, qui se tenait à Vaumarcus, canton de Neuchâtel, les 10 et 11 mai 2026.
Le rendez-vous était fixé directement à la cavité, qui s’ouvre en bordure de la route de la Tourne, à 8h30. Un horaire matinal pour un lendemain d’AD, mais tout à fait réaliste au vu des participant·e·s.
Notre petit groupe s’était vu confier les clés du gouffre — dont l’entrée est protégée par une lourde porte métallique — ainsi qu’un kit de cordes pourvu de nombreux mousquetons. Nous avions été jugés suffisamment autonomes par le comité d’organisation pour nous passer de guide local.
Ce fut donc une découverte pour toutes et tous ! La cavité s’est avérée richement concrétionnée, comme prévu, et très dense en bestioles diverses et variées. Nous avons pris notre temps pour réaliser de nombreuses photographies et pour traquer les Niphargus, dont trois individus ont été récoltés par Valentin en vue d’une détermination génétique par l’EAWAG, institut spécialisé dans le domaine. Notre chiroptérologue préféré a également estimé que cette cavité devait être intéressante pour les chauves-souris et projette déjà une visite hivernale.
Quelques photographies en vrac : Marion Stäheli, Jonas Stöcklin, Jacques Farine, Amandine Perret
Le samedi 2 mai 2026 Valentin et Tanguy ont organisé une sortie à la Baume des Crêtes, une grande classique du Doubs français. N’étant que deux, ce fut donc une sortie entre amou… entre colocs.
Topo de la Baume des Crêtes
Après avoir habilement dérobé les mousquetons (sans viroles, rendez-vous compte !) à Arnaud, Laurence et Numa, les spéléoloc ont préparé les kilomètres de cordes nécessaires pour équiper la cavité (presque sans exagération).
Arrivés sur place les deux représentants de l’antenne Neuchâteloise du GSP admirent l’entrée du gouffre et se jettent dedans avec entrain (et descendeurs, rassurez-vous). Valentin se coince alors un gant dans son mousqueton de frein lors de la descente. Tanguy le coach donc depuis le bas pour qu’il puisse effectuer une conversion (c’est à dire passer en mode remontée avec les bloqueurs) pour libérer son gant.
Valentin travaillant son grand écart dans le collecteur (Tanguy Racine)
Ce petit accrochage surmonté, le duo continue en direction de son objectif, le collecteur. La progression est plutôt efficace, quoique ralentie par les grosses « baloches » de cordes. Continuant l’apprentissage de son padawan, Tanguy supervise l’équipement d’un des puits par Valentin.
Après avoir progressé de diverses manières dans la cavité (sur corde, debout, en rampant, en pataugeant, etc.) Valou et Tanguette arrivent enfin au collecteur, qui n’a rien à envier à Milandre.
Valentin escaladant une cascade dans le collecteur (Tanguy Racine)
Après avoir remonté un peu la rivière en direction de l’amont et pris quelques photos, la décision est prise de remonter car la fatigue commence à se faire sentir.
La remontée de certains « toboggans », vachement drôle à la descente s’avère beaucoup moins drôle à la remontée. Néanmoins les deux spéléos arrivent finalement à la sortie après environ 9h passées sous terre. La légende raconte que pour une raison étrange la voiture sentait la pizza sur le trajet du retour…
Le temps est au grand beau ce dimanche là, et on se donne rendez-vous pour faire la visite classique du gouffre de Pertuis (Chézard-Saint-Martin, NE). En janvier, Tanguy et Valentin avaient peiné à monter en voiture sous la neige jusqu’à la cluse du même nom, mais cette fois-ci, on arrive à se parquer au plus près de l’entrée, côté nord de la cluse. Pour sa part, Jonas arrive tout harnaché de cuir noir sur sa moto. On se change sous le soleil et très vite, il est temps de passer sous terre.
On suit les cordes en place et sur la vire très esthétique au dessus du puits de la chapelle Gut, on entend bien la rivière qui cascade vers les profondeurs. On arrive au départ du plus grand puits, Bambel part en flèche, suivi de Tanguy, puis Valentin. On s’émerveille tous assez des volumes et de l’ambiance!
Bambel est au fond du trou ou s’engouffre l’eau du grand puits. C’est arrosé, et ça siphonne très vite au bas de la corde, et on y est en bonne compagnie : une multitude de sangsues mimi-tout-plein. Mais la suite de la visite est autre part !
Sur une plateforme en bas du puits, on trouve les amarrages qui permettent d’accéder à la suite. Il y a des relents de cadavre qui nous assaillent les narines. L’origine, intéressante quoique glauque est vite trouvée : une grenouille putréfiée, engoncée dans ses pontes, apparemment encore vivantes, elles. Charmant.
La grenouille (Jonas Stöcklin)La grenouille (Tanguy Racine)
Tanguy équipe le dernier petit puits qui donne sur un chantier de désobstruction, à la base duquel on fera la pause pique-nique. Il faut remonter, mais pas si vite ! Joël et Valentin empochent chacun un flash asservi pour tenter une photo depuis le bas du grand puits. Tout le monde met la main à la pâte pour prendre le cliché, puis c’est la remontée. A la belle vire au dessus du puits, on pose pour une petite photo de groupe. Le GSP est bien sorti en force! Merci à chacun pour la très chouette sortie!
Les étages du grand puits (T. Racine)La vire esthétique (T. Racine)Près de la sortie (T. Racine)
Participants : Jonas (GSP), Axel (Tritons), Vincent (GSBR), Mann (GSBR), Alain (GSBR).
Vincent qui équipe la buse d’entrée
Pour terminé un weekend de Pâques en beauté, quoi de mieux que d’aller se traîné dans la boue en bas de 100m de puits? Il y a sûrement beaucoup de bonne réponse à cette question, mais nous on était pas au courant. On est donc parti pour équiper ce gouffre, qui était d’ailleurs déjà équipé en fixe mais comme Vincent voulait absolument porter des cordes et faire des nœuds, on l’a laissé faire.
Mann et Alain en bas du Puits du Karcher
La descente est rythmée par les chutes de pierres principalement provoquée par Mann et Jonas et par Vincent qui préfère tressé des nœuds sous la supervision de Axel plutôt que d’utiliser des mousquetons qui étaient d’ailleurs bien assez nombreux pour équiper cette cavité. Une fois en bas on profite d’un bon bain de boue afin d’entretenir notre peau soyeuse et on fait quelques photos avec les concrétions.
Vincent qui admire la belle cascade de concrétion au dessus du lac
Un rapide casse-croute s’impose après ces aventures. Suite à quoi on se met sur le chemin du retour, car il y a de la route pour rentrer à la maison. Vincent part devant suivi de Alain et de Jonas pendant que Mann et Axel déséquipent.
Et c’est ainsi que se conclu cette sortie qui clôture un beau weekend interclub marqué par la bonne humeur, la bonne nourriture, et les plans B quotidiens.